Note moyenne
4,1
4308 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
128 critiques
4
220 critiques
3
105 critiques
2
39 critiques
1
16 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
J'ai trouvé qq longueurs et j'ai trouvé dommage que ce procès soit résumé à une seule personne . Mais je ne savais pas que le film était inspiré du livre du psy...
C'est tout de même glaçant de rentrer dans les personnalités ...
C'est tout de même glaçant de rentrer dans les personnalités ...
Richard Maxell et Rami Malek, encore une présentation de très haut niveau !!
Une très belle prestation de Rami Malek dans un personnage une nouvelle fois difficile à jouer.
Une très belle prestation de Rami Malek dans un personnage une nouvelle fois difficile à jouer.
un film centre sur l etude psychologique d un personnage historique controversé, j ai bien aimé le film et sa conclusion. on est pris dans le caractere complexe de chacun des personnages tout en partageant des details sombre de l histoire.
Ce film qui nous replonge 80 années plus tôt, dans un procès de la « Barbarie » du Nazisme, est une œuvre monumentale, que nous devrions tous voir. A base d’ une documentation étoffée, à partir des travaux de l' historien américain, Jack El-Haides, et des archives du psychiatre Douglas Kelley, qui a été en charge d’ évaluer la « santé mentale » des 22 accusés de ce célèbre procès de 1945, qui dura un an, le réalisateur James Vanderbilt ( « Truth : Le Prix de la Vérité » ), nous propose une série d’ entretiens en tête à tête qu’ il a pu mener, et notamment avec Hermann Göring, juste….glaçant ! Les interprètes de ces deux figures, Russell Crowe pour H. Göring et Rami Malek pour Douglas Kelley sont des « monstres » du cinéma, magistralement habités dans leurs rôles, que ce soit l’ horreur et le cynisme revendiqué de l’ un, et l’ attraction psychiatrique du cas, pour l’ autre. Quelle performance de ces deux acteurs, Russell Crowe notamment pour endosser si brillamment au moins, le physique du personnage, et pour le second, une ténacité à creuser le cas médical assez démoniaque, en utilisant à merveille son faciès peu commun. Quelle force se dégage de ces regards en face à face, et les silence du montage tentant de percer la carapace assumée. En devoir de mémoire, quelques extraits du montage de 6 minutes qui a réellement été passé lors du procès, font pour le moins frémir, et bien sur probablement, approcher seulement des actes abominables faisant partie de la « solution finale », assomment définitivement le spectateur. Dommage que certains accusés se soient soustraits à l’ exécution de la sentence, et notamment H. Göring la nuit même avec du cyanure ( ?) Les décors sont rigoureux, et la reconstitution du procès à l’ échelle. L’ Histoire nous apprend beaucoup, et malgré cela, que se passe-t-il dans notre monde dit « civilisé » d’ aujourd’hui ?...... « Ne jamais oublier »…..!!**
On passera sur la réalité historique et les enjeux philosophiques du mal ordinaire dans ce procès historique. Ne pas s’attendre à une reconstitution objective mais plutôt à une piste d'analyse psychologique de Göring. Le rythme est bien mené, à voir comme une initiation ou une révision des événements abominables qui se sont produits.
Un film très puissant , très important qui arrive à aborder le sujet si délicat que celui des dignitaires du régime nazi , d’une manière juste, équilibrée et captivante .
On est dans l’esprit, du docu-fiction historique, comme l’était déjà le très réussi, « La Chute » qui arrivait à traiter des derniers jours du Fuhrer à Berlin.
Les deux films doivent beaucoup à l’interprétation de l’acteur principal , jouant « le méchant » , « le monstre », et qui arrivent à le jouer tout en gardant une subtilité, et en leur laissant un semblant d’humanité,
C’était déjà le cas avec le remarquable Bruno Ganz et c’est aussi le cas ici avec Russel Crowe , qui joue incroyablement juste , métamorphosé en obèse adipeux, mais très « smart » , qui arrive à retourner ses interlocuteurs et en premier lieu ce jeune psychiatre qui sera vite dépassé par l’esprit machiavélique mais plein de rhétorique de Goering .
