Conan le barbare
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386 critiques spectateurs

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MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2014
Le premier film d’héroïc fantasy que j'ai pu voir se nomme Conan le barbare, et avant de le revisionner, je dois bien avouer que je n'en gardais pas un souvenir si bon que cela. Le Fossoyeur de Films, excellent "youtuber" que je vous conseille fortement, m'a donné envie de le revoir au travers de sa vidéo traitant de ce film, film qui m'a bien plus surpris que n'importe quelle autre oeuvre que j'ai pu voir récemment. Eh bien, après visionnage, je dois vous concéder que j'avais tord, parce que ce premier Conan est un foutu chef d'oeuvre! En effet, tout est ici disproportionné, poétique et novateur. La bande son est magnifique, les plans de caméra précurseurs, les acteurs excellents, les effets spéciaux bons pour leur époque et les combats très bien chorégraphiés et assez violent, assez pour que le tout soit crédible et nous donne réellement l'impression que nous sommes face à un film de barbares, et non devant un banal long-métrage d'héroïc fantasy. Le ton principal du film est étonnement sombre, mature et intelligent, et fait de ce Conan un long-métrage à ne pas placer entre toutes les mains. John Milius est un véritable génie! On lui doit notamment les scénarios mythiques d'Apocalypse Now, de l'Inspecteur Harry ( le premier épisode de la saga des Dirty Harry ), de l'Aube Rouge ( dont le remake est sortie en été 2013 ) et de ce Conan le barbare. Et en plus de cet impressionnant fait d'armes, il a aussi réalisé l'Aube Rouge et le film de ce jour, avec Arnold Schwarzenegger dans le rôle phare. On sent que Le Seigneur des Anneaux, du génial Peter Jackson, s'est largement basé sur Conan le barbare pour réaliser ses plans de caméra en vue d'ensemble lorsque les personnages traversent de grands espaces. Certes, ici, les plans de caméra sont largement moins larges et quelques peu moins grandioses ou épiques que dans la magique trilogie de Tolkien ( ou Jackson, comme on veut ), mais ils n'en demeurent pas moins impressionnants, autant que l'est l'omniprésente musique. Et justement, cette bande-son signée Basil Poledouris est en fait l'un des principaux intérêts de ce Conan. Elle est magnifique, poétique et inoubliable, étant reprise mais interprétée différemment dans la suite de ce long-métrage, Conan le destructeur, dont je ne tarderai pas à vous faire la critique. C'est aussi cette musique qui donne tout son charme à ce mythique film d'héroïc fantasy qui en aura marqué plus d'un, soit dans le bon sens, soit dans le mauvais. Et justement, Conan a vieilli, mais dans le bon sens. Depuis sa sortie, il est bien vrai que ses effets spéciaux se sont fait dépasser par ceux plus récents de quelques années, mais il n'en demeure pas moins que son charme s'est décuplé d'année en année, et que tout ce qui en faisait autrefois et en fait aujourd'hui un chef d'oeuvre s'est amélioré avec l'âge, tel un vin goûteux qui se vivifierai avec le temps. Mais passons, je m'égare! Une qualité étonnante et inédite se profile à mesure que l'on avance dans l’expérience éprouvante du visionnage : les dialogues sont d'excellentes factures et le pire dans tout ça, c'est que Milius n'en tire presque pas profit, ou alors pas la plupart du temps, puisque le héros, Conan, ne parle que très peu, ou trop peu, une chose qui sera supprimée dans sa suite débilement kitch et féérique, Conan le destructeur. Ce silence permanent est une force et rend Conan mystérieux, lui offre un côté charismatique bienvenu, et renforce le côté dramatique et puissant. La fin, poétique, simple mais très plaisante, vous donnera le plus envie de voir le prochain Conan se basant sur la période d'après ce film et qui devrait bientôt voir le jour, passant outre les évènements de sa suite et de son remake. Un énorme chef d'oeuvre intemporel, poétique et magnifique. Je ne peux que vous le conseiller, et vous inciter à le visionner en tant que cinéphile, et non en tant que spectateurs "normaux", car vous ne pourrez que prendre votre pied de plus bel.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2013
John Milius à fait avec conan le film référence du genre héroïc-fantasy,qui reste encore inégalé à ce jour. Pourtant Oliver Stone n'a pas apprécié le traitement qu'a fait Milius de son scénario,il finit par se brouillé avec le réalisateur de conan,mais à la vue du résultat il valait mille fois mieux que ce soit Milius qui soit derrière la caméra qu'Oliver Stone. Milius a absolument tout comprit du genre qu'il traite,c'est à la fois épique et lyrique,violent et héorique,avec le brin de magie qu'il faut. C'est un parfait mélange d'une très grande habileté qui donne l'un des meilleurs films d'aventures des années 80. Et pour apporté encore plus de force au métrage la magnifique B.O appuie encore plus le lyrisme du personnage. Ce film est l'excellence d'un genre porté à l'écran.
