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Yipeee-Ki-Yay
1 abonné
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3,0
Publiée le 11 juillet 2026
Un bon Besson qui reste un classique malgré un jeu tantôt touchant, tantôt insupportable d'Anne Parillaud. Un scénario qui tien la route, un casting très solide avec une BO agréable, et un bon rythme. Un bon moment, mais pas exceptionnel.
Imaginez qu'on vous arrache à l'enfer juste pour vous en bâtir un autre. Nikita, c'est une fille cassée qu'on relève d'une main pour la tenir en laisse de l'autre. Luc Besson signe un ovni dans le cinéma français de l'époque : pas de héros, une héroïne : une femme lâchée dans un monde d'hommes qui plie sans jamais se renier. La mise en scène est au cordeau, le braquage de la pharmacie pris dans une lumière froide qui coupe, la caméra soudée au corps de Nikita, et jamais le moindre relâchement. Anne Parillaud crie, vacille, tendre et létale d'un même geste, et brûle l'écran d'un bout à l'autre. Tchéky Karyo, lui, glace : un mentor qui a des airs de père, sauf qu'il aime et trahit dans le même mouvement. Pourtant le cœur du film n'est pas dans les balles : il est dans la tendresse grappillée entre deux contrats, dans Marco, dans ce foyer qu'on sait condamné avant même d'y croire. La partition d'Eric Serra colle à la peau, surtout ce thème qui cogne comme un pouls pendant la mission au restaurant. Ça se répète un peu, ça se termine trop vite, et Nikita s'accroche quand même à vous bien après le générique. Sa liberté n'a pas le goût d'une victoire, mais d'une fuite, un dernier souffle arraché à la nuit.
Avec le temps, c'est le film de Besson qui résiste le mieux au temps. La partition de Parillaud y est pour beaucoup. Besson la filme avec amour et cette dernière traduit toutes les nuances d'un personnage bourré d'archétype mais qui passe crème grâce à la subtilité de sa comédienne. Précurseur et inventif sur bien des scènes d'actions ou de suspense, il en résulte un beau portrait de femme incarné par une actrice qui trouve là son meilleur rôle.
Histoire originale, forte, prenante bien que sans réalisme. Violence pas indispensable. La fin déçoit un peu. Les musiques, les costumes et l’ambiance très masculine malgre l’héroïne ont énormément vieilli. Coup de chapeau au très charismatique Tchecky Karyo.
Nikita est un thriller d’action psychologique marqué par une performance centrale forte, un style visuel affirmé et une structure dramatique solide, mais il reste un film polarisant selon les sensibilités critiques.
Un bon Besson qui reste un classique malgré le jeu tantôt touchant, tantôt insupportable d'Anne Parillaud. Un scénario touchant qui tien la route, et un casting très solide, ajoutez a cela une très bonne BO ainsi qu'un bon rythme, nous obtenons Nikita. Pas le plus mémorable, mais un bon moment.
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4,5
Publiée le 2 octobre 2025
Nul mieux que Luc Bessson n'a su rendre avec autant de duretè et fragilitè un personnage fèminin comme celui de "Nikita" (1990). Et il fallait tout le talent et l'intensitè d'Anne Parillaud pour interprèter cette jeune rebelle programmèe pour tuer! L'itinèraire de cette tueuse très spèciale n'est pas sans repos, regorgeant de violence, de scènes d'anthologie spoiler: (cf. le restaurant, le week-end à Venise) , mais aussi de vrais moments de tendresse! Le film fête aujourd'hui ses 35 ans et le moins que l'on puisse dire c'est que ce thriller urbain made in France s'est bonifiè avec le temps! Parillaud y gagna le Cèsar (mèritè) de la meilleure actrice 1991 tandis que Tchèky Karyo (le cèrèbral) et Jean-Hugues Anglade (le romantique) confirmaient tout le bien que l'on pensait d'eux! Quant à la bande son d'Eric Serra, elle nous renvoie illico aux annèes 90! On ne s'en plaindra pas tant la musique colle parfaitement à l'esthètisme et au rythme de l'histoire...
Un film d’action brut et détonnant réalisé avec brio par Luc Besson qui confirme son ascension. Le punch de la mise en scène associé à la folie furieuse du scénario qu’accompagne la superbe musique d’Eric Serra sans oublier un personnage principal campé par l’excellente Anne Parillaud qui confère de l’intensité et de l’émotion à un long-métrage réussi.
