There Will Be Blood
Note moyenne
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1 524 critiques spectateurs

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598 critiques
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2013
Paul Thomas Anderson s'attaque ici à la quête du pétrole, en mettant en scène Daniel Plainview, (Daniel Day-Lewis) homme débordant d'ambition, prêt à tout pour réussir à devenir riche, et à dominer les hommes. Son principal opposant est le prêtre Eli Sunday (Paul Dano), complexe dans sa personnalité, à la fois humble et terrifiant. Le film est simplement parfait, que ce soit du point de vue de l'interprétation, de l'esthétique, du rythme, ou encore du scénario. Chaque plan est pensé, et exécuté de façon magistrale. Le rythme du film est plutôt lent, mais chaque scène est indispensable. Même du point de vue de la lumière, on ressent cette perfection, tant le contraste des couleurs sombres et claires est juste et s'harmonise avec la tension continue qui habite le film. Enfin, on est passionné par l'opposition entre Day-Lewis et Dano, hommes très différents, mais à la personnalité terriblement changeante. Si Anderson montre de façon virtuose cette idée que le mal réside en chaque homme, et qu'il finit par le ronger, il touche une limite en voulant atteindre une certaine perfection qui rend du même coup le film trop lisse, trop beau, et qui atténue la production d'émotions. Toutes les scènes sont sublimes, mais peu font vibrer le spectateur. "There Will Be Blood" reste un grand moment de cinéma, porté par le génie.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2013
En 2008, la cote de Paul Thomas Anderson continue d’augmenter, elle n’est pas encore à son acmé, mais presque. En effet, les critiques ont adoré son Sandler movie, qui n’en était pas un, soit-il dit en passant.

Alors quand il se lance dans l’expérience There Will Be Blood, portrait d’un prospecteur misanthrope à travers 20 ans, dans lequel il laisse transparaître des thèmes qui sont revenus pendant toute son œuvre. Force est de constater quand même que le chef d’œuvre annoncé n’est pas aussi parfait qu’annoncé. Si There Will Be Blood est franchement magnifique visuellement, il est aussi trop long d’une bonne demi-heure (défaut qui reviendra dans The Master), malheureusement vampirisé par un Daniel Day-Lewis monstrueux, qui supplante totalement ses collègues (surtout Paul Dano), un peu falots en comparaison. Le film ne s’intéresse qu’à Daniel Plainview et laisse de côté des personnages qui pourraient pourtant être passionnants, comme celui de Ciaràn Hinds, par exemple. Dillon Freasier quitte le film trop tôt, alors qu’il était un parfait sidekick pour le protagoniste principal. Quant à la fin, rentrée dans l’histoire du cinéma, elle n’a rien de bien génial.

There Will Be Blood est un film franchement surcoté, bien trop long, mais aussi par moments très beau et passionnant. Il est alors dommage qu’il soit aussi parasité par un score insupportable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2013
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2013
Le film de Paul Thomas Anderson que j'ai préféré. Une œuvre vraiment impressionnante autant par la réalisation avec des plans de folie et une photographie extraordinaire que pour l'interprétation générale, Daniel Day-Lewis excellent comme toujours et Paul Dano, que je découvrais à cette occasion, est tout simplement exceptionnel. Une mise en scène d'une rare intelligence est aussi à signaler.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2013
Paul Thomas Anderson fait s'affronter deux facettes de l'expansionnisme américain dans un pur western où Daniel Day-Lewis et Paul Dano, tous deux époustouflants, n'hésitent pas à surjouer à l'envi pour exprimer leur soif insatiable de pouvoir de leurs personnages. En comptant la musique obsédante de Jonny Greenwood, quand autant de talents se rencontrent, pas étonnant que "There Will Be Blood" devienne un film... essentiel.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2013
Nouveau film et nouvelle oeuvre d'une densité, d'une complexité et parallèlement d'une absence de complexes folle pour Paul Thomas Anderson. Toujours aussi fourni en réflexions et en potentiel suggestif, le film se veut l'histoire d'un homme, mais aussi d'une Nation, d'un pays, d'un mythe, du combat entre crime et religion, de leur union aussi, du capitalisme sauvage (Daniel Plainview n'est à cet égard pas sans rappeler, dans son autodestruction, le Howard Hugues de Aviator) ; bref, c'est un film d'une densité thématique que je crois n'avoir jamais retrouvé chez un autre réalisateur de la génération auquel appartient son auteur. Riche en allégories, investi d'une vraie puissance mystique, cette oeuvre de PTA revient aux sources du pays où son récit prend place, les revisitant sous un jour noir à l'aide du mythe du "crime-fondateur" - selon lequel la religion, (du latin religio, fait de relier) fut mise en place comme moyen de canaliser les pulsions communes sous la forme d'un sacrifice. Le travail sur l'image est formidable, la photo joue admirablement avec les contrastes par moments (alternance de lumière saturée, de plans sombres ...), et le syncrétisme image/musique inhérent à l'Oeuvre de PTA est ici balayé par le choix de musiques typiques de films d'horreur ou du moins de thrillers à suspense. Ce que There will be blood n'est pas, malgré son titre, par ailleurs hautement symbolique lui-aussi. Le cadrage est hiératique, et ajoute au malaise. Anderson s'est débarrassé de toute esbroufe, et pourtant There will be blood est sans doute son film le plus achevé visuellement. Oeuvre de la maturité ou pas, cette réalisation est en tout cas à nouveau très profonde. Si je ne prétendrait pas l'avoir parfaitement comprise, et si son analyse est délicate, le cinéma se vit avant tout, et There will be blood a quelque chose d'un chef-d'oeuvre. Il n'est pas sans défaut c'est certain, mais si sa vision ne m'a pas procuré un plaisir de tous les dieux, quelque chose dans sa finesse me fait éprouver le plus profond respect pour le travail qu'a fourni Paul-Thomas Anderson. Au moins un grand film, et sans doute plus. Si quelque chose peut d'ailleurs être ce plus, ce serait bien le jeu de Paul Dano, et surtout d'un Daniel Day-Lewis habité. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2013
"je trouve les humains répugnants" tel le héros du film Day-Lewis toujours magistral dans ce genre de personnage annonce la couleur et je suis tout à fait d'accord avec lui,mais paul dano a volé la vedette à Day Lewis quel acteur talentueux, fresque sur le balbutiement du pétrole et son busness avec un grain road movie
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2017
J'ai attendu assez longtemps avant de voir ce film, de manière à avoir la maturité nécessaire pour le voir et l'apprécier.
J'en attendais peut être trop car j'ai été déçu. Déçu dans le sens où j'imaginais quelque-chose de plus profond qu'une histoire de pétrole, source du bonheur et de tous les malheurs.