Roy Batty
Roy Batty

197 abonnés 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2014
"Conan le barbare" est mon film d'heroic fantasy préféré. Arnold Schwarzenegger est né pour le rôle (comme le dit Milius, s'il n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer pour le film). James Earl Jones campe un méchant fabuleux, volontairement interprété par l'acteur comme s'il était le dernier de sa race (c'est pour ça qu'il irradie le film de toute sa prestance : le plan où il regarde fixement la mère de Conan au début est superbe). A tel point que j'oublie pendant le film qu'il est la voix d'un autre méchant bien plus célèbre. Les autres acteurs ne sont pas en reste : que ce soit le copain culturiste d'Arnold et l'ancien joueur de football américain qui étaient également prédestinés à leur rôle d'hommes de main de Thulsa Doom ; Sandahl Bergman est impeccable dans le rôle de la compagne de Conan, dont Milius voyait en elle (et à raison) la parfaite amazonne ; Gerry Lopez, non acteur mais surfeur à la base, est très bien dans le rôle du compagnon de route de Conan ; Mako est parfait dans celui du narrateur, son prologue étant entré dans la légende... L'histoire, co-écrite par Milius et Oliver Stone, marie avec aisance tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un film de ce genre : de l'action, une bonne dose de violence, une romance magnifique qui se terminera tragiquement, une pointe de fantastique et une pincée d'humour. Ce que "Conan le destructeur" sera malheureusement incapable de renouveler (alors que, comme le dit Oliver Stone, Arnold aurait pu revenir tous les deux ans, comme James Bond, pour un nouveau Conan). Les combats sont impressionnants, de la scène de l'attaque du village au début à la scène du combat entre les menhirs à la fin, en passant par la scène de l'orgie et le massacre qui en découle. Les paysages sont magnifiques (le film a été tourné en Espagne). Quant à la sublime musique de Basil Poledouris, c'est une des meilleures B.O. que je connaisse.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2011
Sublime film épique de John Milius qui, en racontant l’histoire de la naissance du guerrier Conan le Cimmérien, instaure au cinéma le genre Heroïc Fantasy à lui tout seul. Aventures extraordinaires hors du temps, combats féroces, décors naturels splendides, créatures fantastiques et duel avec le puissant Thulsa Doom qui a anéanti sa famille sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un enfant. Conan le barbare est aussi le film qui révéla Arnold Schwarzenegger au grand public.
ManoCornuta

358 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2016
Dans son genre, Conan le Barbare fait encore son petit effet aujourd'hui, posant tout au long de son récit les pierres qui construiront le personnage. Violent mais non dénué de profondeur, le film est très maîtrisé et épique, porté par un Schwarzenegger à l'aube de sa grandissime carrière de héros des films d'action. Certes l'univers est plus sommaire que celui de Tolkien mais suffisamment développé, la réalisation soignée et James Earl Jones parfait en inquiétant roi-sorcier. Brillant.
