Si ma critique pouvait avoir un titre, elle serait nommée : Le moins pire des pires ou Retirez-lui les droits d'Agatha Christie, par pitié. Après ; Le crime de l'Orient Express et Mort sur le Nil, notre Kenneth Branagh s'attaque à Mystère à Venise, connu sous le nom de La fête du potiron.
Mystère à Venice corrige, effectivement, beaucoup des lacunes des premiers opus, moins James Bond «Esque» et j'aime bien que Poirot, un homme rationnel et terre à terre soit confronté au monde des esprits. Cependant, c'est peut-être les seuls bons points que je peux donner.
Malgré un bon casting, en autre, Michelle Yeoh que j'ai adoré dans Everything Everywhere All at Once, Tina Fey que j'apprécie de voir dans Only Murders in the Building et Leopold Ferrier interprété par Jude Hill. Ce film ne rattrape pas tout et je me demande pourquoi Kennet Branagh a encore le rôle clé et les rênes des adaptions d'Agatha Christie.
En lisant des critiques diverses et variées pour mettre des mots sur ce que je ressentais, une personne a réussi à ressortir un point intéressant. Les films de Branagh à contrario des Sherlock Holmes de Guy Ritchie, qui ont une ambiance similaire, manquent cruellement de dynamisme et d'action. C'est vrai que la série avec David Suchet n'est pas réputé pour l'action. Mais j'appréciais analyser les personnages et d'essayer de lire entre les lignes. Ce qui est difficile dans les scénarios de Kenneth, car c'est superflu. Les dialogues sont fades, sans intérêts et nous expliques des évidences. Donc, s'il n'y a pas d'action, de dynamisme et ni des dialogues pertinents, il reste quoi à apprécier? Pas grand chose.
Par la suite, autant que j'apprécie Tina Fey, autant que je n'ai pas compris l'intention de rendre détestable le personnage de Miss Oliver. En espèrant qu'on va rester loooooooin d'une romance. Pour ce qui est de cette phrase « Poirot n'a pas d'ami. », ça m'a fait mal. Poirot est, certes, pas beaucoup entouré, mais il est bien entouré. Gros coup dur pour Hastings, heureusement, pas encore présent. J'ai vraiment l'impression que Branagh essaye de Sherlock « iser » Poirot, par son attitude et je n'aime pas.
Pour conclure, c'est le moins pire des pires. Il y a des ajustement à faire, encore, mais étant une fans de Poirot, je trouve cela décevant de laisser encore les commandes et le rôle principal à un homme qui n'a visiblement pas compris l'essence de Poirot. Trois adaptions qui auraient pu refaire vivre la nostalgie, mais gaspiller dans des adaptions fades et médiocres.