Daredevil, Ghost Rider, Catwoman… : 10 héros qui ont essayé d'être super au cinéma
Maximilien Pierrette
Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.

Alors que Daredevil fête ses 15 ans, retour sur ces films de super-héros qui, comme lui, ont voulu relancer le genre au début des années 2000, suite aux succès de "X-Men" et "Spider-Man", avec un échec à l'arrivée.

Lancer un film de super-héros n'a aujourd'hui plus rien d'un projet risqué. C'est même un passage obligé pour tout gros studio digne de ce nom à Hollywood. La situation était cependant très différente il y a vingt ans, lorsque les ratés de Batman & Robin et Spawn semblaient avoir enterré le genre sur grand écran. Il y a bien eu l'encourageant et imparfait Blade pour redonner de l'espoir aux fans de comic books, qui doivent attendre le début des années 2000 pour que leurs personnages préférés (re)gagnent leurs lettres de noblesse.

Le 14 juillet 2000, les X-Men sortent dans les salles américaines et ouvrent la voie, malgré un succès loin du raz-de-marée (moins de 300 millions de dollars de recettes au box-office mondial, pour un budget de 75). Mais c'est assez pour que les mutants rempilent, tandis que Spider-Man connaît un succès bien plus important (821 millions de billets verts) et que l'Homme Chauve-Souris se mue en phénix en renaissant de ses cendres, sous la houlette de Christopher Nolan. Le coup de grâce intervient en 2008, lorsque sortent The Dark Knight et Iron Man, première pierre d'un Marvel Cinematic Universe amené à révolutionner le monde des blockbusters.

Mais pour tous ces succès, combien se sont cassés les dents en voulant une part du gâteau ? Alors que nous allons bientôt fêter les 10 ans du MCU, retour sur ces héros qui, à l'image d'un Daredevil qui vient de célébrer son quinzième anniversaire, ont tenté d'être super sur grand écran. Des films sortis entre 2000 et 2008, lorsque le genre revenait sur le devant de la scène sans être le mastodonte que l'on connaît aujourd'hui, et qui ont échoué pour diverses raisons.

DAREDEVIL (2003)

Sorti dans les salles mondiales au premier trimestre 2003, Daredevil est également le premier à payer les pots cassés, là où l'on avait pu être un peu plus induglents face aux défauts de X-Men ou Spider-Man. Il faut dire que le film de Mark Steven Johnson ne fait rien pour qu'on l'épargne : après les déceptions Pearl Harbor et La Somme de toutes les peursBen Affleck confirme qu'il n'est pas dans la meilleur période de sa carrière et délivre une interprétation falote de Matt Murdock, dont il peine à incarner les tourments. L'acteur n'est cependant pas aidé par l'atténuation de la violence, pourtant intrinsèque aux aventures du justicier, ce qu'une version longue et non-censurée rattrapera un peu.

Avec moins de 180 millions de dollars de recettes dans le monde (pour un budget de 80), Daredevil déçoit au box-office mais n'est pas un ratage complet. Jennifer Garner y campe une Elektra badass, son destin est fidèle aux comic books et Colin Farrell, en roue libre totale, est le seul qui semble s'éclater sous les traits du méchant Bullseye. Et pour le coup, on s'amuse lors de ses apparitions. Heureusement pour le justicier, la série lancée sur Netflix en 2015 lui offre une seconde chance qu'il saisit, avec un interprète qui défend son prédécesseur.

HULK (2003)

Quelques mois après Daredevil, Hulk débarque sur les écrans mondiaux avec une volonté de tout casser sur son passage, en bon blockbuster estival qui se respecte. Auréolé du succès de Tigre et dragon, qui lui a valu sa première nomination à l'Oscar du Meilleur Réalisateur, Ang Lee est aux commandes de cette adaptation, qui cherche autant à casser que le box-office qu'à développer une vraie vision d'auteur. Il échoue sur les deux tableaux, avec 245 millions de recettes dans le monde (moins du double de son budget) et des spectateurs et critiques majoritairement perplexes face à l'approche psychologisante du cinéaste.

