Derniers Avis : Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau - Page 10
Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau
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Frédéric Miermont
5 abonnés
32 critiques
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2,0
Publiée le 13 avril 2025
Une fable onirique et poétique dont la beauté des images est à couper le souffle. Malheureusement, l'absence de dialogues et la lenteur gâchent l'expérience. On s'ennuie ferme et on perd le fil.
L’image est très belle, le dessin onirique. Film muet (je ne m’y attendais pas), c’est doux, c’est tendre. Une belle histoire d’amitié animalière. Visiblement il y aura des suites, je n’irai pas malgré tout. ^^
Film d'animation, comme un conte ou un songe, où les notions d'entraide, de dépassement de soi, d'acceptation de l'Autre, etc, sont évoquées avec beaucoup de poésie. Beau moment, belle expérience qui nous invitent à penser les choses Autrement. Murielle
Superbes images, belle fluidité, et joli avertissement sur la fin de notre civilisation. On reste toutefois dans une forme de répétition entre les apnées félines et les aboiements canins. Une impression de jeu vidéo dont on n'aurait pas le joystick. Même si c'est un genre de replat qui cartonne sur YouTube, on reste sur sa faim.
J'étais un peu sceptique parce qu'il n'y aurait pas de dialogues... Bien au contraire cela nous transporte avec les animaux avec toute leur sensibilité. Une belle découverte!
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3,0
Publiée le 6 avril 2025
Comme un air de fin du monde lorsqu'une montée d'eau emporte tout sur son passage, le peu qu'il semble rester du moins, et oblige les animaux à chercher refuge où ils le peuvent. Un petit chat apeuré embarque dans un voyage qui va mettre en évidence la beauté et la cruauté de la nature. Une nature très bien faite pour faciliter un récit toujours fluide qui avance naturellement. Il y a toujours une "aide" pour débloquer une situation qui ne le reste jamais très longtemps. Un voyage à travers les adversités sur une version miniature de l'arche de Noé avec donc un chat intelligent, un labrador joueur, un rongeur dormeur, un lémurien voleur ou collectionneur et un messager sagittaire protecteur. C'est très joliment réalisé, mais la beauté des images ne fait pas toujours le poids face à un récit qui perd peu à peu de sa fraîcheur. Au bout d'un moment, leur survie est trop organisée. Il ne leur manque alors que la parole pour que ça ressemble à tous les autres films d'animation. Bref, c'est mignon et pas mal, mais je m'attendais à quelque chose de plus riche en émotions.
Ce film était dur à voir parce qu’il m’a fait faire face à ma propre solitude. Tellement poétique. L’histoire est belle, un petit chat sans défense qui se retrouve à perdre tout ses repères dans son monde détruit et qui va devoir compter sur d’autres animaux. Le côté surréaliste trouble un peu je vais pas mentir : ces races de chiens et ce chat ne peuvent définitivement pas vivre dans une forêt mais soit faisons nous croire ça tant qu’il y a les émotions avec je prends ! Il y a des longueurs malheureusement donc je me suis ennuyée plusieurs fois durant le film. L’animation est touchante on y croit et c’est archi beau ce côté féérique dans un monde qui pourrait être le nôtre. spoiler: Aussi j’ai beaucoup aimé la scène de la mort de l’oiseau c’était magnifique, comme si le chat l’accompagnais vers la mort puis revenait sur Terre pour continuer à accomplir sa mission qui lui a été attribué dans sa vie. C’est ma scène préférée je pense. Donc en gros j’ai aimé le film pour sa poésie mais manque de dynamisme.
Magnifique mais dégoulinant d"anthropomorphisme, note : 3.5/5
La grande réussite de Flow est son esthétisme : les images sont somptueuses, certains plans sont quasi photo-réalistes et on en prend plein les yeux tout au long du film
Cependant, je suis sorti du film à cause des actions très humaines des différents animaux. Quelques exemples : spoiler: les animaux qui se relaient en tenant la proue du bateau (wtf), le chat qui fait des battements en se tenant à une bouée (il veut un pull-boy aussi ?), le groupe de lemurien qui se la joue gangsta ou celui qui s'amuse aux selfies devant sa glace . Tout cela passe dans un Disney, mais dans un film qui se veut réaliste c'est grotesque
Enfin, le fin mot de l'histoire semble être "qu'à plusieurs nous sommes plus forts" ou quelque chose du genre "la diversité est une force", mais si on refait le point sur toutes les péripéties du chat, mis à part l'oiseau et la baleine (de manière involontaire?), les autres membres de l'équipage n'ont soit pas pris part à la survie du chat ou ont compromis ses chances de survie : spoiler: les chiens qui ne partagent pas et mangent toutes les rations sur le bateau
En conclusion, le film est une claque visuelle, mais la morale finale et l'exécution sont maladroits
Un chef d’œuvre, une prouesse par rapport au film de Pixar/Disney. C’est entrainant malgré qu’il n’y ait aucun dialogue, poétique, sublime, que ce soit pour les adultes ou les enfants. Ça mérite largement son Oscar. J’invite à tous le voir.
Flow se démarque de plusieurs manières, le film est dénué de tout dialogue, son univers coloré et très éclairés et sa situation surprenante.
C'est une épopée animalière, reposante et amusante qui donne lieu à des rencontres aussi improbables qu'attachantes.
S'il peut nous arriver de nous demander qui/comment, on abandonne rapidement cette réflexion et on se laisse bercer par ces décors splendide et cette ambiance apaisante.
C'est doux, contemplatif mais loin d'être un parcours de santé.
L'eau et les environnements font preuve d'un certain réalisme et c'est sacrément beau, les parties sous-marine sont un bonheur, cette explosion de couleurs dans ce calme.
La nature reprend ses droits et c'est souvent époustouflant, cependant j'ai un sentiment d'inachevé qui me laisse sur ma faim, dommage.
Une fresque poétique et contemplative qui bouleverse par sa positivité. Si je n'ai pas été totalement séduit par le graphisme, notamment au départ, car nombre de cinématiques de jeux vidéos le surclassent, l'animation, et surtout le propos autour de l'écologie et la fraternité m'ont subjugué.
Parfois, les meilleurs films d’animation sont les plus inattendus, ceux qui tranchent tellement avec les normes en vigueur qu’on imagine presque que les enfants, ces affreux conservateurs réactionnaires, vont les repousser avec horreur. Pourtant, ‘Flow’, projet letton à cofinancement franco-belge, a reçu des acclamations unanimes, de la critique comme du public. S’agit-il d’un conte ? D’une allégorie ? D’une expérimentation ? Imaginez l’odyssée d’un petit félin dans un monde dépeuplé et soumis à une brusque montée des eaux. Visuellement, rien que le rendu visuel détonne : la technique d’animation, qui mélange effets 2D et 3D, s’avère parfois imparfaite (on note des défauts de textures “intérieures”, par exemple la gueule des animaux, comme dans les jeux vidéo d’il y a dix ans) et parfois enchanteresse (la texture de l’eau)...mais de toute façon, l’animation parfaitement maîtrisée, la finesse de la mise en scène (le plus souvent à hauteur de chat) et l’atmosphère de déliquescence sereine du monde (qui rappelle le monde abandonné de “Zelda : Breath of the wild”) emportent rapidement la décision et font de ‘Flow’ quelque chose de bien plus marquant que n’importe quelle superproduction numérique interchangeable. Le grand point fort de Flow’ est sa volonté de présenter une odyssée animalière sans se laisser aspirer par la facilité apportée par l'anthropomorphisme : qu’il s’agisse du chat, des chiens, du capybara, du lémurien collectionneur ou de l’échassier, les animaux ne parlent jamais et, à de rares et légères exceptions près, agissent comme les animaux qu’ils sont et restent tout au long du voyage. Loin de s’avérer limitative, cette approche offre à ‘Flow’ des possibilités d'interprétation étendues : Il est par exemple possible d’y voir une défense des bienfaits de la diversité, les groupes animaliers “fermés” rencontrés au cours de l’aventure étant présentés sous un jour assez négatif…mais il ne s’agit que d’une théorie parmi d’autres car ‘Flow’ restera aussi silencieux sur la question que sur tout le reste, et il n’y aura à proprement parler aucun réel climax, séquence révélatrice ou explicitement lisible qui dévoilerait les intentions de l’auteur, qui préfère de toute évidence s’attarder et donner du sens à tous les petits événements qui jalonnent ce voyage fluvial vers l’inconnu. Quand on parle de productions pour enfants (quoique ‘Flow’ échappe justement à tout ciblage trop précis), on sait qu’il est possible d’échapper aux figures imposées du récit animé et on sait qu’il est possible d’échapper à la pulsion éducatrice et à la morale assénée sans finesse : les deux à la fois, c’est quand même plus rare.
L'image est vraiment très belle, on pourrait par moment presque oublier qu'il s'agit d'un dessin animé. L'histoire est assez touchante, mais un peu mince quand même pour un public adulte.
Modeste production franco-belgo-lettone (!), "Flow" aurait pu sortir de manière anecdotique. C'est sans compter son accueil critique dithyrambique et multiples récompenses qui ont fait parler de lui. Lui permettant d'atteindre pratiquement les 700 000 spectateurs en France, pas mal pour un film d'animation indépendant. Et il faut dire qu'il le méritait, ce petit chat ! Nous sommes dans une contrée et un époque non-définie. Simplement le monde apparait peuplé uniquement d'animaux, il ne reste que des traces de la civilisation humaine. Un jour, les eaux montent inexorablement. Paniqué, un chat va devoir survivre, avec quelques compagnons d'infortune. Au départ, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film. En raison des étranges couleurs pastel des animaux, qui paraissent sans texture. Ou de l'univers qui ressemble beaucoup à une cinématique de jeu vidéo. Pour cause, les animations ont été réalisées par des équipes françaises et belge sur Blender. Mais rapidement, Gints Zilbalodis montre son talent... et le résultat d'une production étalée sur plus de 5 ans ! Le réalisateur letton a choisit de ne pas faire de story board, mais plutôt de générer un univers numérique où il pouvait déplacer sa caméra virtuelle comme bon lui semble. En conséquence, le film se compose de plans séquences très immersifs, voire hypnotiques, où la caméra déambule, explore l'univers, accompagne ses personnages. Et l'on oublie vite l'aspect numérique devant la beauté des images et des designs. Dont la séquence de la ville engloutie, sans doute la plus belle du film. Question animation et narration, Gints Zilbalodis s'est mis de sacrées barrières. Pas de dialogue, et pas d'anthropomorphisme. Il a cherché a reproduire des mouvements d'animaux les plus naturels possibles... et ça marche. Les émotions et les intentions passent très bien, grâce à de subtils regards ou expressions animales. La jolie musique et la caméra dynamique aidant évidemment à construire le récit. Le scénario propose enfin de vrais messages. Cette montée des eaux peut faire écho à une thématique écologiste, ou religieuse (Arche de Noé). Dans tous les cas, "Flow" salue l'entraide et la nécessité d'aller au-delà des "races animales", soit des ethnies & cultures. Si ce n'est pas sans poser de problème, on sera toujours plus fort ensemble pour gérer une crise, et nos différences nous enrichiront.