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samedi 26 février 2005
4 récompenses pour "L'Esquive", sacré meilleur film ; Yolande Moreau et Mathieu Amalric distingués : la 30e cérémonie des César a été riche en surprises. Découvrez le palmarès complet.
Sa cité les a fait craquer... Contre toute attente, L' Esquive d'Abdellatif Kechiche est le grand vainqueur de la 30e Cérémonie des César, avec 4 récompenses, dont la plus convoitée : le César du Meilleur film. La grand-messe du cinéma français a fait la part belle aux films d'auteur, en récompensant Mathieu Amalric, Meilleur acteur pour Rois et reine, et Yolande Moreau, Meilleure actrice pour Quand la mer monte, une chronique singulière que cette ex-Deschiens a co-réalisée avec Gilles Porte, et qui reçoit également le César du Meilleur premier film.
Alors qu'on s'attendait à une lutte serrée entre Un long dimanche de fiançailles et Les Choristes, ces deux poids lourds repartent avec un maigre butin : la musique et le son pour le film-phénomène de Christophe Barratier (qui se consolera peut-être dimanche soir lors des Oscars...), deux comédiens (Cotillard et Ulliel) et des César techniques pour la fresque de Jean-Pierre Jeunet - qui totalise tout de même 5 trophées. La prestation du "clo-clone" Poelvoorde dans Podium, autre carton de l'année, n'a pas non plus été retenue.
"L'Esquive" en force
Sorti au début de l'année 2004, porté par la critique et vu par près de 300 000 spectateurs, L' Esquive, deuxième long métrage d'Abdellatif Kechiche (après La Faute à Voltaire) est incontestablement le grand gagnant des César 2005. Récompensée à quatre reprises (Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario et Meilleur espoir féminin pour Sara Forestier), cette oeuvre conte avec humour et authenticité le quotidien d'une poignée d'adolescents de banlieue qui répètent une pièce de Marivaux pour le lycée. Un vent de fraîcheur a soufflé sur cette cérémonie où ont été distingués deux comédiens très éloignés du star system (Yolande Moreau et Mathieu Amalric), mais aussi, pour les seconds rôles, deux acteurs de la nouvelle génération : Clovis Cornillac et Marion Cotillard.
Notons que pour Gaspard Ulliel, la troisième fois aura été la bonne : candidat malheureux en 2003 et en 2004, il est enfin lauréat du César du Meilleur espoir.
Un palmarès riche en surprises
En n'attribuant aucune récompense majeure aux deux favoris (Jeunet et Barratier) et en ignorant totalement 36 quai des orfèvres, l'Académie des César aura donc réservé bien des surprises pour son 30e anniversaire. Autre originalité : l'attribution d'un prix ex aequo à Ken Loach & Kusturica pour le film européen -Lost in translation étant élu Meilleur film étranger.
En revanche, si l'édition 2003 avait été marquée par les diatribes anti-Bush et celle de l'an dernier par le conflit des intermittents, aucun incident n'a émaillé cette 30e cérémonie particulièrement sobre - la question du statut social des acteurs a néanmoins été évoquée par Lambert Wilson. Animée pour la deuxième fois consécutive par le facétieux Gad Elmaleh, avec la complicité des showmen de luxe Philippe Noiret et Gérard Depardieu, la soirée, au cours de laquelle des César d'honneur ont été remis à Will Smith et Jacques Dutronc, avait débuté sur une note grave -l'hommage de la présidente Adjani à Florence Aubenas, journaliste portée disparue en Irak. L'émotion fut également au rendez-vous lorsque les réalisateurs de Quand la mer monte honorèrent la mémoire d'Humbert Balsan, l'audacieux producteur disparu au début du mois, et qui n'aura donc pu assister au triomphe d'un cinéma d'auteur qu'il défendait avec ardeur.
Julien Dokhan
Le palmarès des 30e César :
MEILLEUR FILM FRANCAIS DE L'ANNEE
L' Esquive d'Abdellatif Kechiche
Les autres nommés étaient : 36 quai des orfèvres - Les Choristes - Rois et reine - Un long dimanche de fiançailles
MEILLEUR REALISATEUR
Abdellatif Kechiche pour L' Esquive
Les autres nommés étaient : Christophe Barratier - Arnaud Desplechin - Jean-Pierre Jeunet - Olivier Marchal
MEILLEUR ACTEUR
Mathieu Amalric dans Rois et reine
Les autres nommés étaient : - Daniel Auteuil - Gérard Jugnot - Benoît Poelvoorde - Philippe Torreton
MEILLEUR ACTRICE
Yolande Moreau dans Quand la mer monte
Les autres nommées étaient : Maggie Cheung - Emmanuelle Devos - Audrey Tautou - Karin Viard
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
Clovis Cornillac dans Mensonges et trahisons et plus si affinités...
