Derniers Avis : La Femme la plus riche du Monde - Page 20
La Femme la plus riche du Monde
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René Xavier Rosnoblet
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4,5
Publiée le 5 novembre 2025
S'il ne s'était agi de La Femme la plus Riche du Monde, le titre eût pu être La Femme la plus Seule du Monde... Cette fiction d'après l'histoire vraie de Liliane Bettencourt m'a plongé au coeur de cette Saga familiale qui commence telle une comédie grinçante avec les répliques cinglantes de Pierre-Alain Fantin, alias François Marie Banier, interprété avec subtilité par Laurent Laffitte, et avec l'affranchissement des conventions sociétales de Marianne Farrère, alias Liliane Bettencourt, incarnée par la grande Isabelle Huppert, victime consentante de son protégé fallacieux et tonitruant pique-assiette, pseudo artiste, photographe et écrivain raté. Mais au fur et à mesure, l'intrigue bascule et nous sommes embarqués au sein de règlements de comptes familiaux salaces dont l'argent demeure le maître mal. Je voudrais souligner la prestation magistrale, selon moi, de Raphaël Personnaz qui joue le rôle de Jérôme, le majordome des Bettencourt qui crève l'écran, à l'instar d'un Alain Delon mais avec l'humanité et la sensibilité en plus. Je suis ressorti groggy et pantois en apprenant que le photographe de fortune a empoché, in fine, plus de 600 millions d'euros non rendus après les délibérations de la justice, des largesses de celle qu'il se plaisait à appeler sa reine...
Déçu. Le côté performance d’acteur surtout pour Laurent Lafitte prend vite le dessus avec un jeu trop théâtral et excessif. Au début on sourit puis on n’y croit plus et c’est tout le film qui en pâtit.
S'il ne sétait agi de La Femme la plus Riche du Monde, le titre eût pu être La femme la plus seule du monde... Cette fiction, d'après l'histoire vraie de Liliane Bettencourt, m'a plongé dans cette saga familiale qui commence telle une comédie grinçante avec les répliques cinglantes de Pierre-Alain Fantin, alias François-Marie Banier, interprété avec subtilité par Laurent Laffitte et avec l'affranchissement des conventions sociétales de Marianne Farrère, alias Liliane Bettencourt incarnée par la grande Isabelle Huppert, victime consentante de son protégé fallacieux et tonitruant pique-asssiette pseudo artiste, photographe et écrivain raté. Mais au fur et à mesure, l'intrigue bascule et nous sommes embarqués dans des règlements de comptes familiaux salaces dont l'argent demeure le maître-mal. Je voudrais souligner la prestation magistrale, selon moi, de Raphaël Personnaz qui joue le rôle de Jérôme, le majordome des Bettencourt qui crève l'écran à l'instar d'un Alain Delon mais avec plus d'humanité et de sensibilité. Je suis ressorti groggy et pantois en apprenant que l'impertinent photographe de fortune a empoché, in fine, plus de 600 millions d'euros des largesses de celle qu'il appelait ["s]a reine", faiseuse d'un Roi maudit...
J’y allais un peu à reculons, et pourtant que c’est bien ! Si Laffite est PARTOUT en ce moment au cinéma, il brille ici d’une force comme rarement. On le reconnaît si peu tellement il se perd dans son personnage. Son César sera mérité ! Le film n’est pas un « succession à la française » comme on a pu le lire, mais plutôt une satire mordante sur ces ultra riches, les faux semblants et ceux qui profitent. A ne pas manquer !
Comment ne pas être emballé par la justesse du scénario, toujours à la limite, sans déborder, par le jeu de tous les interprètes, en tête, rayonnante et sublime, dans l'outrance contenue, et les autres...Tout cela inspiré de l'affaire , donc tout à fait crédible. Réussite de la mise en scène également, sans esbroufes. Un régal!
Comme je m'intéresse aux pervers narcissiqueLa Femme la plus riche du monde revisite l’affaire Bettencourt en se concentrant sur la relation trouble et fascinante entre Liliane Bettencourt et François-Marie Banier. Le film réussit particulièrement bien à dévoiler les mécanismes d’emprise psychologique : fascination, vulnérabilité affective, dépendance financière… On ressent avec intensité la manière dont l’héritière, malgré sa puissance économique, devient prisonnière d’un besoin vital de reconnaissance et de présence humaine.
Le récit prend le temps de montrer les zones grises : Banier n’est pas un simple « voleur de vieille dame », mais un manipulateur charmeur, narcissique, qui sait parfaitement exploiter les failles affectives de Bettencourt. Ce rapport PN – victime (pervers narcissique / victime), rarement aussi bien représenté au cinéma, constitue le véritable cœur du film.
