J’ai regardé La Faille, je cherchais un thriller un peu solide sans me prendre trop la tête. Franchement, le casting m’avait tout de suite attiré : Anthony Hopkins en vieux renard machiavélique face à Ryan Gosling en jeune procureur ambitieux, ça promettait du spectacle. Et sur ce point-là, le film ne déçoit pas complètement. Les deux acteurs portent vraiment le film sur leurs épaules. Hopkins est glacial et magnétique comme toujours, et Gosling apporte une énergie nerveuse qui rend son personnage attachant.
Malheureusement, une fois passé le plaisir de les voir jouer, le scénario m’a laissé sur ma faim. L’histoire repose sur une idée de base plutôt intéressante (un homme qui commet un crime presque parfait et s’amuse à défier la justice), mais elle s’essouffle assez vite. Les rebondissements sont prévisibles si on a un minimum l’habitude des thrillers judiciaires, et certaines scènes traînent en longueur sans vraiment faire monter la tension. J’ai eu l’impression que le réalisateur voulait faire du Hitchcock moderne, mais qu’il n’avait pas tout à fait les outils ou le rythme pour y arriver.
Techniquement, c’est propre, bien filmé, avec une mise en scène assez classique. On sent le savoir faire hollywoodien, mais ça manque cruellement d’originalité. J’ai passé un moment correct, sans m’ennuyer, mais sans non plus être scotché à mon écran. C’est le genre de film que je regarderais volontiers à la télé un dimanche soir pluvieux, mais que je ne recommanderais pas forcément à quelqu’un qui cherche un grand thriller qui marque les esprits.
Au final, ce 2,5/5 reflète exactement mon ressenti : un divertissement honnête grâce à ses acteurs, mais qui reste très moyen dans l’ensemble. Ni franchement bon, ni vraiment mauvais. Si vous êtes fan de Hopkins ou de Gosling, ça peut valoir le coup, sinon il y a bien mieux dans le genre.