Les autres nommés étaient : François Berléand - André Dussollier - Maurice Garrel - Jean-Paul Rouve
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
Marion Cotillard dans Un long dimanche de fiançailles
Les autres nommées étaient Ariane Ascaride - Julie Depardieu - Emilie Dequenne - Mylène Demongeot
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
Gaspard Ulliel dans Un long dimanche de fiançailles
Les autres nommés étaient : Osman Elkharraz - Damien Jouillerot - Jérémie Renier - Malik Zidi
MEILLEUR ESPOIR FEMININ
Sara Forestier dans L' Esquive
Les autres nommées étaient : Marilou Berry - Lola Naymark - Sabrina Ouazani - Magali Woch
MEILLEUR PREMIER FILM
Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau
Les autres nommés étaient : Brodeuses - Les Choristes - Podium - Violence des échanges en milieu tempéré
MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL OU ADAPTATION
Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour L' Esquive
Les autres nommés étaient : Arnaud Desplechin et Roger Bohbot - Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri - Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant - Olivier Marchal, Franck Mancuso, Julien Rappeneau et Dominique Loiseau
MEILLEURE MUSIQUE ECRITE POUR UN FILM
Bruno Coulais pour Les Choristes
Les autres nommés étaient : Angelo Badalamenti - Tony Gatlif et Delphine Mantoulet - Nicola Piovani
MEILLEURE PHOTO
Bruno Delbonnel pour Un long dimanche de fiançailles
Les autres nommés étaient : Jean-Marie Dreujou - Eric Gautier
MEILLEUR SON
Daniel Sobrino, Nicolas Cantin et Nicolas Naegelen pour Les Choristes
Les autres nommés étaient : Pierre Mertens, François Maurel, Sylvain Lasseur et Joel Rangon - Jean Umansky, Gerard Hardy et Vincent Arnardi
MEILLEURS COSTUMES
Madeline Fontaine pour Un long dimanche de fiançailles
Les autres nommés étaient : Catherine Bouchard - Pierre-Jean Larroque
MEILLEURS DECORS
Aline Bonetto pour Un long dimanche de fiançailles
Les autres nommés étaient : François Chauvaud - Jean-Pierre Fouillet
MEILLEUR MONTAGE
Noëlle Boisson pour Deux frères
Les autres nommés étaient : Achdé - Hervé Schneid
MEILLEUR COURT METRAGE
Cousines de Lyes Salem
Les autres nommés étaient : Hymne à la gazelle - La méthode Bourchnikov - Les parallèles
MEILLEUR FILM DE L'UNION EUROPEENE
ex aequo Just a kiss de Ken Loach & La Vie est un miracle d'Emir Kusturica
Les autres nommés étaient :
La Mauvaise éducation - Mondovino - Saraband
MEILLEUR FILM ETRANGER
Lost in translation de Sofia Coppola
Les autres nommés étaient : 21 grammes - Carnets de voyage - Eternal sunshine of the spotless mind - Fahrenheit 9/11
CESAR D'HONNEUR
Will Smith
Jacques Dutronc
Le site officiel des César
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Commentaires
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un visiteur - Le mercredi 10 février à 14:43
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Voila canal qui diffuse le film!!
Critique du flm par le site de telepoche!!
extrait :
"Louable mais anecdotique."
Pas mieux et dire qu'il a eu les césars!!!!!!!!
"
HISTOIRE :Les déboires d'un jeune de banlieue qui, pour se rapprocher d'une fille, devient son partenaire dans une pièce de théâtre alors qu'il n'est guère doué pour la comédie.
RESUME
ans une cité de la banlieue parisienne. Abdelkrim, dit «Krimo», est élevé seul par sa mère depuis que son père a été envoyé en prison. Alors qu'il vient de se faire plaquer par sa petite amie, Magalie, il croise une camarade de classe, Lydia, qui a revêtu le costume qu'elle portera sur scène pour la pièce de théâtre du spectacle de fin d'année, «Les jeux de l'amour et du hasard», de Marivaux. Il accompagne celle-ci à sa répétition, au cours de laquelle Lydia a des frictions avec l'une de ses partenaires, la bouillante Frida. Krimo sortirait bien avec Lydia. Mais sa timidité l'empêche de lui déclarer sa flamme. Afin de se rapprocher d'elle, il s'arrange pour obtenir un rôle dans la pièce...
AVIS :Une œuvre originale, qui offre une vision des banlieues plus positive qu'à l'accoutumée et à laquelle les jeunes acteurs amateurs apportent leur authenticité. Louable mais anecdotique.
"
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Lili94 - Posté le 24/03 à 23:42
J'ai l'impression que tout le monde sur ce forum ne s'est pas rendu compte qu'Adjani était la [I] présidente [I] des César. Ce n'est pas elle qui a donné la récompense a "l'esquive", elle est venue dire le nom du gagnant...