Alors, je n'ai sûrement pas été touché par les personnages, et c'est peut-être là le maillon manquant. Toujours est-il que je n'ai pas accroché.
nogan72
nogan72

229 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2013
J'adore le cinéma de Paul Thomas Anderson, plein de poésie et surtout porter par des acteurs toujours au maximum. There Will Be Blood est incroyablement bien travailler, au niveau de l'écriture, des dialogues, comme de l'image, qui est tout simplement époustouflante. Daniel Day-Lewis signe une prestation absolument magnifique et bouleversante, Paul Dano est très juste aussi, grâce à ces deux jeux d'acteurs parfait le film en est presque un chef-d’œuvre. Un excellent film à voir en vostfr.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2021
Une fresque monumentale à la tension permanente, illuminée par la performance folle et hantée de Daniel Day-Lewis, récompensée par un Oscar. Un chef-d'œuvre hypnotisant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2022
Paul Thomas Anderson est un cinéaste très éclectique passant de l’univers du porno des seventies à celui des pionniers du boom pétrolifère du début du XXème siècle. Daniel Day Lewis oscarisé pour l’occasion, donne vie à un personnage très complexe qui ne semble vivre que pour la découverte sans jamais jouir de sa réussite. D’abord chercheur d’or, il connaît une petite réussite à la toute fin de la fameuse ruée des années 1880. Il sera plus heureux avec le pétrole avec lequel il parvient à rivaliser avec les grands trusts. Le film nous montre l’aventure de cet homme solitaire qui hormis son travail n’a pas de vie privée. spoiler: Le seul moment où il montrera son humanité lui laissera un goût amer puisqu’il sera victime d’un usurpateur qui se fait passer pour son frère. Ayant tué le malfrat, il plonge un peu plus dans l’alcool qui lui tient lieu de seule compagnie. Devenu vieux, il ira même jusqu’à renier celui qui croyait être son fils (Paul Dano) à qui il révèle qu’il l’a adopté pour mieux amadouer les fermiers à qui il voulait acheter leur terrain pour en exploiter le sous-sol. Tout au long du film il nouera une relation ambivalente avec un apprenti prêcheur qu’il juge son égal dans la recherche de la réussite. Au bout du rouleau et seul dans sa vaste demeure il tuera le prêcheur revenu solliciter son aide
. Anderson nous dresse le portait d’un misanthrope assumé qui fatalement nous laisse un peu à distance. Quelles sont les blessures secrètes de cet homme ? A aucun moment le film ne nous apporte un début de réponse se contentant de nous laisser face à son personnage principal en action. C’est au spectateur que revient de tenter de saisir l’âme de cet homme qui aura passé sa vie seul alors que tout lui réussissait. Cette quête un peu vaine est remarquablement servie par un Daniel Day Lewis (l'Oscar a été au rendez-vous) au sommet de son art et une photographie sublime de Robert Elswit, compagnon de route d'Anderson.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 mai 2013
Encore un 'chef d’œuvre" où l'on se demande d'où a t'il gagné ses prix...
yoyo114
yoyo114