Il y a pourtant de bonnes idées (les transitions sous forme de cases de bande-dessinée en tête), les notions de malédiction et de monstruosité sont assez intéressantes pour faire du personnage un anti-héros, et Eric Bana campe un bon Bruce Banner. Mais Ang Lee peine lorsqu'il s'agit de déchaîner la colère de Hulk, peu aidé par des effets spéciaux pas assez perfectionnés pour pour ne pas donner l'impression de voir le Géant Vert de la marque du même nom lancer des tanks, ou se battre avec son père lors d'un final dans lequel il est bien difficile de distinguer quoi que ce soit.

Revenu au cinéma d'auteur, Ang Lee n'est cependant pas le seul à avoir eu du mal avec Hulk : de Louis Leterrier à Taika Waititi, en passant par Joss Whedon (à deux reprises), tous ont essayé une approche différente, comme si personne ne savait exactement par quel bout le prendre. Ce n'est peut-être pas qu'une question de droits entre Universal et Disney si Bruce Banner n'a toujours pas eu de nouveau film solo depuis dix ans.

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES (2003)

Avant les Avengers, la Justice League ou encore les Watchmen de ce même Alan Moore, il y a eu La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Soit l'alliance d'Allan Quatermain, l'Homme Invisible, Dr. Jekyll et son alter ego Mister Hyde, Tom Sawyer, Mina Harker ou le Capitaine Némo. Des stars de la littérature fantastique et d'aventure rassemblées devant la caméra de Stephen Norrington, réalisateur de Blade qui espérait bien oublier ses déboires avec le studio New Line grâce à ce carton potentiel. Ce sera finalement pire.

Avec un budget réduit au dernier moment et des intempéries qui frappent la ville de Prague, où elle se tiennent, les prises de vues atteignent très vite le niveau "Terry Gilliam" sur l'échelle des tournages compliqués. Et ce ne sont pas les brouilles, de plus en plus fréquentes, entre Stephen Norrington et sa star Sean Connery qui vont arranger les choses. Bien au contraire même, si bien que le réalisateur présente sa démission à la Fox, qui le somme de retourner derrière la caméra pour finir son travail. Précédé d'une réputation de catastrophe industrielle, il sort aux États-Unis le 11 juillet 2003, et n'y récolte que 66 millions de dollars. Un échec cuisant qui aura raison de la carrière de cinéaste du metteur en scène, depuis retourné aux effets spéciaux, et de celle de son acteur, qui a pris sa retraite il y a quinze ans.

HELLBOY (2004)

Non, Hellboy n'est pas un ratage sur le plan artistique, on vous rassure tout de suite sur ce point. Mais c'est une vraie déception au box-office. Auréolé du bon accueil reçu par Blade II, qui reste à ce jour le meilleur opus de la trilogie, Guillermo del Toro jouit d'une jolie cote auprès du public geek, qui voit d'un très bon œil son envie de se frotter à Hellboy, démon né dans les flammes de l'enfer et acheminé sur Terre suite à une cérémonie nazie. Pour ne rien gâcher, c'est son acteur fétiche Ron Perlman qui prête sa carrure au personnage, et le cinéaste se voit allouer le plus gros budget de sa jeune carrière, avec 66 millions de dollars.

Une somme qu'il ne remboursera pas aux États-Unis, alors qu'il échoue aux portes des 100 à l'échelle mondiale. Ron Perlman est pourtant un excellent choix dans le rôle, les décors, costumes et maquillages sont réussis, mais quelque chose coince et empêche cette origin story de décoller vraiment. Peut-être le manque d'équilibre entre dialogues et action. Ou une volonté presque presque trop scolaire de nous présenter un personnage qui ne bénéficie pas de la célébrité d'un Batman ou d'un Superman pour se lancer sans parachute sur grand écran.

Plein de promesses, Hellboy revient sur grand écran en 2008 et peine à transformer l'essai. Passé par Cannes deux ans auparavant avec son Labyrinthe de Pan, Guillermo del Toro y est plus sûr de son talent et nous offre quelques fulgurances, mais pêche pas excès (de monstres notamment). Malgré un box-office correct (160 millions dans le monde pour un budget de 85), le troisième volet ne sera jamais vraiment annoncé jusqu'en 2017… mais avec David Harbour devant la caméra, et Neil Marshall derrière. Et plus de réussite à l'arrivée ? Réponse en 2019.