Donc les multiples allusions à ses origines, ou à quoi que ce soit d'autre, c'est un peu raté...
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"Mais ça n'enlève rien à la qualité du cinéma américain qui ne joue pas dans le même registre. Je crois que tout l'intérêt est que ces 2 cinémas se complètent."
Tout à fait... la force du cinéma Français, je trouve, est d'avoir su trouver sa place plutôt que de chercher à concurrencer le cinéma Américain. On pourrait dire la même chose d'autres cinémas, j'ai l'impression depuis quelques années d'assister à une renaissance du cinéma avec l'arrivée de "nouveaux styles" comme le cinéma Anglais, espagnole et plus récement "Good bye Lénine" et "Head-on".
En ce qui concerne le cinéma Américain je pense qu'il faut être vigilant et soutenir les films qui le méritent. Il ne faut pas négliger le poid des médias sur le grand public. Celui qui n'est pas cinéphile et ne se paye que quelques séances par an a tendance à vouloir "assurer" en allant voir les films dont on parle le plus. C'est ce public là, quand il se déplace, qui fait le succès des films...
Coppola, dans l'interview qu'il donne sur le DVD "apocalypse Now Redux", dit clairement qu'aujourd'hui il ne pourrait plus faire ce film. Que monter un film aux USA et le lancer coute trop cher pour qu'on puisse le faire à compte d'auteur et que de ce fait on ne fait plus que des films commerciaux.
Klint Eastwood bénéficie par chance d'un certain prestige mais quand Kevin Cosner fait "Open Range" il se ramasse alors que son film est tout à fait digne d'intérêt (et son meilleur film depuis longtemps) pour qui aime le genre (enfin c'est mon avis). Il se ramasse simplement parcequ'on a très peu parlé de son film et qu'il est très peu resté à l'affiche... c'est ce genre de chose qui me fait dire que le cinéma Américain est sur une mauvaise pente : ce n'est plus la qualité d'un film qui décide de sa réussite ou non...
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salut steven, concernant ma critique certe, elle manque surement d' argumentation mais ou sont tes critiques si constructives ,désolé je n'en vois aucune mise apart une apologie sur cet acteur médiocre que l'on nomme steven seagal ,tu seras bientot face a J.C.VANDAME,décidement les grands esprits se rencontrent. je confirme que ton intervention sur les césars est bel et bien raciste, je cite : "le présentateur est marocain, la présidente est algérienne et c'est un film arabe qui l'emporte, étonnant non ?" phrase à méditer mais il semblerait que ma paranoia soit justifiée ...
Au fait, désolé, Jamie Foxx a reçu l'oscar du meilleur acteur, l'a-t-il "usurpé" ou se pourrait-il qu'il ait du talent ? Mot de la fin, ceci est forum sur le cinéma et non sur des débats politiques.
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tbs - Posté le 03/03 à 20:00
dont acte.
Je viens juste de lire votre message sur l'avis des medias.
C'est appréciable que vous ayez relevé l'ambiguïté de votre phrase.
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tbs - Posté le 03/03 à 19:57
très bien toute votre argumentation, d'autant que je suis plutôt d'accord sur les qualités que vous trouvez au cinéma français. J'en arrive presque à me dire que finalement, le cinéma français n'est pas si mal. C'est vrai qu'un film comme "le gout des autres" est spécifiquement français et remarquable. Mais ça n'enlève rien à la qualité du cinéma américain qui ne joue pas dans le même registre. Je crois que tout l'intérêt est que ces 2 cinémas se complètent.
En revanche, ne croyez pas que parce que nous sommes d'un avis différent du vôtre, c'est parce que nous sommes de l'avis des medias. Je me suis d'ailleurs amusé à aller lire quelques critiques de films que j'ai aimés ou detestés sur le site, je suis rarement en accord avec la presse de référence (ou bien-pensante.
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tbs - Posté le 03/03 à 19:46
vous avez raison de vous présenter comme un "soi-disant" intellectuel" car c'est bien en ce sens que je vous considérai. Maintenant, vous me sortez le "ressenti". N'en jetez plus, la cour est pleine. En plus, vous devez peut-être lire comme moi le forum tard dans la nuit et un peu en diagonale. Je n'ai pas jugé Marion Cotillard sur sa prestation à la cérémonie des Césars, ne l'ayant pas regardée (le peu que j'en ai vu sont les extraits des infos), mais bien sur les différents films dans laquelle je l'ai vue. Donc, il ne s'agit pas de lire "intelligemment" les messages mais tout simplement de les lire. Pour le reste, j'ai compris que vous n'avez aimé ni "les choristes", ni Jugnot pour des raisons que vous défendez mais auxquelles je n'adhère pas.