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2016
Curieusement, Conan le barbare est un de mes films préférés, pourtant je ne suis pas du tout fan de Schwarzenegger et pas particulièrement amateur non plus de ce genre de film ...
Le thème du film est assez banal, il s'agit d'un enfant (Conan) qui assiste au massacre de son village par une troupe d'hommes en armes. Les enfants, dont Conan, sont épargnés et réduits en esclavage. Conan atteint l'âge adulte, toujours esclave, mais sa force et sa constitution robuste le font remarquer par un organisateur de combats. Il devient gladiateur. Après de nombreux combats, il est finalement affranchi et libéré. Dès lors qu'il est libre il n'a qu'une idée fixe, venger ses parents et son peuple. Au cours de sa quête il va rencontrer quelques compagnons, un archer, un sorcier et bien sûr Valeria une voleuse, séduisante et fine lame, qui l'aideront à accomplir sa vengeance.
Conan le Barbare c'est une conte épique qui se déroule dans des contrées imaginaires, mais qui pourraient être la Mésopotamie aux temps bibliques. L'image est magnifique et la bande son sublime. Les combats sont bien chorégraphiés et Conan, en barbare taciturne joue son rôle à merveille, ses compagnons ne sont pas en reste.
Le film contient juste ce qu'il faut de violence, même si quelques têtes tombent, on reste dans le raisonnable. Une sorte de souffle traverse le film et le rend presque magique, on retrouve un peu la même chose dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.
La scène de l'attaque du repaire de Thulsa Doom par Conan et ses acolytes est un modèle du genre. Quelques autres passages comme le vol de l’œil du serpent valent également le détour.
Les effets spéciaux ont plutôt bien vieilli, mais John Milius n'a pas misé là-dessus pour réaliser son film, on sent que les acteurs ont donné de leur personne, ce qui explique que le film garde tout son intérêt après tant d'années.
Conan le barbare c'est bien sûr l'histoire d'une vengeance, mais c'est surtout un formidable film d'aventures dans le style de l'heroic fantasy, animé par un souffle épique qui tient le spectateur en haleine pendant plus de 2 heures. C'est un film comme en n'en fait plus qu'il faut avoir vu au moins une fois ... même si on n'est pas amateur du genre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 décembre 2011
Un récit épique et cruel qui nous est conté brillamment par John Milius et Oliver Stone. Dès les premières minutes nous sommes captivés par cette aventure humaine profonde et brutale où la sauvagerie des héros contraste avec leur noblesse et leur courage. La musique grandiose de Basil Poledouris est entrée dans la légende, la mise en scène est très soignée et efficace, le jeu des acteurs tout en subtilité, la violence bien défoulante, et même de discrètes touches d'humour. Une fresque historique d'un âge et un lieu oubliés qui fait monter les frissons et les larmes des geeks cinéphiles que nous sommes.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2019
Raaaaaaaaaaaaah ! La barbaritude m’emplit de joie ! C’est premier degré ; c’est rustre ; c’est brutal : c’est direct. Mais d’un autre côté, il y a une vraie ambiance et un univers entre fantasy et mélancolie assez bizarre. Ce film est comme une sorte de résurrection de l'humain par sa bestialité. Une sorte de chant émancipateur par la bestialité et le retour aux fondamentaux. Une ôde totalement contre-intuitive pour notre époque mais qui a un certain sens au début des années 80. Bref, il y a quelque-chose qui m’habite dans ce film… Enfin bon, pour résumer : moi, j’adore ça. Et quand en plus Basile Pouledoris sort l’une de ses plus belles instrus de l’histoire du cinéma, moi je suis ravi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 août 2013