Puis ce sera le tour du juge américain,
Le scénario est très bien construit mêlant les passages et références historiques et les analyses psychologiques de personnalité. C’est un régal, c’est très fluide et en même temps très émouvant.
Les archives d’actualité sur les camps , sont très bien insérées , très dures, éprouvantes mais nécessaires pour bien comprendre le sens de l’histoire.
Tout le dilemme réside bien sûr dans l’analyse de la psychologie de ces leaders nazis . Pout -on les considérer comme des hommes normaux. Comment situer la frontière entre le bien et de mal ?
Cet exemple vertueux du procès de Nuremberg, a-t-il vraiment porté ces fruits. A- t -il aidé et servi d’exemple pour les générations futures et permettre d’éviter le pire ? « La fin de l’histoire » comme l’a suggéré un philosophe. Mais avec l’actualité contemporaine on voit bien que ce ne n’est pas le cas.
Donc le film extrêmement intelligent nous permet une approche rationnelle mais aussi irrationnelle (. le test de Rorschach) de toutes ces thématiques passionnantes.
On est dans l’esprit, du docu-fiction historique, comme l’était déjà le très réussi, « La Chute » qui arrivait à traiter des derniers jours du Fuhrer à Berlin.
Les deux films doivent beaucoup à l’interprétation de l’acteur principal , jouant « le méchant » , « le monstre », et qui arrivent à le jouer tout en gardant une subtilité, et en leur laissant un semblant d’humanité,
C’était déjà le cas avec le remarquable Bruno Ganz et c’est aussi le cas ici avec Russel Crowe , qui joue incroyablement juste , métamorphosé en obèse adipeux, mais très « smart » , qui arrive à retourner ses interlocuteurs et en premier lieu ce jeune psychiatre qui sera vite dépassé par l’esprit machiavélique mais plein de rhétorique de Goering .
Puis ce sera le tour du juge américain,
Le scénario est très bien construit mêlant les passages et références historiques et les analyses psychologiques de personnalité. C’est un régal, c’est très fluide et en même temps très émouvant.
Les archives d’actualité sur les camps , sont très bien insérées , très dures, éprouvantes mais nécessaires pour bien comprendre le sens de l’histoire.
Tout le dilemme réside bien sûr dans l’analyse de la psychologie de ces leaders nazis . Pout -on les considérer comme des hommes normaux. Comment situer la frontière entre le bien et de mal ?
Cet exemple vertueux du procès de Nuremberg, a-t-il vraiment porté ces fruits. A- t -il aidé et servi d’exemple pour les générations futures et permettre d’éviter le pire ? « La fin de l’histoire » comme l’a suggéré un philosophe. Mais avec l’actualité contemporaine on voit bien que ce ne n’est pas le cas.
Donc le film extrêmement intelligent nous permet une approche rationnelle mais aussi irrationnelle (. le test de Rorschach) de toutes ces thématiques passionnantes.
Un film exceptionnel qui vous prend aux tripes du début à la fin. Porté par des acteurs d'une justesse remarquable, ce long-métrage est une prouesse cinématographique (qq petits détails ne sont pas vraiment historique mais les besoins du film passent avant tout).
Pourtant, son parcours en salles est incompréhensible : seulement quatre semaines d'affiche et une diffusion restreinte, on ne le trouve plus que dans des salles confidentielles. Nous avons dû dénicher une séance dans un petit cinéma UGC et une salle de 70 places, qui affichait complet par ailleurs (et ça ne m'étonne guère vu la qualité du film).
Pourquoi un tel traitement ? On est en droit de se demander si le film n'a pas été sciemment invisibilisé par une certaine bien-pensance qui monopolise aujourd'hui l'industrie du cinéma....
