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    De Sean Penn à Serge Gainsbourg, ces 13 réalisateurs ont fait tourner leurs enfants
    3 oct. 2021 à 10:00
    Marine de Guilhermier
    Marine de Guilhermier
    -Journaliste
    Passionnée par le grand et le petit écran et fascinée par les acteurs, Marine a des goûts très éclectiques. Elle a néanmoins une préférence pour le cinéma américain et dévore tout ce qui lui passe devant les yeux, de l'immense blockbuster au plus petit film indépendant.

    Sean Penn, Emmanuelle Bercot, Francis Ford Coppola, Serge Gainsbourg… Qu’ont en commun tous ces cinéastes ? Eh bien, d’avoir fait tourner leurs enfants dans leurs films !

    Si beaucoup de réalisateurs ont un jour filmé leurs fils ou leurs filles, il s’agit souvent d’apparitions furtives ou de rôles très secondaires. Judd Apatow ou Clint Eastwood ont, par exemple, plusieurs fois fait tourner leur progéniture et, plus récemment, Alexandre Astier a fait figurer 6 de ses 7 enfants au casting de Kaamelott - Premier volet.

    Flag Day
    Flag Day
    De Sean Penn
    Avec Dylan Penn, Sean Penn, Josh Brolin, Norbert Leo Butz, Dale Dickey

    Mais quelques cinéastes offrent des rôles de plus grande envergure à leurs rejetons, voire parfois leur confient des premiers rôles. C’est le cas de Sean Penn, dont la fille crève l’écran dans son dernier film, Flag Day, ou des 12 autres metteurs en scène ci-dessous.

    Sean Penn filme Dylan Penn dans "Flag Day"

    Allen Fraser / Le Pacte

    Si Dylan Penn a fait ses premiers pas en tant qu’actrice en 2015 dans le film d’horreur Condemned et qu’elle est ensuite apparue dans Elvis & Nixon en 2016, c’est son père qui l’a véritablement révélée au grand public grâce à Flag Day, actuellement en salles. Pour ce long-métrage passé par Cannes, Sean Penn s’est inspiré d’une histoire vraie, celle du faussaire John Vogel, qu’il incarne lui-même, et de sa fille Jennifer, rôle qu’il a donc confié à sa propre fille. Flag Day est le portrait de cette jeune femme qui lutte pour guérir des blessures de son passé, tout en reconstruisant sa relation père-fille.

    Lisa Azuelos filme Thaïs Alessandrin dans "Mon bébé"

    David Koskas / Pathé

    Lisa Azuelos a plusieurs fois fait appel à sa fille Thaïs Alessandrin pour ses longs-métrages. On a ainsi pu la voir en fille de Sophie Marceau et soeur de Christa Theret dans LOL ou en fille de François Cluzet dans Une Rencontre mais c’est dans Mon Bébé (2019) que sa mère lui offre pour la première fois un rôle principal. Inspirée de leur propre histoire, cette comédie dramatique récompensée du Grand Prix au Festival de l’Alpe d’Huez et du Prix d’Interprétation féminine pour Sandrine Kiberlain raconte les difficultés d’une maman à accepter le départ de sa plus jeune fille pour des études au Canada.

    Zabou Breitman filme Antonin Chalon dans "No et moi"

    Diaphana Distribution

    Dès sa première réalisation, Se souvenir des belles choses, Zabou Breitman a donné un rôle à son fils, Antonin Chalon. L’actrice en a d’ailleurs fait une habitude puisque le jeune homme est ensuite apparu dans tous ses longs-métrages, dont No et moi en 2010. Dans cette adaptation du roman du même nom de Delphine de Vigan, Antonin Chalon incarne Lucas, jeune lycéen qui se lie d’une belle amitié avec les héroïnes Lou et No. Un rôle qui lui a valu le prix du Meilleur espoir masculin aux Lumières de la presse étrangère en 2011.

    John Huston filme Anjelica Huston dans "L'Honneur des Prizzi"

    Carlotta Films

    Anjelica Huston a tourné plusieurs fois pour son père, le légendaire réalisateur John Huston (Le Faucon maltais, Les Désaxés…), notamment dans Promenade avec l'amour et la mort (1969) qui la révéla au public. Mais il lui a également confié un autre rôle qui fera date dans sa carrière puisqu’il lui permettra d’obtenir l’Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle en 1986 : celui de Maerose Prizzi dans L’Honneur des Prizzi. Dans cette comédie policière, elle donne la réplique à Jack Nicholson et Kathleen Turner, qui incarnent un couple de tueurs à gages.