Dans le domaine de l'héroïc-fantasy au cinéma, avec la trilogie du "Seigneur des Anneaux" et les "Niebelungen" de Fritz Lang, "Conan le barbare" est certainement l'un de mes films préférés en la matière. Premier film mettant en scène le personnage de Conan le Cimmérien, inventé par Robert E. Howard, le film de John Milius est la meilleure adaptation du célèbre guerrier, "Conan le destructeur" se révélant n'être qu'une pâle suite de l'original, kitsch et mal pensé, et le "Conan" de Marcus Nispel, qu'un remake décevant. Attention toutefois, malgré son aspect grand public, "Conan le barbare" est très spécial en son genre et n'est pas forcément accessible auprès du spectateur lambda qui s'attend à voir Schwarzy dézinguer des têtes durant le métrage. Au contraire, le rythme du film est assez lent, et les scènes d'action et de bravoure, même si présentes en quantité suffisante, ne forment pas l'unique aspect du film. Avare en dialogues, Milius met plutôt l'accent sur l'atmosphère de l'aventure et des terres dans lesquelles Conan évolue. Car "Conan le barbare" n'est pas qu'un simple revenge movie mélangé à l'héroic-fantasy. Proche de l'expérimental, Milius réalise une aventure épique et prouve qu'il n'y a pas besoin d'associer le trop plein de dialogues pour qu'un film soit épique et passionnant. Car dès la formidable ouverture dans laquelle les sbires de Thulsa Doom détruisent le village (et les parents par la même occasion) d'un petit Conan chétif, l'esprit du spectateur se retrouve plongé dans cet univers fantastique. Servi par un Schwarzy fidèle à lui-même ainsi que par un James Earl Jones charismatique et inquiétant en chef de secte nécromancien, "Conan le barbare" est une réussite en tout point de vue, notamment du côté de la réalisation ou encore du scénario, mêlant héroïsme, amour, aventure, magie noire sans oublier le côté épique. Bref, un mélange qui paraît peu original au premier abord, mais dont les mauvaises pensées se voient rapidement balayés durant le film, le talent de Milius se chargeant du bien-être de ses spectateurs devant cette fresque de deux heures. "Conan le barbare" est un ovni dans le domaine de l'héroïc-fantasy, en raison de sa mise en scène particulière, mais qui continue toujours de déferler les passions. Du très bon Milius, par Crom!
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2013
"Conan le barbare"(1981) est évidemment le film qui fit d'Arnold Schwarzenegger une star interplanétaire,lui le culturiste autrichien autodidacte. C'est aussi le film qui reflète le mieux les années Reagan,celles du règne du corps sculpté et de l'individualiasme forcené. Enfin,ce film violent et barbare relança la mode de l'héroïc-fantasy,avec des récits mêlant épopée médievale et créatures démoniaques. Un jeune forgeron devenu esclave poursuit inlassablement Thulsa Doom,le sorcier qui tua affreusement ses parents. Sa vengeance ne bougera pas d'une ligne,même si des compagnons aux motivations proches finiront par l'accompagner. Schwarzenegger fait ce qu'il a à faire. C'est à dire jouer de façon monolithique et manier l'épée avec dextérité. Il était l'idéal pour ce rôle musculeux. La musique épique,voire lyrique est un atout,même si son omniprésence finit par déranger. De nombreuses séquences demeurent bluffantes comme le combat contre le serpent géant. John Milius assume complètement son respect pour le genre fantasy,et ne s'embarasse ni de vraisemblance,ni de questions morales. Atypique.
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2012
C'était quand même plus brut et lyrique que le nouveau Conan! Schwarzenneger imposait sa puissante carcasse et sa gueule de guerrier constipé, Basil Poledouris composait une BO qui donnerait envie de lever une armée et de faire des haltères à 6 heures du mat', et John Milius, avec peu de dialogues, signait une oeuvre héroïque presque érotique dans son animalité, aux images fortes et soignées qui ont impressionné le petit gars chétif que j'étais quand je l'ai découvert avec mon père en salle obscure en 1982 (et à l'époque, on ne voyait pas de tels films tous les jours).( Bon papy, ça suffit la nostalgie. Les kids de maintenant préfèrent les robots de l'espace et les vampires puceaux) (Et alors? Qu'ils s'étouffent avec leur pop-corn!) Ce monument barbare reste cependant une référence en la matière. Evidemment si vous voulez des effets spéciaux présents dans toutes les scènes d'un film épique, il vaut mieux regarder "Le seigneur des anneaux" ou "300".