Et quand Kechiche aura appris à faire un film et avec des acteurs talentueux (même inconnus, là n'est pas question), peut-être reverrai-je mon jugement. Mais ni "la faute à voltaire", ni "l'esquive" ne sont (à mon sens) sur la bonne voie. Si ce n'est une invitation à lire ou re-lire Voltaire ou Marivaux (très drôle Marivaux).
Enfin, je vous remercie de me traîter d'"insolent" : à 44 ans, c'est bon signe.
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"Voilà... ce n'est bien sur que mon avis, mais c'est très important d'avoir son avis à soi plutôt que de se ranger dans un avis général créé par les médias. "
Je viens de me relire et de me rendre compte du coté ambigu de ma dernière phrase... je précise que j'y parle de ma façon de voir les choses et que je cherche pas du tout à sous entendre quoique-ce soit concernant ceux qui ne penseraint pas comme moi.
Je veux juste dire qu'en ce qui me concerne je fais tout pour éviter de me laisser influencer par les médias... par exemple je ne lis les critiques de films qu'après avoir vu le film pour essayer de le voir sans à priori.
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"vous me présentez la faiblesse du cinéma américain qui selon vous joue sur les effets spéciaux et les "remake". Cela ne m'explique pas en quoi le cinéma français ( et pas européeen, ce n'était pas mon propos) est meilleur que le cinéma américain en"densité" c'est-à-dire que sur l'ensemble, la production américaine est meilleure. "
Si on aime les remakes et la surenchère d'effets spéciaux, sans doute qu'on peut le trouver meilleur... en fait je crois que ces deux cinémas sont si différents qu'on ne peut le comparer. Ce qui est sur c'est que si le cinéma Américain était meilleur j'y trouverai ce que j'aime dans le cinéma Français.
Le cinéma Français n'a jamais cessé d'exister contrairement à celui du reste de l'Europe qui a bien été obligé de s'assoupir faute d'avoir bénéficié d'une protection contre la tyranique loi du Box-office... loi qui se truque à volonté à coup de budget de pub de plus en plus astronomiques, on dit aujourd'hui qu'au USA une grosse production coute plus chère en pub que pour sa réalisation... que devient l'art dans tout cela ?
La grande richesse du cinéma Français actuel (puisque vous ne voulez parler que de celui là), c'est à mon sens la richesse et la diversité des scénariis qui ne tourne plus en rond entre "policier", "Thriller", "Road movie", "Film catastrophe", "Film de guerre"...
Des scénariis qui savent intéresser sans avoir nécessairement besoin de parler de choses extraordinaires, sans montrer des situations de danger de mort, sans même avoir besoin de montrer une goutte de sang.
Des scénariis qui savent se jouer des classiques pour surprendre régulièrement par leur originalité, leur humanisme, leur construction, leur ambiance, leur sujets, etc
Des scénariis qui savent nous parler de nous...
Des exemples ?
"L'appartement", un film à suspens qui tient en haleine et joue avec nos nerfs (la scène où Cassel et Belucci se croisent sans se voir est presque insoutenable) sans pourtant qu'il n'y ait la moindre violence.
"A la folie, pas du tout" avec sa construction machiavélique qui nous construit des certitudes pendant la première moitié du film pour mieux nous désarsoner dans la seconde partie.
"Le ventre de Juliette" qui montre le parcours d'une jeune femme qui s'entête garder son bébé contre l'avis de tous avec une tendresse et une justesse qui ne peut laisser indiférent.
"Nathalie" dont on croit avoir tout compris en voyant la bande annonce, et pourtant...
"Le gout des autres" qui nous montre les prejugés de ses personages avant de mettre face aux notres.
"La vie rêvée des anges" qui n'a laissé personne indiférent et que personne n'a oublié...dans le même ordre d'idée "Se souvenir des belles choses".
Tenez... et "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" ou Jeunet démontre, justement, qu'il n'y a pas besoin de destin fabuleux pour faire un bon film... qu'on peut construire un suspens digne d'un bon polard à partir de photos déchirées par un dépaneur de photomaton. Je revois encore l'indignation d'un copain à la fin du film... en réalité il était simplement vexé qu'on ait pu l'accrocher, l'impliquer avec si peu sans qu'il ne voit rien venir... et je le comprend tout à fait, pendant le films j'étais passioné par ce mystère.
Dans le cinéma Américain, de comparable à mon avis au niveau de la qualité du scénario je ne vois que "Memento" qui m'avait vraiment bien accroché...
Vous ne voyez pas de noms de jeunes commédiens montants en France ? C'est sans doute parceque la France ne fait plus dans le Star system...
Voilà... ce n'est bien sur que mon avis, mais c'est très important d'avoir son avis à soi plutôt que de se ranger dans un avis général créé par les médias.
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