    Yvan Attal filme Ben Attal dans "Mon chien Stupide"

    StudioCanal

    Comme la plupart des acteurs cités ici, c’est pour son père que Ben Attal a pour la première fois joué la comédie. Il est ainsi apparu dans Ma femme est une actrice et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, aux côtés d’Yvan Attal mais aussi de sa mère Charlotte Gainsbourg. Une expérience qu’il a réitérée en 2019 avec Mon chien Stupide dans lequel il a une nouvelle fois incarné le fils de ses parents mais avec bien plus de présence à l’écran. Le 1er décembre prochain, on le retrouvera de nouveau à l’affiche d’un film de son père, Les Choses humaines, drame dont il tient cette fois le premier rôle masculin.

    Emmanuelle Bercot filme Nemo Schiffman dans "Elle s'en va"

    Wild Bunch Distribution

    Quand il a appris que sa mère, Emmanuelle Bercot, écrivait le film Elle s’en va pour Catherine Deneuve, le jeune Nemo Schiffman lui a demandé s’il pourrait venir sur le tournage car son rêve était de serrer la légendaire comédienne dans ses bras. Un rêve qu’il a pu réaliser puisque sa mère l’a alors intégré au scénario dans le rôle du petit-fils de Catherine Deneuve. Un personnage qui est même devenu l’un des principaux de l’intrigue !

    Richard Linklater filme Lorelei Linklater dans "Boyhood"

    Diaphana Distribution

    Pour Boyhood, son projet qui a fait date dans l’histoire du 7e Art pour avoir été tourné sur 12 ans avec les mêmes comédiens, Richard Linklater a engagé un garçon de six ans, Ellar Coltrane, qu’il a donc filmé jusqu’à ses 18 ans. Et pour incarner sa soeur, c’est tout naturellement que le cinéaste s’est tourné vers sa propre fille Lorelei Linklater, qui a ainsi été embarquée dans cette folle aventure aux côtés également de Patricia Arquette et Ethan Hawke.

    Philippe Garrel filme Louis Garrel dans "Les Amants réguliers"

    Ad Vitam

    Louis Garrel fait lui aussi partie de ces acteurs qui ont commencé le cinéma devant la caméra d'un de leurs parents, ici Philippe Garrel, son père. À 6 ans, il lui donnait notamment la réplique, mais aussi à sa mère Brigitte Sy, dans Les Baisers de secours, mais il faudra attendre 2005 pour que son paternel ne lui offre un premier rôle : celui de François Dervieux dans Les Amants réguliers qui lui vaut le César du Meilleur espoir masculin. Il partage l’affiche de cette romance située juste après mai 68 avec Clotilde Hesme.

    Samuel Benchetrit filme Jules Benchetrit dans "Asphalte"

    Paradis Films

    Pour interpréter l’un des six personnages principaux d’Asphalte (2015), Samuel Benchetrit a choisi nul autre que le fils qu’il a eu avec Marie Trintignant : Jules Benchetrit. Le jeune homme, qui avait déjà joué pour son paternel dans Chez Gino, y incarne Charly, un ado délaissé qui se lie d’amitié avec une actrice campée par Isabelle Huppert. Père et fils ont depuis collaboré à nouveau puisque Jules fait partie de la distribution de Cette musique ne joue pour personne, actuellement en salles.

    Francis Ford Coppola filme Sofia Coppola dans "Le Parrain, 3e partie"

    United International Pictures (UIP)

    Surtout connue pour son travail de réalisatrice, Sofia Coppola s’est essayée à la comédie dans sa jeunesse, notamment pour son père Francis Ford Coppola. Si elle a, la plupart du temps, fait de la figuration pour lui, un de ses personnages a marqué les esprits : celui de Mary Corleone, fille de Michael Corleone (Al Pacino) dans Le Parrain III. Un rôle qu’elle a obtenu à la dernière minute en remplacement de Winona Ryder, tombée malade, et pour lequel elle a été très critiquée. Elle a même reçu le Razzie Award du Pire second rôle féminin pour sa prestation. Une expérience qui marquera la fin de sa carrière d’actrice puisqu’elle ne fera après ça que trois petites apparitions au cinéma.

    Richard Berry filme Joséphine Berry dans "Moi César, 10 ans 1/2, 1m39"

    TFM Distribution

    Pour compléter l'attachant trio principal de Moi César, 10 ans 1/2, 1m39 aux côtés de Jules Sitruk et Mabo KouyatéRichard Berry a tout naturellement fait appel à sa fille, Joséphine Berry, puisqu’il avait écrit le personnage de Sarah en s’inspirant d’elle. Dans ce film sur les affres de la préadolescence, elle fait tourner la tête de ses deux amis, si différents mais si complémentaires.