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2022
Pour la génération ayant grandi dans les années 2000, l’heroic fantasy renvoie directement au Seigneur des anneaux. Ce genre n’est pourtant pas apparu au cinéma avec la saga illustrée par Peter Jackson. En effet, dans les années 80, il connut une certaine vogue lancée grâce à un film qui fit au passage d’Arnold Schwarzenegger une star : Conan le barbare !
Souvent caricaturé par des gens l’ayant rarement vu, le film de John Milius est un exemple de film d’aventures et une œuvre purement cinématographique. En effet, le cinéaste choisit de réduire au minimum les dialogues pour offrir avant tout une narration purement visuelle. Il suffit de regarder les 20 premières minutes pour comprendre la force opératique du film. S’ouvrant sur la célèbre citation de Nietzsche "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort" et une voix-off donnant une sensation d’histoire légendaire puis sur un excellent générique montrant la fabrication d’une épée, elles ne contiennent que très peu de dialogues (la voix-off suscitée et le monologue du père de Conan) et offre une narration totalement visuelle où la musique joue un rôle prépondérant.
En effet, Basil Poledouris signe tout simplement une des plus grandes bandes originales de l’Histoire du cinéma illustrant parfaitement l’aspect épique de son récit : comment oublier des thèmes comme celui du générique ou du splendide Riders of Doom ?
Totalement habité par son film (il enchaîne les plans mémorables et magnifiques), Milius (réécrivant un scénario écrit à la base écrit par Oliver Stone) réussit à imprégner le film d’éléments culturels spoiler: (la citation de Nietzsche évoquée plus haut, le parcours christique évident de Conan qui est torturé puis crucifié avant de revenir à la vie, James Earl Jones rejouant son fameux "Je suis ton père" sur la fin du film, la mort de Thulsa Doom rappelant certains attentats politiques célèbres, les illustrations de Frank Frazetta…)
tout en leur conférant un aspect mythique. Le film marquera ainsi son époque spoiler: et on peut voir dans les pièges tendus par Conan des précurseurs de ceux créés quelques mois plus tard par un certain Rambo (personnage qui, dans le second volet, mettra le collier de son amour perdu comme le fait Conan ici)
.
En outre, le film bénéficie d’un excellent choix de comédiens. La sublime héroïne Sandahl Bergman et le très calme et donc glacial méchant interprété par James Earl Jones sont épaulés par les massifs Sven Ole-Thorsen et Ben Davidson, par l’agile Gerry López, l’amusant Mako ou la légende Max Von Sydow mais celui qui éclate carrément à l’écran est LA légende du culturisme autrichien au nom encore alors jugé imprononçable qui cherche depuis une dizaine d’années à débuter une carrière d’acteur : Arnold Schwarzenegger ! Le futur Terminator trouve ici un rôle totalement adapté à son physique hors-norme et tirant profit de son accent et de ses capacités encore limitées d’acteur (dont il a parfaitement conscience). Le "Chêne autrichien" fait preuve de son charisme à tout épreuve (même si ses aspects humoristiques ne sont pas encore développés) et incarne à la perfection ce guerrier à la culture limitée (il a été réduit en esclavage pendant vingt ans) mais à la force et au courage impressionnants.