Pourtant, son parcours en salles est incompréhensible : seulement quatre semaines d'affiche et une diffusion restreinte, on ne le trouve plus que dans des salles confidentielles. Nous avons dû dénicher une séance dans un petit cinéma UGC et une salle de 70 places, qui affichait complet par ailleurs (et ça ne m'étonne guère vu la qualité du film).
Pourquoi un tel traitement ? On est en droit de se demander si le film n'a pas été sciemment invisibilisé par une certaine bien-pensance qui monopolise aujourd'hui l'industrie du cinéma....
Moment de grand cinéma !
On a été voir ce film en couple, moi passionnée d'histoire, monsieur me suis dans mes passions.
Autant dire que nous sommes unanimes. Le film est captivant, émouvant par sa réalité, et choquant par ses images d'archives.
Le jeu des acteurs est sublimissime, en sachant qu'ils n'ont plus rien a prouver, mais il est toujours bon de le reconnaître.
Pour le film en lui même, on se retrouve face a une masterclass. L'histoire est montrer dans une réalité crue, au point de reconstruire le tribunal de Nuremberg comme si ils y étaient vraiment, les émotions face aux images d'archives (qui sont de vrais images d'archives, ils ne faut pas l'oublier) sont montrés de manière a nous rappeler que l'histoire est triste.
Des petits plot twist nous tiennent en haleine, les références historiques sont parfaites, les acteurs sublimes. Un chef d'œuvre au sens propre, qui mérite d'être une référence pour les profs d'histoire avec leurs élèves.
Je recommande ce film sans aucune hésitation.
On a été voir ce film en couple, moi passionnée d'histoire, monsieur me suis dans mes passions.
Autant dire que nous sommes unanimes. Le film est captivant, émouvant par sa réalité, et choquant par ses images d'archives.
Le jeu des acteurs est sublimissime, en sachant qu'ils n'ont plus rien a prouver, mais il est toujours bon de le reconnaître.
Pour le film en lui même, on se retrouve face a une masterclass. L'histoire est montrer dans une réalité crue, au point de reconstruire le tribunal de Nuremberg comme si ils y étaient vraiment, les émotions face aux images d'archives (qui sont de vrais images d'archives, ils ne faut pas l'oublier) sont montrés de manière a nous rappeler que l'histoire est triste.
Des petits plot twist nous tiennent en haleine, les références historiques sont parfaites, les acteurs sublimes. Un chef d'œuvre au sens propre, qui mérite d'être une référence pour les profs d'histoire avec leurs élèves.
Je recommande ce film sans aucune hésitation.
Bon film dans l’ensemble. Pas un film très révolutionnaire d’un point de vue cinématographique mais un film historique
Excellent les acteurs jouent à la perfection. Je suis ressortie bouleversée par cet endoctrinement sans relâche de ces dirigeants nazis, sans le moindre regret jusqu a la mort. Ca fait peur!
Note à but personnel:
Un film américain en somme, on peut toujours être plus créatif mais bon abracadabra, c'est un blockbuster américain. C'est bien joué donc je paye mon 3,5 sur 5 même si ça a tout les défauts du monde.
Un film américain en somme, on peut toujours être plus créatif mais bon abracadabra, c'est un blockbuster américain. C'est bien joué donc je paye mon 3,5 sur 5 même si ça a tout les défauts du monde.
Mon dieu quel film !! Magnifique …et terrifiant en même temps.
Quelle interprétation de Russel Crowe!
Difficile de garder foi en l’humanité après ça …et pourtant Gardons espoir et la foi
Quelle interprétation de Russel Crowe!
Difficile de garder foi en l’humanité après ça …et pourtant Gardons espoir et la foi
Je suis allé voir Nuremberg au cinéma et j'ai plutôt apprécié l'oeuvre, j'aime le point de vue qu'elle prend, ce point de vue sociologique où on se questionne sur l'humain et sa condition.