    Serge Gainsbourg filme Charlotte Gainsbourg dans "Charlotte For Ever"

    AMLF

    On l’oublie parfois mais Serge Gainsbourg a réalisé quelques films, notamment Charlotte For Ever, sorti en 1986, dont il partage l’affiche avec sa fille Charlotte Gainsbourg et qui a fait scandale à sa sortie pour son atmosphère incestueuse. Il y joue un scénariste alcoolique et suicidaire qui n'a pour seule raison de vivre sa fille, Charlotte, avec qui il entretient des relations conflictuelles.

    Kevin Smith filme Harley Quinn Smith dans "Yoga Hosers"

    starstream Entertainment

    En 2016, Kevin Smith a lancé les carrières de Lily-Rose Depp et Harley Quinn Smith, sa propre fille, avec le déjanté Yoga Hosers, une comédie d’horreur dont elles tiennent les premiers rôles. Les deux amies à la ville y interprètent Colleen et Colleen,15 ans et demi, bien décidées à aller à la fête d’un garçon plus âgé mais dont les plans sont perturbés par un esprit maléfique. Les deux comédiennes en herbe donnent notamment la réplique à un certain Johnny Depp, complètement grimé.

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    Commentaires
    • bassmann
      ne sert pas à payer les musiciens, car ce n'est tout simplement pas le cas : pour les acteurs français non plus. Donc c'est unilatéral ton propos du coup? En fait je ne confonds pas tout, c'est juste toi qui réalise que ton exemple sur la tva est bidonné. Du coup tu coinces.ne permet pas du tout à des petits d'exister :Et si. Sans le CNC, des films comme Grave ou Les misérables n'existeraient pas. Un François Ozon n'aurait sûrement jamais eu cette carrière (et ce sont des exemples, inutiles de me faire une critique ciné, je m'en fous)prolétaire, milliardaire : Gentils/méchants? On peut continuer sur ce registre manichéen si tu veux. Des dérives doivent exister, je n'en doute pas un seul instant. Mais ç'est pas suffisant pour tirer une conclusion aussi candide des bienfaits de ce système.Mais tu peux, si tu le souhaites, continuer de penser à tort que l'argent public rémunérèrent grassement les acteurs. Tu confonds tout, mais tu en as le droit.Sur ce...
    • bassmann
      -Ben non. Que tu sois convaincu ne te donnes pas raison. Ce n'est pas les 10% ponctionnés sur ton ticket qui rémunère les acteurs. Que tu le veuilles ou non, ce n'est factuellement pas le cas. Fin. - Que ça te fasse ni chaud ni froid, c'est hors sujet. - trouveraient des investisseurs : c'est justement ce que tu n'arrives pas à comprendre. Sans cette aide financière, ils n'auraient pas les fonds suffisants. C'est aussi une garantie pour la qui prend un peu moins de risque. - Il ne sert qu'à faire payer aux pauvres les loisirs des riches : ah oui je vois ...... pourquoi je suis encore là à te parler ?
    • Melnibonéen
      Ben si, l'argent public rémunère grassement les acteurs. Quand cet argent finance un film, alors il finance le salaire des gens qui travaillent sur ce film. Dont les acteurs.Cela ne ferait ni chaud ni froid que des films comme Grave, les misérables ou les films d'Ozon n'existent pas. Et en plus c'est faux, les films susceptibles de rapporter de l'argent trouveraient des investisseurs. Un film comme les misérables seraient donc forcément financé.Ce système est en lui-même une dérive. Il ne sert qu'à faire payer aux pauvres les loisirs des riches.Désolé de mon manichéisme, mais c'est le parfait résumé de ce système : faire payer aux pauvres les loisirs des riches.
    • Shaman
      Faire tourner ses enfants c'est quand même sacrement dégueulasse!
    • Melnibonéen
      Si, je confirme que tu confonds tout.Dans ton exemple des billets de concerts, c'est normal que les gens ne disent pas que la TVA qu'ils payent en plus du billet ne sert pas à payer les musiciens, car ce n'est tout simplement pas le cas.Quand les gens payent la taxe du CNC sur le billet d'un blockbuster américain, personne ne dit non plus que cette taxe sert à financer les blockbusters américains !Et cette taxe ne permet pas du tout à des petits d'exister, elle permet aux copains et aux bien-vus de la petite coterie du cinéma français d'exister.Je me souviens avoir vu une liste annuelle de tous les films qui avaient été financés par le CNC, celle de 2017 ou 2018 je crois (on notera qu'elle particulièrement difficile à trouver). J'avais été étonné de voir dans cette liste le film Les Estivants, un film écrit et réalisé par Valeria Bruni Tedeschi. Cette femme vient d'une famille de milliardaire italien et sa soeur (Carla Bruni) est marié à un ex-président de la République.Cela doit faire plaisir aux prolétaires qui payent un billet pour voir un blockbuster américain qu'une partie de ce qu'ils payent est en fait une taxe qui sert à financer les projets artistiques d'une fille de milliardaire.