Là où le film déroute davantage, c’est dans son choix d’Isabelle Huppert. Elle livre une performance maîtrisée, précise, pleine de subtilité — mais son apparence reste assez éloignée de la réelle Liliane Bettencourt, notamment en termes d’âge. Cette distance physique peut parfois casser l’illusion et affaiblir la crédibilité du personnage, surtout dans les scènes de fragilité qui auraient gagné à être interprétées par une actrice plus âgée.
Malgré ce léger décalage, la mise en scène soignée, les dialogues ciselés et le traitement intelligent du scandale judiciaire en font un film captivant, qui ne se contente pas de raconter une affaire médiatisée : il explore la tragédie intime d’une femme entourée d’argent, mais terriblement seule.
La femme la plus riche du monde, comme nouvelle vague présentait l'univers redondant du tournage d'A bout de souffle du film de Godard fait plus que vaguement redondance redondance de la saga Bettencourt dont les médias nous ont rincés. Le film tente en vain de nous y intéresser à nouveau, comme s'intéresse à L'argent de la vieille tout ce petit monde, sans jamais parvenir au niveau de la comédie italienne. Ici tout le monde ou presque est riche, ainsi par exemple les salaires du petit personnel de Marianne la riche (Isabelle Huppert) doublent, triplent à mesure que le photographe Pierre-Alain Fantin (Laurent Lafitte) bon à peu près à rien mais capable d'à peu près tout prétend rafraîchir son image, à elle, pour l'escroquer et braquer contre lui - et ses largesses, à elle - la famille qui étouffe au nom de la pérennité menacée de l'empire de la cosmétique, la manne, par les écarts d'une Marianne sous emprise. Imbroglio de classe, reproches de la mère, Marianne, à sa fille (Marina Foïs) et réciproquement, ajouté à un "brin", par euphémisme, de mauvaise passe du mari antisémite dans sa jeunesse (André Marcon tient le rôle le plus nuancé). Ce faisant les choix du film sont lisses et balisés au nom du happy end et spectateur captif de sa superficialité.
les personnages sont croustillants et très bien interprétés, il y a pas mal d'humour mais au bout d'un moment le film manque un peu de dramaturgie et piétine un peu
Très bon film ..dont l'es jeux d'acteurs sont comme à chaque fois excellents.. l'histoire reflète bien un monde à part,,hors normes .. où le luxe par son excentricité ne suffit pas à rendre les gens heureux...malgré cette toute puissance que peut représenter l'argent... cela n'empêche pas ces riches d'être souvent très seuls.. entourés surtout d'opportunistes
les acteurs nous transportent dans cette chronique où l'argent corrompt tout. Laurent laffite est parfaitement insupportable en profiteur abusif. Les costumes sont percent également l'écran notamment certains chemisiers de Marina Fois et Isabelle Huppert.
Ce film avait tout pour me déplaire : une histoire qui a priori ne m'intéresse pas vraiment (l'emprise du photographe François-Marie Banier sur Lilianne Bétancourt), un casting un peu tape-à-l'oeil et un réalisateur, Thierry Klifa, que je connais pas.
Et pourtant La femme la plus riche du monde s'avère être un bon film, qui mêle avec subtilité la comédie caustique à l'étude de caractère, en flirtant avec le mélodrame familial.
En effet, si on rit d'abord de la crédulité du personnage joué à la perfection par Isabelle Huppert (ne serait-ce pas la femme la plus bête du monde ?), on est peu à peu touché par son appétit de vivre souverain et sa volonté d'échapper aux carcans qui l'ont bridé toute sa vie (c'est peut-être au final la femme ... la plus triste du monde).
Le film interroge également des notions comme le libre-arbitre, la relation à l'argent quand on en a vraiment beaucoup, la fidélité filiale (formidable Marina Fois) et professionnelle (Raphaël Personnaz, très juste).
Tout cela est intéressant mais le film ne serait pas aussi plaisant sans l'interprétation XXL de Laurent Lafitte, jamais aussi bon que quand il joue les salauds séduisants, dans un registre qui rappelle un peu sa performance en Bernard Tapie.
Déception. Une comédie ? Dans les trente premières minutes. Puis on se lasse du jeu vulgaire de M. Lafitte. Un drame ? dans les faits peu-être, mais les personnages sont trop superficiels pour être crédibles.
Fa-bu-leux ! Je vous conseille d’aller voir « La femme la plus riche du monde » (librement inspiré par l’affaire Liliane Bettencourt / François-Marie Bannier) : une comédie jouissive, portée par d’impressionnants numéros d’acteurs. Huppert et Lafitte forment un duo virtuose dans cette comédie finement dialoguée. Marina Foïs et Raphaél Personnaz complètent à merveille ce casting 5 étoiles.. À lui seul, le numéro de Laurent Lafitte mérite le détour : tout le film tourne autour de son cocktail de vanité, de duplicité, de cupidité et de vulgarité. Un acteur au sommet de son art.