Ça reste un grand classique des sociologues et des intellectuels, se demander si les nazis étaient vraiment des monstres ou "seulement" des personnes ayant suivi un mouvement sans s'autoriser aucunes remises en question et individualisme. La réponse est selon moi assez claire et la fin du film le démontre très bien : "Les hommes ne peuvent être juger que par ce qu'ils ont fait". Néanmoins j'aime cette réflexion, elle nous permet de confronter nos certitudes et surtout de les faire évoluer.
Sinon du point de vue cinéma, Russell Crowe est comme très très souvent parfaitement pertinent, il incarne bien cette dualité, un homme tourmenté pensant être le centre du monde mais qui ne l'est finalement que par sa médiocrité et et sa folie meurtrière. Il est imposant, dominant mais sans en devenir une caricature et c'est ça qu'on aime avec cet acteur. J'ajouterai la superbe performance de Rami Malek, là il m'a vraiment impressionné, je le connaissais très calme et tourmenté mais je ne le pensais pas si déchainé et si pertinent, réelle surprise pour moi et je suis admiratif de sa prestation.
Donc voila, un bon film mais qui ne restera certainement pas dans l'histoire du 7ème art comme l'est un Liste de Schindler mais du très bon cinéma.
Ça reste un grand classique des sociologues et des intellectuels, se demander si les nazis étaient vraiment des monstres ou "seulement" des personnes ayant suivi un mouvement sans s'autoriser aucunes remises en question et individualisme. La réponse est selon moi assez claire et la fin du film le démontre très bien : "Les hommes ne peuvent être juger que par ce qu'ils ont fait". Néanmoins j'aime cette réflexion, elle nous permet de confronter nos certitudes et surtout de les faire évoluer.
Sinon du point de vue cinéma, Russell Crowe est comme très très souvent parfaitement pertinent, il incarne bien cette dualité, un homme tourmenté pensant être le centre du monde mais qui ne l'est finalement que par sa médiocrité et et sa folie meurtrière. Il est imposant, dominant mais sans en devenir une caricature et c'est ça qu'on aime avec cet acteur. J'ajouterai la superbe performance de Rami Malek, là il m'a vraiment impressionné, je le connaissais très calme et tourmenté mais je ne le pensais pas si déchainé et si pertinent, réelle surprise pour moi et je suis admiratif de sa prestation.
Donc voila, un bon film mais qui ne restera certainement pas dans l'histoire du 7ème art comme l'est un Liste de Schindler mais du très bon cinéma.
Passionnée de films historiques, j’ai particulièrement apprécié celui-ci. Je n’ai pas vu passer les 2h30,tant le récit est prenant et bien rythmé.
La performance de Rami Malek est fulgurante et habitée. Plus largement, le casting est très bien choisi et apporte crédibilité et intensité à l’ensemble.
Le parti pris de raconter l’histoire sous le regard du psychiatre est pertinent et apporte une dimension psychologique intéressante. Le début d’attachement envers Göring est d’ailleurs finement construit et illustre avec justesse l’image de « bon père de famille » que l’Histoire a pu décrire, ce qui rend le propos encore plus troublant.
Les costumes et la reconstitution sont également très soignés, renforçant l’immersion.
Un film captivant que je recommande.
La performance de Rami Malek est fulgurante et habitée. Plus largement, le casting est très bien choisi et apporte crédibilité et intensité à l’ensemble.
Le parti pris de raconter l’histoire sous le regard du psychiatre est pertinent et apporte une dimension psychologique intéressante. Le début d’attachement envers Göring est d’ailleurs finement construit et illustre avec justesse l’image de « bon père de famille » que l’Histoire a pu décrire, ce qui rend le propos encore plus troublant.
Les costumes et la reconstitution sont également très soignés, renforçant l’immersion.
Un film captivant que je recommande.
“I will show you a magic trick, one day…”
Nuremberg c’est l’adaptation du plus grand procès de l’histoire, en adoptant le point de vue d’un psychiatre, chargé d’évaluer les dignitaires nazis en attendant leur jugement.
