Une chasse aux fantômes qui manque de substance… et de fantômes
Avec ce reboot 100% féminin de la mythique franchise, . Fantômes version 2016 voulait faire du neuf avec du vieux, du fun avec du respect, et de la nostalgie avec du féminisme. L’intention est claire : relancer une saga culte à la sauce actuelle, en y injectant plus d’énergie, plus de blagues, plus de diversité. Mais à trop vouloir cocher toutes les cases, le film finit par oublier la plus importante : celle du frisson.
La bande est motivée, et l’alchimie entre Melissa McCarthy, Kristen Wiig, Kate McKinnon et Leslie Jones fonctionne plutôt bien — chacune joue sa partition avec une énergie sincère. Mais si les actrices donnent tout, le scénario, lui, manque de relief. L’humour est omniprésent, parfois efficace, souvent forcé. Et surtout, les fantômes n’ont… rien de vraiment effrayant. Ni menaçants, ni mémorables, ils ressemblent plus à des effets spéciaux désincarnés qu’à de vrais adversaires de cinéma.
Le film tente pourtant de respecter l’héritage : caméos de l’ancienne équipe, clins d’œil à la BO d’origine, gadgets remis au goût du jour. Mais ce fan service tombe un peu à plat. On sent l’envie de plaire aux nostalgiques tout en séduisant une nouvelle génération — résultat, ça tire dans tous les sens, sans vraiment viser juste.
Reste une mise en scène dynamique, quelques moments de complicité qui arrachent un sourire, et une volonté de proposer une relecture féminine assumée du mythe. Mais le charme rétro, l’ambiance étrange et le mélange de comédie et de paranormal qui faisaient la magie du film original sont ici absents.
. Fantômes (2016) n’est pas une catastrophe, mais une occasion manquée : celle de faire vibrer l’héritage plutôt que de juste le recopier en mode survolté. On respecte la tentative, mais le courant ne passe pas.