NIKITA (1990): Les neurones détruits par la cocaïne, Nikita aura commis l'irréparable. Cette mentalité d'enfant du désordre écopera de la peine maximum, la prison à perpétuité. Nul doute, elle sera irrécupérable, mais derrière cette allure de dépravé se cachera une personne réservée, imprévisible, dont les craintes pourront se transformer en une véritable menace face à l'adversité. Bob l'aura bien compris, ce profil audacieux et guerrier il faudra savoir l'utiliser dans la plus grande discrétion. Le réalisateur Luc Besson nous plongera ici dans un milieu bien à part, les rouages de ce qui pourrait être le terroriste d'état français. "Nikita" sera la reconstruction d'une personne en manque de repères. Un scénario assez simple mais drôlement efficace avec sont lot de surprises inattendues (Waouh! Le restaurant…), des scènes d'action hyperréalistes et sans fioritures, un suspense bien présent ("allô!... Joséphine…), tout cela enrobé par la percutante bande-son du compositeur Eric Serra (elle fera 50/100 de la qualité du film). La force de "Nikita" résidera surtout dans la prestation d'Anne Parillaud, son jeu d'actrice arrivera sans peine à nous faire vivre les séquelles psychologiques de ce personnage totalement déjanté, une crédibilité saisissante qui lui fera gagner le césar de la meilleur actrice en 1991 (bien mérité). Sans oublier les deux autres témoins des folies de Nikita, l'oncle Bob, un tuteur mystérieux, une froideur inquiétante si bien servie par l'acteur Tchéky Karyo; Jean-Huges Anglade dans le rôle du serviable petit ami Marco, une simplicité bien attachante pour gérer les situations cocasses de la vie privée. "Nikita", un film impressionnant par la dureté de son sujet, par son identité musicale, par la qualité des acteurs, par sa mise en scène, et qui pour moi sera l'un des meilleurs films de Luc Besson.
Film d'action écrit et réalisé par Luc Besson, Nikita n'est vraiment pas un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre une bande de jeunes qui cambriolent une pharmacie afin de se fournir de quoi se droguer. Seulement, le vol se passe mal car le pharmacien, qui les a entendu entrer, prévient la police qui rapplique rapidement. S'ensuit une fusillade au cours de laquelle deux des policiers sont tués, ainsi que les membres de la bande, hormis Nikita, qui abat froidement un troisième policier. Arrêtée, elle est jugée pour assassinat et condamné à la prison à perpétuité. Mais, une nuit, des agents des services secrets la font passer pour morte afin de lui proposer de travailler pour eux comme espionne. Ce scénario s'avère vraiment grotesque et pénible à suivre pendant toute sa durée de près de deux heures. Pourtant, la scène d'introduction est plutôt prometteuse, mais la suite du récit est tout bonnement ridicule tant elle n'a aucun sens. La phase de formation est soporifique et il faut attendre de très longues minutes pour qu'il se passe quelque chose à l'écran, car le métrage ne possède au final que très peu de scènes d'action. Si elles ont le mérite de nous offrir des fusillades réalistes, violentes et crues, elles se font beaucoup trop rares. Le reste du temps on assiste à des échanges et un quotidien inintéressant. Même la façon de faire avancer l'intrigue dans le temps est mal faite. Le ton sérieux et grave ne procure pour sa part aucune tension, c'est juste ennuyant. Il faut dire que le défaut majeur provient de son héroïne qui donne son titre au film. Cette jeune toxicomane rebelle n'est aucunement attachante. Au contraire, elle est même plutôt détestable de par son attitude. Et puis il n'est pas possible de croire à son personnage qui pleure tout le temps comme une gamine entre deux balles qu'elle tire dans la tête d'une cible. Ce rôle est franchement risible. En plus il est incarné par une Anne Parillaud vraiment pas crédible qui ne dégage aucune sympathie. Résultat, on se moque bien de son sort tant l'empathie pour elle est absente. Cette tête d'affiche pas à sa place est entourée par d'autres comédiens pas plus convaincants que ce soit Tchéky Karyo, Jeanne Moreau, Jean-Hugues Anglade, Marc Duret ou encore Jean Reno. La faute à une direction d'acteur catastrophique et des protagonistes sans aucune profondeur. En conséquence, leurs échanges sont insipides et ne procurent aucun sentiment. La faute également à des dialogues creux dont on retiendra davantage les hurlements agaçants du garçon manqué. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français se veut tout de même correcte. Sa mise en scène fait le boulot, sans pour autant sortir du lot par sa qualité. Cette dernière évolue dans des lieux appréciables. Ce visuel quelconque est accompagné par une bande originale signée Éric Serra, dont les compositions sont en demi-teintes. Si certaines collent bien à l'ambiance et aux situations, d'autres semblent hors de propos. Reste une fin très peu satisfaisante venant mettre un terme à Nikita qui, en conclusion, est un film très clairement dispensable tant ses défauts sont nombreux.