Nuremberg c’est un film qui échoue tout ce qu’il tente, qui n’approfondit aucune de ses idées, qui ne creuse aucune piste, et au milieu de ce bazar, une immense performance d’acteur.
La première chose qui frappe, c’est cet aspect de film inaboutit, mais plus qu’au sens d’inachevé, un film bâclé qui n’a jamais l’ambition d’être un grand film, parce que son équipe ne sait pas le faire. Je m’explique, le long métrage est réalisé dans un plus pur style de long métrage américain classique : les scènes s’enchainent avec le schéma plan d’ensemble avec petit carton pour situer spatio-temporellement, quelques dialogues explicatifs, petite vanne, et puis transition et à nouveau petite scène courte, on prend les infos nécessaires à la poursuite du récit et basta. C’est si classique, si tristement efficace, et à ça vient s’ajouter des visuels sans intérêts. On a cette impression constante de film artificiel, avec ces décors numériques bidons, absolument pas travaillés. La seule tentative de mise en scène c’est de mixer les scènes du procès avec des images en noire et blanc comme si elles étaient prises par une caméra dans la salle du tribunal, sauf que, ça ne sert strictement à rien.
Dans ses idées c’est à peu près le même triste constat, on lance des bouts de piste et elles ne sont jamais exploitées parce que le film est bâtard, il ne sait pas s’il veut rendre compte du procès fidèlement, ou du travail du psychiatre, dans un Silence des Agneaux version nazie, et qu’il n’a pas le temps de s’attarder sur une idée intéressante. On rencontre quelques dirigeants nazis, choisis arbitrairement parmi les 23 et puis ils sont tous abandonnés en cours de route, donc pourquoi ne pas se consacrer exclusivement à Göring ? Les problèmes que suscitent la collaboration entre les quatre puissances pour la mise en place du tribunal ne sont qu’évoqués, de même pour les problèmes juridiques abordés dans une seule scène, avec ses concepts qui nous sont balancés à la geule, et puis plus rien.
Une scène résume bien cet aspect, à un moment clé du procès, un film documentaire sur les camps libérés est projeté, et là le réalisateur choisit de nous montrer ce documentaire. Mais en 2026 on les connaît ces images, l’intérêt ce serait de montrer les réactions de ces accusés vis-à-vis de ces images, donc filmes ce putain de box des accusés.
C’est si triste, et le pire étant le procès en lui-même, résumé par un simple 1v1 Göring/Jackson et où miracle, grâce à la collaboration et la mise en commun des éléments de tout le monde, ils vont pouvoir défaire le nazi et comme ça chacun a participé, avec les informations glanées tout le long du film.
Il faut aussi citer cette scène, plus américain tu meurs, dans laquelle l’interprète de notre psychiatre, avoue sur un quai de gare, qu’il est un juif et que sa famille a été déportée, c’est si mal amené, si mièvre, si artificiel uniquement pour servir le récit.
Le personnage du psychiatre, ignoblement hollywoodien, qui fait des tours de carte dans un train numérique, avant de draguer une journaliste absolument inutile, est interprété par l’horrible Rami Malek, qui surjoue tellement qu’il ferait passer un Jack Nicholson des mauvais jours pour Kevin Costner. Surtout que, pas de chance, le bonhomme est confronté à Russel Crowe, qui quitte à jouer dans un film, a, lui, décidé de s’impliquer. Sa prestation en Göring est absolument géniale, il campe à la perfection ce nazi gargantuesque mais séduisant. Chaque apparition est maîtrisée, chaque mou visuelle, chaque haussement de sourcil, c’est du très grand jeu d’acteur.
Ce film est une avalanche des défauts, propres au cinéma actuel, il est laid visuellement, surexplicatif et surtout n’aborde jamais vraiment l’histoire de peur de perdre le malheureux spectateur.
Il faut prendre le film, garder Russel et changer tout le reste et vous obtiendrez un bon film de procès.
Nuremberg c’est l’adaptation du plus grand procès de l’histoire, en adoptant le point de vue d’un psychiatre, chargé d’évaluer les dignitaires nazis en attendant leur jugement.
