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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2013
Un peu long, pas très très mouvementé, mais assez prenant tant DD Lewis est sublime dans son personnage impitoyable. Certains dialogues valent le détour, la photographie n'est pas sans reste, et la mise en scène porte un scénario dont une seule véritable surprise en sauve la mise. Je soulignerai les 10 premières minutes qui sont assez uniques dans leur genre et qui nous emportent dans l'histoire donc on ne se détachera plus jusqu'à un joli final.
Très beau film, une très bonne mise en scène et deux acteurs principaux magistraux (Daniel Day-Lewis et Paul Dano) pour ce récit où les États-Unis se construisent peu à peu, et où l'on retrouve déjà le diptyque sacré du pays : Religion-Argent.
A grand réalisateur, grand acteur. Daniel Day Lewis est hypnotique, mais les seconds roles ne sont pas en reste aussi. Paul W. Anderson arrive a instauré une ambiance ultra saisissante (merci à Greenwood pour la musique), une inquiétude, une tension qui s'accumule mais qui n'explosera jamais (sauf peut être à la fin). Au final on se rend compte que le film est long et lent, mais on ne s'ennuie pas une seule seconde
Paul Thomas Anderson s'attaque ici à la quête du pétrole, en mettant en scène Daniel Plainview, (Daniel Day-Lewis) homme débordant d'ambition, prêt à tout pour réussir à devenir riche, et à dominer les hommes. Son principal opposant est le prêtre Eli Sunday (Paul Dano), complexe dans sa personnalité, à la fois humble et terrifiant. Le film est simplement parfait, que ce soit du point de vue de l'interprétation, de l'esthétique, du rythme, ou encore du scénario. Chaque plan est pensé, et exécuté de façon magistrale. Le rythme du film est plutôt lent, mais chaque scène est indispensable. Même du point de vue de la lumière, on ressent cette perfection, tant le contraste des couleurs sombres et claires est juste et s'harmonise avec la tension continue qui habite le film. Enfin, on est passionné par l'opposition entre Day-Lewis et Dano, hommes très différents, mais à la personnalité terriblement changeante. Si Anderson montre de façon virtuose cette idée que le mal réside en chaque homme, et qu'il finit par le ronger, il touche une limite en voulant atteindre une certaine perfection qui rend du même coup le film trop lisse, trop beau, et qui atténue la production d'émotions. Toutes les scènes sont sublimes, mais peu font vibrer le spectateur. "There Will Be Blood" reste un grand moment de cinéma, porté par le génie.
En 2008, la cote de Paul Thomas Anderson continue d’augmenter, elle n’est pas encore à son acmé, mais presque. En effet, les critiques ont adoré son Sandler movie, qui n’en était pas un, soit-il dit en passant.
Alors quand il se lance dans l’expérience There Will Be Blood, portrait d’un prospecteur misanthrope à travers 20 ans, dans lequel il laisse transparaître des thèmes qui sont revenus pendant toute son œuvre. Force est de constater quand même que le chef d’œuvre annoncé n’est pas aussi parfait qu’annoncé. Si There Will Be Blood est franchement magnifique visuellement, il est aussi trop long d’une bonne demi-heure (défaut qui reviendra dans The Master), malheureusement vampirisé par un Daniel Day-Lewis monstrueux, qui supplante totalement ses collègues (surtout Paul Dano), un peu falots en comparaison. Le film ne s’intéresse qu’à Daniel Plainview et laisse de côté des personnages qui pourraient pourtant être passionnants, comme celui de Ciaràn Hinds, par exemple. Dillon Freasier quitte le film trop tôt, alors qu’il était un parfait sidekick pour le protagoniste principal. Quant à la fin, rentrée dans l’histoire du cinéma, elle n’a rien de bien génial.
There Will Be Blood est un film franchement surcoté, bien trop long, mais aussi par moments très beau et passionnant. Il est alors dommage qu’il soit aussi parasité par un score insupportable.
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
Le film de Paul Thomas Anderson que j'ai préféré. Une œuvre vraiment impressionnante autant par la réalisation avec des plans de folie et une photographie extraordinaire que pour l'interprétation générale, Daniel Day-Lewis excellent comme toujours et Paul Dano, que je découvrais à cette occasion, est tout simplement exceptionnel. Une mise en scène d'une rare intelligence est aussi à signaler.
Paul Thomas Anderson fait s'affronter deux facettes de l'expansionnisme américain dans un pur western où Daniel Day-Lewis et Paul Dano, tous deux époustouflants, n'hésitent pas à surjouer à l'envi pour exprimer leur soif insatiable de pouvoir de leurs personnages. En comptant la musique obsédante de Jonny Greenwood, quand autant de talents se rencontrent, pas étonnant que "There Will Be Blood" devienne un film... essentiel.
Nouveau film et nouvelle oeuvre d'une densité, d'une complexité et parallèlement d'une absence de complexes folle pour Paul Thomas Anderson. Toujours aussi fourni en réflexions et en potentiel suggestif, le film se veut l'histoire d'un homme, mais aussi d'une Nation, d'un pays, d'un mythe, du combat entre crime et religion, de leur union aussi, du capitalisme sauvage (Daniel Plainview n'est à cet égard pas sans rappeler, dans son autodestruction, le Howard Hugues de Aviator) ; bref, c'est un film d'une densité thématique que je crois n'avoir jamais retrouvé chez un autre réalisateur de la génération auquel appartient son auteur. Riche en allégories, investi d'une vraie puissance mystique, cette oeuvre de PTA revient aux sources du pays où son récit prend place, les revisitant sous un jour noir à l'aide du mythe du "crime-fondateur" - selon lequel la religion, (du latin religio, fait de relier) fut mise en place comme moyen de canaliser les pulsions communes sous la forme d'un sacrifice. Le travail sur l'image est formidable, la photo joue admirablement avec les contrastes par moments (alternance de lumière saturée, de plans sombres ...), et le syncrétisme image/musique inhérent à l'Oeuvre de PTA est ici balayé par le choix de musiques typiques de films d'horreur ou du moins de thrillers à suspense. Ce que There will be blood n'est pas, malgré son titre, par ailleurs hautement symbolique lui-aussi. Le cadrage est hiératique, et ajoute au malaise. Anderson s'est débarrassé de toute esbroufe, et pourtant There will be blood est sans doute son film le plus achevé visuellement. Oeuvre de la maturité ou pas, cette réalisation est en tout cas à nouveau très profonde. Si je ne prétendrait pas l'avoir parfaitement comprise, et si son analyse est délicate, le cinéma se vit avant tout, et There will be blood a quelque chose d'un chef-d'oeuvre. Il n'est pas sans défaut c'est certain, mais si sa vision ne m'a pas procuré un plaisir de tous les dieux, quelque chose dans sa finesse me fait éprouver le plus profond respect pour le travail qu'a fourni Paul-Thomas Anderson. Au moins un grand film, et sans doute plus. Si quelque chose peut d'ailleurs être ce plus, ce serait bien le jeu de Paul Dano, et surtout d'un Daniel Day-Lewis habité. A voir.
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
J'ai attendu assez longtemps avant de voir ce film, de manière à avoir la maturité nécessaire pour le voir et l'apprécier. J'en attendais peut être trop car j'ai été déçu. Déçu dans le sens où j'imaginais quelque-chose de plus profond qu'une histoire de pétrole, source du bonheur et de tous les malheurs.
Alors, je n'ai sûrement pas été touché par les personnages, et c'est peut-être là le maillon manquant. Toujours est-il que je n'ai pas accroché.
J'adore le cinéma de Paul Thomas Anderson, plein de poésie et surtout porter par des acteurs toujours au maximum. There Will Be Blood est incroyablement bien travailler, au niveau de l'écriture, des dialogues, comme de l'image, qui est tout simplement époustouflante. Daniel Day-Lewis signe une prestation absolument magnifique et bouleversante, Paul Dano est très juste aussi, grâce à ces deux jeux d'acteurs parfait le film en est presque un chef-d’œuvre. Un excellent film à voir en vostfr.
Une fresque monumentale à la tension permanente, illuminée par la performance folle et hantée de Daniel Day-Lewis, récompensée par un Oscar. Un chef-d'œuvre hypnotisant.
Paul Thomas Anderson est un cinéaste très éclectique passant de l’univers du porno des seventies à celui des pionniers du boom pétrolifère du début du XXème siècle. Daniel Day Lewis oscarisé pour l’occasion, donne vie à un personnage très complexe qui ne semble vivre que pour la découverte sans jamais jouir de sa réussite. D’abord chercheur d’or, il connaît une petite réussite à la toute fin de la fameuse ruée des années 1880. Il sera plus heureux avec le pétrole avec lequel il parvient à rivaliser avec les grands trusts. Le film nous montre l’aventure de cet homme solitaire qui hormis son travail n’a pas de vie privée.spoiler: Le seul moment où il montrera son humanité lui laissera un goût amer puisqu’il sera victime d’un usurpateur qui se fait passer pour son frère. Ayant tué le malfrat, il plonge un peu plus dans l’alcool qui lui tient lieu de seule compagnie. Devenu vieux, il ira même jusqu’à renier celui qui croyait être son fils (Paul Dano) à qui il révèle qu’il l’a adopté pour mieux amadouer les fermiers à qui il voulait acheter leur terrain pour en exploiter le sous-sol. Tout au long du film il nouera une relation ambivalente avec un apprenti prêcheur qu’il juge son égal dans la recherche de la réussite. Au bout du rouleau et seul dans sa vaste demeure il tuera le prêcheur revenu solliciter son aide . Anderson nous dresse le portait d’un misanthrope assumé qui fatalement nous laisse un peu à distance. Quelles sont les blessures secrètes de cet homme ? A aucun moment le film ne nous apporte un début de réponse se contentant de nous laisser face à son personnage principal en action. C’est au spectateur que revient de tenter de saisir l’âme de cet homme qui aura passé sa vie seul alors que tout lui réussissait. Cette quête un peu vaine est remarquablement servie par un Daniel Day Lewis (l'Oscar a été au rendez-vous) au sommet de son art et une photographie sublime de Robert Elswit, compagnon de route d'Anderson.