THE PUNISHER (2004)

Sorti en avril 2004 aux États-Unis, Hellboy n'est pas un chef-d'œuvre… sauf en comparaison des autres films super-héroïques qui l'ont suivi cette année-là. A commencer par le Punisher. Quinze ans après une version emmenée par Dolph Lundgren, c'est sous les traits de Thomas Jane que Frank Castle revient venger sa famille. Sans charisme mais avec un joli stock d'armes destinés à faire tomber le grand méchant incarné par John Travolta, alors aux plus grandes heures de son cabotinage.

Interdit aux moins de 16 ans en France, où il sort le 9 juin, le long métrage est certes violent, mais il se rapproche plus d'un Justicier dans la ville raté que du comic book dont il s'inspire. La subtilité n'est donc pas vraiment de mise dans ce film aux allures de DTV. Un statut dont écope chez nous sa suite réalisée par Lexi Alexander en 2008, avec Ray Stevenson dans le rôle principal, après un passage complètement manqué sur le sol américain, où les critiques sont encore moins tendres qu'avec l'opus de Jonathan Hensleigh. Comme Daredevil, c'est de Netflix qui viendra son salut, avec une série Punisher interprétée par Jon Bernthal et qui lui rend enfin justice.

CATWOMAN (2004)

Si le défi était de faire moins bien que ceux qui l'ont précédé cette année-là, alors Catwoman est une franche réussite. Pendant que Batman prépare son grand retour sous la houlette de Christopher Nolan, sa plus célèbre amie/ennemie vient faire claquer son fouet en solo, devant la caméra du frenchie Pitof, et sous les traits d'Halle Berry. Laquelle n'incarne par Selina Kyle, mais une certaine Patience Price, dessinatrice publicitaire tuée par ses patrons qui craignaient qu'elle ne dévoile leurs sombres secrets, et ressuscitée par une force mystérieuse.

A la limite de la vulgarité, la première photo du costume fait peur. Les bandes-annonces ne sont pas beaucoup plus rassurantes. Et le résultat est une catastrophe dans laquelle il n'y a pas grand-chose à sauver. Le public ne s'y est pas trompé, avec 82 petits millions de billets verts dans le monde pour un budget de 100, et le grand jeu de l'équipe est désormais d'être celui qui crachera le plus sur le long métrage. Avec son numéro lorsqu'elle vient chercher son Razzie Award de la Pire Actrice en 2005, Halle Berry mène la danse, suivie de Pitof et de l'un des six (!) scénaristes, qui l'a récemment qualifié de "film de merde".

Vue en bien meilleure forme dans le Dark Knight Rises de Christopher Nolan, qui n'aura donc pas sauvé que Batman, Catwoman n'est pas revenue sur grand écran depuis 2012, et n'a toujours pas de projet solo pour rattraper celui-ci.

MAN THING (2005)

Connaissez-vous Man Thing ? Non ? Ceci explique peut-être cela. Et c'est peut-être mieux ainsi. Si les studios ont pu faire preuve de frilosité avec les super-héros au début des années 2000, l'équivalent Marvel de la Créature du Marais de DC a eu droit au pire traitement en la matière, et ne partait donc pas gagnante. Surtout que le film de Brett Leonard (Le Cobaye) a dès le départ été envisagé comme un DTV. Ambition, quand tu nous tiens.

C'est donc en Australie que le réalisateur a mis en scène une histoire censée se dérouler en Louisiane, dans laquelle une créature s'en prend à ceux qui ont pollué son marais. C'est pourtant le scénariste qui aurait dû écoper pour ce nanar horrifique que les Américains ont découvert sur la chaîne SyFy, et dans lequel on ne sait pas trop ce qui est pire entre la direction artistique et les acteurs (dont Rachael Taylor, qui connaîtra une seconde vie marvelienne dans la série Jessica Jones sur Netflix). Étonnament, il n'a jamais été question d'une nouvelle adaptation.

ELEKTRA (2005)

Nous l'avons vu plus haut : Elektra était l'un des rares satisfactions de Daredevil. Plutôt que de poursuivre les aventures du justicier sans peur, la Fox a préféré ressusciter la tueuse en adaptant les comic books signés Frank Miller. Sans Ben Affleck, mais sans succès non plus. Le public et la critique ont en effet été moins indulgents avec ce spin-off qui n'a pourtant pas coûté grand-chose (43 millions de dollars) mais n'en rapporte pas beaucoup plus (56 dans le monde).