Nuremberg c’est un film qui échoue tout ce qu’il tente, qui n’approfondit aucune de ses idées, qui ne creuse aucune piste, et au milieu de ce bazar, une immense performance d’acteur.
La première chose qui frappe, c’est cet aspect de film inaboutit, mais plus qu’au sens d’inachevé, un film bâclé qui n’a jamais l’ambition d’être un grand film, parce que son équipe ne sait pas le faire. Je m’explique, le long métrage est réalisé dans un plus pur style de long métrage américain classique : les scènes s’enchainent avec le schéma plan d’ensemble avec petit carton pour situer spatio-temporellement, quelques dialogues explicatifs, petite vanne, et puis transition et à nouveau petite scène courte, on prend les infos nécessaires à la poursuite du récit et basta. C’est si classique, si tristement efficace, et à ça vient s’ajouter des visuels sans intérêts. On a cette impression constante de film artificiel, avec ces décors numériques bidons, absolument pas travaillés. La seule tentative de mise en scène c’est de mixer les scènes du procès avec des images en noire et blanc comme si elles étaient prises par une caméra dans la salle du tribunal, sauf que, ça ne sert strictement à rien.
Dans ses idées c’est à peu près le même triste constat, on lance des bouts de piste et elles ne sont jamais exploitées parce que le film est bâtard, il ne sait pas s’il veut rendre compte du procès fidèlement, ou du travail du psychiatre, dans un Silence des Agneaux version nazie, et qu’il n’a pas le temps de s’attarder sur une idée intéressante. On rencontre quelques dirigeants nazis, choisis arbitrairement parmi les 23 et puis ils sont tous abandonnés en cours de route, donc pourquoi ne pas se consacrer exclusivement à Göring ? Les problèmes que suscitent la collaboration entre les quatre puissances pour la mise en place du tribunal ne sont qu’évoqués, de même pour les problèmes juridiques abordés dans une seule scène, avec ses concepts qui nous sont balancés à la geule, et puis plus rien.
Une scène résume bien cet aspect, à un moment clé du procès, un film documentaire sur les camps libérés est projeté, et là le réalisateur choisit de nous montrer ce documentaire. Mais en 2026 on les connaît ces images, l’intérêt ce serait de montrer les réactions de ces accusés vis-à-vis de ces images, donc filmes ce putain de box des accusés.
C’est si triste, et le pire étant le procès en lui-même, résumé par un simple 1v1 Göring/Jackson et où miracle, grâce à la collaboration et la mise en commun des éléments de tout le monde, ils vont pouvoir défaire le nazi et comme ça chacun a participé, avec les informations glanées tout le long du film.
Il faut aussi citer cette scène, plus américain tu meurs, dans laquelle l’interprète de notre psychiatre, avoue sur un quai de gare, qu’il est un juif et que sa famille a été déportée, c’est si mal amené, si mièvre, si artificiel uniquement pour servir le récit.
Le personnage du psychiatre, ignoblement hollywoodien, qui fait des tours de carte dans un train numérique, avant de draguer une journaliste absolument inutile, est interprété par l’horrible Rami Malek, qui surjoue tellement qu’il ferait passer un Jack Nicholson des mauvais jours pour Kevin Costner. Surtout que, pas de chance, le bonhomme est confronté à Russel Crowe, qui quitte à jouer dans un film, a, lui, décidé de s’impliquer. Sa prestation en Göring est absolument géniale, il campe à la perfection ce nazi gargantuesque mais séduisant. Chaque apparition est maîtrisée, chaque mou visuelle, chaque haussement de sourcil, c’est du très grand jeu d’acteur.
Ce film est une avalanche des défauts, propres au cinéma actuel, il est laid visuellement, surexplicatif et surtout n’aborde jamais vraiment l’histoire de peur de perdre le malheureux spectateur.
Il faut prendre le film, garder Russel et changer tout le reste et vous obtiendrez un bon film de procès.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse