Lorsque l'on regarde un film des années 80, les habits, les coupe de cheveux, les décors, les ordinateurs, la technologie en générale fait aujourd'hui doucettement sourire, tant on voit un décalage, aussi bien dans les films Français ou même Américain. Alors, est-ce qu'il en est de même avec ce Subway ?
Et bien non, pas du tout, et pourquoi ?
Parce que chaque personnage à un look, il est travaillé, et une coupe de cheveux représente une humeur, comme la coupe Iroquois de Adjani, rebelle à souhait pour aller dans un diner ennuyeux, les fringues, smoking ou imperméable, chemise hawaïenne, ou tenue de soirée, tout participe à l'univers de film.
N'en déplaise à beaucoup, Besson, a sa touche, il vit le cinéma et nous transmet le virus, ici, il s'entoure d'un casting de dingue pour l'époque, et Adjani est parfaite, sans compter sur Galabru qui remporte à lui seul la palme d'or du second rôle.
Alors oui, l'histoire ne va pas nous emmener bien loin, mais, ce n'est pas ça le propos, ici ce qui compte, c'est l'univers dans l'univers, comment ce microcosme peut exister en sous sol, comment petit arnaqueur et ouvrier se mêlent, comment la police du métro rôde pour appréhender les petits voleurs.
Et puis, il y a comme toujours cette bande son de Serra, qui colle incroyablement bien aux images, cette scène dans des vestiaires, où la chanson thème est pour la première fois interprété, on se dit, là, on y est.
Bref, le rythme, les gueules, les acteurs, ce que Besson fait du métro Parisien, la musique, le film 'a pas pris une ride, et se laisse regarder avec un réel plaisir, alors oui, n'en déplaise à beaucoup, Besson, est certainement le plus talentueux de sa génération.
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