Malgré le retour de Jennifer Garner dans le rôle-titre, et de la présence de la "Main", célèbre organisation mafieuse née dans les comic books, Elektra suscite, au mieux, un ennui poli, avec ses combats mous du genou, son intrigue peu passionnante et ses personnages trop lisses. Comme beaucoup de protagonistes de cet article, la tueuse fera meilleure impression sur Netflix, dans la saison 2 de Daredevil puis The Defenders.

LES 4 FANTASTIQUES (2005)

Là encore, il ne s'agit pas d'une catastrophe. A côté de l'opus produit à la va-vite en 1994, pour profiter de droits avant qu'ils n'expirent, c'est même un chef-d'œuvre. Mais avoir de vrais effets spéciaux au lieu d'un bras en mousse pour représenter Mister Fantastic ne suffit pas et le public va rapidement s'en rendre compte face à ce long métrage qui cible un public familial, gags et blagues potaches à la clé, mais peine convaincre. La faute, notamment, au manque d'alchimie du quatuor, et de charisme de son leader.

Seuls Chris Evans, en tête brûlée, et Michael Chiklis, en Chose porteuse d'un peu de gravité bienvenue, sortent vraiment du lot. Avec 330 millions de dollars de recettes dans le monde, pour un budget de 100, le film a néanmoins assez de succès pour qu'une suite soit lancée. Deux ans plus tard, et forte de la présence du spectaculaire Surfer d'Argent, elle permet à la saga d'améliorer quelque peu sa copie. Mais elle rapporte moins que son prédécesseur et reste encore un peu déçevante. Pas autant que le reboot sorti en 2015, et où la production chaotique a eu raison des bonnes intentions du réalisateur Josh Trank.

GHOST RIDER (2007)

Quoi que l'on pense de Nicolas Cage, que nous avons récemment défendu avec ardeur, force est de constater que ce passionné de super-héros (qui emprunte son nom d'artiste à Luke Cage) n'a pas eu de chance avec eux : le mal nommé Superman Lives, dans lequel il devait incarner le natif de Krypton, est mort pendant la pré-production ; et son interprétation de Ghost Rider n'est mémorable que pour de mauvaises raisons. Il l'a pourtant dans la peau ce personnage, grâce à l'un de ses tatouages, mais il faut croire que Mark Steven Johnson, déjà réalisateur de Daredevil, n'est pas fait pour le genre.

Ennuyeux au possible, le film flirte avec le nanar lorsque Wes Bentley et Peter Fonda viennent jouer les démons, ou que Nicolas Cage, qui donne pourtant tout ce qu'il a, se tord dans tous les sens au moment où Johnny Blaze devient Ghost Rider. Pour le côté faustien propre au comic book original, on repassera. Et ce n'est pas la suite qui y changera quelque chose en 2012. Mise en scène par les réalisateurs déjantés d'Hyper Tension, elle nous vaut un making-of rigolo dans lequel les cinéastes chaussés de rollers se font tracter par des voitures caméra en main. Le résultat est cependant moins drôle et s'avère même fatigant, malgré l'investissement de son acteur principal et les présences d'Idris Elba et Christophe Lambert au casting.

Entre les deux films, Iron Man puis The Dark Knight sont venus redonner leurs lettres de noblesse aux super-héros sur grand écran, donc le ratage de Ghost Rider : L'Esprit de vengeance paraît finalement anecdotique, l'année où Avengers et The Dark Knight Rises retournent le box-office mondial. Comme beaucoup de personnage évoqués ici, le motard trouvera un second souffle à la télévision, mais sur ABC, pas Netflix, grâce à la saison 4 d'Agents of S.H.I.E.L.D., qui met en scène Robbie Reyes, itération plus récente du personnage. Pour laisser la porte ouverte à un retour de Nicolas Cage ?

Daredevil (2003)

Daredevil est le premier à payer les pots cassés, là où l'on avait pu être un peu plus induglents face aux défauts de X-Men ou Spider-Man. Il faut dire qu'il ne fait rien pour qu'on l'épargne : Ben Affleck confirme qu'il n'est pas dans la meilleur période de sa carrière et livre une interprétation falote de Matt Murdock, pas aidé par l'atténuation de la violence, pourtant intrinsèque aux aventures du justicier.