53 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2013
Même si l'esthétique du film est très aboutie, que Daniel Day-Lewis est hallucinant et que le sujet est traité habilement, il manque un supplément d'âme à ce "there will be blood" pour devenir le chef d'oeuvre âpre auquel Anderson aspirait. Certaines scènes sont d'une puissance phénoménale (l'incendie du puits, la scène finale), mais le tout donne une impression de chef d'oeuvre forcé : le personnage est shakespearien, on nous balance des répliques cultes pas forcément utiles à l'histoire (I drink your milkshake), et surtout, on démarre le film avec un quart d'heure sans paroles : là encore, pourquoi pas, mais quel est l'intérêt, si ce n'est de se comparer à 2001, de Kubrick, en usant d'une musique assourdissante sur fond de paysage désertique ? Voilà donc ma principale réserve, l'impression d'avoir assisté à un "grand film téléguidé", beaucoup trop maîtrisé, alors que le sujet méritait que le réalisateur se lâche. Il aurait fallu un Francis Coppola aux commandes, pour que le film atteigne vraiment son but ( à savoir, que la folie du héros contamine le spectateur).
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2013
Bon, troisième de lui, et je n'arrive décidément pas à avoir un avis clair et positif sur lui.

Au moins ce que j'appréciais chez ce réalisateur jusque-là c'était l'ambiguïté de ses films, de ses personnages, et là il apparaît le destin tout tracé de DDL. Sur un certain nombre des plans, de rapports (fils, frère, prêtre, associés), on découvre donc la cruauté de ce personnage, pour qui la quête de la réussite passe avant tout, sorte de reflet inversé du « self made man ». Je ne peux pas m'empêcher, en voyant la dernière partie du film, constater devant l'état de DDL que tout ça me semble bien trop forcé, que oui le film a sa destinée propre, et il est bien là le problème. Je trouve le procédé extrêmement caricatural. Tout placer dans un sens, orienté, ça m'a déplu.

Sur un plan rapproché il y a un paradoxe qui me taraude beaucoup : le synopsis évoque quasi-uniquement le conflit entre le héros et le prêtre à propos du pétrole, alors qu'à vrai dire en voyant le film ce conflit a une place plus que secondaire (des plages d'une demi-heure où le prêtre disparaît puis réapparaît, puis redisparait puis revient encore, jusqu'à la fin où l'on s'aperçoit que c'est finalement l'un des enjeux clés du film) ; pour moi le conflit n'a pas eu lieu. D'autant plus que les scènes entre eux (église x2) m'ont surtout fait sourire (bon là-dessus je pourrai y revenir mais passons). De ce côté-là ça aurait pu être bien plus fouillé (ce qui constitue également une réponse au premier paragraphe en fait - c'est surtout un film qui traite de la destinée de DDL). Mais en même temps ce n'est pas plus mal, car PTA joue sur différents tableaux, et ce côté ambigu (bien qu'il soit moins présent que dans les autres vus de lui) reste présent, ponctué par une mise en scène assez originale. Là encore j'ai un avis partagé, puisque dès le départ le film part sur un faux rythme, et jamais il ne semble s'en départir. Bon, certains y voient ici la marque des grands ; s'ils le disent. Ce réal me laisse une nouvelle fois perplexe, ça en devient presque énervant. Là où dans un des ces films il y a des qualités et des défauts l'autre remplace les uns par les autres, en tout cas j'ai cette impression.

Une fois n'est pas coutume PTA nous exempt de ses dialogues grotesques et salaces que l'on a pu retrouver dans Magnolia ou The Master, ce qui est une bonne chose. Mais il ne parvient toujours pas à avoir cette « classe » qu'on veut bien lui donner, enfin ce film est surtout sobre.

En tout cas ce film m'a plus ébloui par le talent de DDL que celui de PTA. J'attends celui où il me convaincra totalement (ou presque), mais là encore on est dans le 50%. Il y a de l'ambition sur la forme et le fond, d'un point de vue très très éloigné il y a un petit côté Barry Lyndon, mais ça ne s'assume pas comme tel, enfin si ça se veut mais je n'attends pas de ça de PTA - son ambiguïté et son originalité naturelles l'empêchent de faire une véritable « fresque » je ne crois pas qu'il puisse jouer dans cette cour - je pense sincèrement qu'il aurait pu nous tisser un drame bien plus ouvert (le synopsis du DVD envisageait un moment la quête de DDL et du prêtre, tous les deux, de s'approprier la population, voilà un angle que j'aurais bien voulu voir développer, sur cette même intrigue ça pourrait donner un truc intéressant).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 avril 2013
Comprendre "There will be blood" : http://moviekey.
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