    • bassmann
      tu confonds un peu tout : Absolument pas. Je dis justement que cette TVA se retrouve partout et je donne pour exemple les billets de concerts. Et a priori, je n'ai jamais entendu personne dire que les musiciens étaient rémunérés par l'argent public, ni même que les fils de (sujet de ton mécontentement) dans le monde de la musique n'étaient pas légitimes, car financés par cette même TVA. D'ailleurs cette TVA n'est pas destinée au CNC, donc ton argument ne tient pas. Pour cette taxe du CNC, qui est une invention formidable, car elle permet à des petits d'exister, elle n'a pas vocation à rémunérer les acteurs mais à contribuer à la création d'œuvres artistiques. Donc non, je répète, cet argent public ne finance pas ce népotisme que tu critiques tant. Tu confonds tout
    • Melnibonéen
      Non, tu confonds un peu tout.Quand tu payes de la TVA sur un billet de concert, cette TVA va permettre de financer l'éducation nationale, la police, la justice, et l'ensemble des dépenses publiques. Donc il s'agit bien d'argent public. Seulement la destination de cet argent n'est pas fixé par avance, il se rajoute à l'ensemble des recettes de l'état afin de financer l'ensemble des dépenses de l'état.Cette taxe du CNC, c'est exactement pareil, à la différence près que l'argent prélevé sur le prix des billets ne va pas servir à financer l'ensemble des dépenses de l'état, mais seulement une dépense particulière de l'état, qui est le financement des films.Cela ne change absolument rien au fait qu'il s'agit d'argent public.
    • bassmann
      Oui et non. D'une part, parce qu'il y a les 2. La taxe du CNC ET la la TVA. La TVA, ça coule de source, tu la payes pour absolument tout. Quand tu vas voir un concert, tu payes une TVA sur ton billet. C'est pas pour ça que tu vas considérer que les zikos sont payés par l'argent public, si? La TVA ne représente que 5% environ, c'est donc une contre vérité de dire que les acteurs sont payés grâce à l'argent public. Ensuite la taxe de 10% pour le CNC, permet elle de financer des créations artistiques (des films donc). Comme dans un spectacle ou une taxe est prise sur ta bière pour les associations. Ca ne rémunère pas directement les humains mais alimentent la trésorerie pour faire d'autres spectacle
    • Melnibonéen
      Je sais. Cela s'appelle une taxe sur la consommation. Comme la TVA.Et c'est de l'argent public.Le fait que la destination de la dépense de cette taxe soit prévue à l'avance dans le budget national ne change rien au fait que c'est de l'argent public.
    • elise d.
      Clint Eastwood a fait joue ses enfants aussi en autre gran torino et invictus
    • bassmann
      Non. Non et Non. Ce n'est pas l'argent public qui finance le cinéma Français.https://upopi.ciclic.fr/app...Toi tu participes puisqu'un pourcentage est pris sur ton billet de cinéma (environ 10%) par le CNC
    • Balibou
      Il faut embaucher les acteurs au talent - Les gens qu'on entend quand on parle de représentation des minorités , mais plus rarement quand il s'agit des fils/filles ou époux/épouses choisis sans casting qui font légion dans le milieu ^^
    • tueurnain
      Oui, c'est évident!
    • Subotaï
      Je n'aurait pas dit mieuxEt il y a aussi une différence évidente de talent d'acteur entre une Angelica Houston et les exemples français cités ici
    • Cowboys from Hell
      Il y a aussi Steven Spielberg qui a filmé sa fille Sasha dans Pentagon Papers.
    • Melnibonéen
      Le népotisme dans le milieu du show business, un sujet sans fin. Autant cela ne me dérange pas trop dans le cinéma américain car le financement est privé (là ça se rapproche des chefs d'entreprises qui lèguent leur usine à leur enfant), autant cela me choque plus dans le cinéma français qui est financé par de l'argent public.
    • Jean-Michel Nguyen
      Comment ne pas oublier Dario et Asia Argento dans 'Trauma' (1993), 'Le Syndrome de Stendhal' (1996), 'Le Fantôme de l'Opéra' (1998), 'Mother of Tears' (2007), 'Dracula' (2012) ?
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