Hulk (2003)

Auréolé du succès de Tigre et dragon, Ang Lee est aux commandes de cette adaptation, qui cherche autant à casser que le box-office qu'à développer une vraie vision d'auteur. Il échoue sur les deux tableaux, avec 245 millions de recettes dans le monde (moins du double de son budget) et des spectateurs et critiques majoritairement perplexes face à l'approche psychologisante du cinéaste, qui ne manque pourtant pas de bonnes idées.

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (2003)

Avec un budget réduit au dernier moment et des intempéries qui frappent la ville où il se tient, le tournage atteint très vite le niveau "Terry Gilliam" sur l'échelle des prises de vues compliquées. Et ce ne sont pas les brouilles entre Stephen Norrington et sa star Sean Connery qui vont arranger les choses. A l'arrivée, un échec cuisant qui aura raison de la carrière de cinéaste du metteur en scène et de celle de son acteur, qui a alors pris sa retraite.

Hellboy (2004)

Ron Perlman est un excellent choix dans le rôle, les décors, costumes et maquillages sont réussis, mais quelque chose coince et empêche cette origin story de décoller vraiment. Peut-être le manque d'équilibre entre dialogues et action. Ou une volonté presque presque trop scolaire chez Guillermo del Toro de nous présenter un personnage qui ne bénéficie pas de la célébrité d'un Batman ou d'un Superman pour se lancer sans parachute sur grand écran.

The Punisher (2004)

Quinze ans après une version emmenée par Dolph Lundgren, c'est sous les traits de Thomas Jane que Frank Castle revient venger sa famille. Sans charisme mais avec un joli stock d'armes destinés à faire tomber le grand méchant incarné par John Travolta, alors aux plus grandes heures de son cabotinage. Le long métrage est certes violent, mais il se rapproche plus d'un Justicier dans la ville raté que du comic book dont il s'inspire.

Catwoman (2004)

Une catastrophe dans laquelle il n'y a pas grand-chose à sauver. Le public ne s'y est pas trompé, et le grand jeu de l'équipe est désormais d'être celui qui crachera le plus sur le long métrage. Avec son numéro lorsqu'elle vient chercher son Razzie Award de la Pire Actrice en 2005, Halle Berry mène la danse, suivie de Pitof et de l'un des six (!) scénaristes, qui l'a récemment qualifié de "film de merde".

Man Thing (2005)

C'est en Australie que le réalisateur a mis en scène une histoire censée se dérouler en Louisiane, dans laquelle une créature s'en prend à ceux qui ont pollué son marais. C'est pourtant le scénariste qui aurait dû écoper pour ce nanar horrifique dans lequel on ne sait pas trop ce qui est pire entre la direction artistique et les acteurs. Étonnament, il n'a jamais été question d'une nouvelle adaptation.

Elektra (2005)

Une suite de Daredevil sans Ben Affleck, mais sans succès non plus. Malgré le retour de Jennifer Garner dans le rôle-titre, et de la présence de la "Main", célèbre organisation mafieuse née dans les comic books, Elektra suscite, au mieux, un ennui poli, avec ses combats mous du genou, son intrigue peu passionnante et ses personnages trop lisses.

Les 4 Fantastiques (2005)

A côté de l'opus produit à la va-vite en 1994, c'est un chef-d'œuvre. Mais avoir de vrais effets spéciaux au lieu d'un bras en mousse pour représenter Mister Fantastic ne suffit pas et le public va rapidement s'en rendre compte face à ce long métrage qui cible un public familial, gags et blagues potaches à la clé, mais peine convaincre. La faute, notamment, au manque d'alchimie du quatuor, et de charisme de son leader. Seuls Chris Evans, en tête brûlée, et Michael Chiklis, en Chose porteuse d'un peu de gravité bienvenue, sortent vraiment du lot.

Ghost Rider (2007)

Ennuyeux au possible, le film flirte avec le nanar lorsque Wes Bentley et Peter Fonda viennent jouer les démons, ou que Nicolas Cage, qui donne pourtant tout ce qu'il a, se tord dans tous les sens au moment où Johnny Blaze devient Ghost Rider. Pour le côté faustien propre au comic book original, on repassera. Et ce n'est pas la suite qui y changera quelque chose en 2012.

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