Enfin, Milius a eu l’intelligence de limiter les aspects fantastiques beaucoup plus présents dans le scénario (futuriste qui plus est) d’Oliver Stone. Si cela permet d’atténuer (la révolution numérique des années 90 n’ayant pas encore eu lieu) le vieillissement d’effets spéciaux malgré tout encore efficaces, on se retrouve dans un univers certes un peu féérique (qui colle cependant totalement aux croyances des personnages) mais qui réussit à être un minimum crédible (le réalisateur, grand amateur d’armes au demeurant, ayant tenu, pour tous les aspects de son univers, à se rattacher à des choses ayant plus ou moins réellement existées même si nous sommes dans une époque totalement inventée).
Ainsi, en adaptant pour le grand écran le personnage créé par Robert E. Howard, John Milius livre une œuvre sublime qui reste un modèle pour le genre de l’heroic fantasy fantasy (même si les spécialistes pourront évoquer plutôt la dark fantasy pour ce cas précis) et qui a lancé réellement une des plus grandes stars de la fin du vingtième siècle (et qui deviendra au passage une figure importante de la politique américaine du début du vingt-et-unième) : Arnold Schwarzenegger !
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2019
"Conan le barbare" est un film que j'ai apprécié, qui distille une certaine ambiance: dans un monde qui semble être celui des débuts de l'age du fer en Asie centrale (le paysage, et les différences ethniques semblent le montrer, mais on n'a aucune indication claire sur celà), les légendes côtoient la barbarie, les villes et les palais les solitudes du désert. La barbarie y est finalement assez ambiguë: si Conan, qui a été élevé en tant qu'esclave-guerrier, tue à tout va (et d'ailleurs certaines scènes de combat sont assez impressionnantes, par exemple dans le palais).il est aussi franc et courageux et ne fait pas preuve de cruauté gratuite (il y est obligé, dans un monde qui ne lui fait pas de cadeaux). La même ambiguïté se retrouve en ce qui concerne le sacré et les légendes: elles ont certes un fond de vérité, mais le coté surnaturel peut s'avérer finalement assez futile par rapport à tout ce qui est manipulations de la part de divers individus pour y faire croire et en faire ainsi un instrument de pouvoir (le gourou, le culte du serpent). Ne compte finalement que le courage de Conan face à la multitude (ou presque...): d'ailleurs, ce dernier en est bien conscient par exemple dans sa prière adressée à son dieu. Enfin, le film multiple les références culturelles ou historiques: le culte de l'épée a bel et bien existé lors de l'age du fer chez les Scythes (elle y était quasiment divinisée, en tant qu'instrument de mort, et donc de vie); on croit voir dans le palais du gourou en arrière plan le tableau de Saturne dévorant ses enfants de Goya;un des rois s'appelle Osric ce qui est un nom germanique, or les Wisigoths venaient initialement d'Asie centrale etc...
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2017
Une œuvre mythique qui a redonné une cure de jouvence à l'heroïc Fantasy. Le film qui révéla le talent impressionnant d'Arnold Schwarzenegger. Un somptueux moment de cinéma, épique avec des acteurs impeccables, notamment avec l'excellent James Earl Jones (La voix de Dark Vador dans les premiers films Star Wars) dans la peau de Thulsa Doom, un tyran, cruel et impitoyable. Les décors et les images sont superbes et la bande son est un régale. Un film barbare, sanglant et sauvage. Le chef-d’œuvre signé par John Milius est inégalable. Un film culte.
OMTR
OMTR

25 abonnés 263 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2019
Grand classique des 80’s, qui fit d’Arnold Schwarzenegger une star. John Milius à la réalisation, avec un scénario d’Oliver Stone entre autre. Un casting de rêve : Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Max von Sydow, Sandahl Bergman pour ne citer qu’eux, sont tous excellents et parfaits dans leur rôle. Un montage exemplaire et une musique grandiose et magnifique de Basil Poledouris (R.I.P.) font de ce film un chefd’œuvre que l’on a autant de plaisir à revoir à chaque fois qu’il repasse à la TV.
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