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novemberromeo
54 abonnés
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0,5
Publiée le 8 mai 2026
Film subventionné ou le pathos se dispute à la laideur des images. c'est convenu, lent et ennuyeux à mourir. Je passe sur le jeu d'acteur qui est catastrophique. A fuir
Les comédiens jouent horriblement dans ce film. Ils récitent leur texte de manière robotique avec un temps de latence évidant entre l'orientation de la caméra vers eux et l'action qu'ils sont censé joué. C'est dingue !
J'ai envie de dire: Ouah !! Quel film !! Ce film est très original c'est le moins que l'on puisse dire. Il est singulier, car il s'en dégage une ambiance particulière qui lui est propre. Il fait écho à la crise des migrants qu'on connait aujourd'hui mais qui ne date pas d'hier car Sangatte et sa jungle ont déjà malheureusement bien vécu. Il y a aussi le contraste des époques car le spectateur se sent un peu perdu des fois avec d'un côté des décors des années 50 et 60 et de l'autre des éléments de la vie actuelle, l'euro, les premiers portables, etc... Et bien sûr il y a le personnage du commissaire à l'imper noir qui a une forte connotation. Mais il se "repend" si on peut dire à la fin du film. Il y a toujours de l'espoir donc. A noter que ce film offre quelques prises de vue de la ville du Havre.
La photo et les plans sont d'un esthétique et d'une poésie hallucinante. Chaque plan pourrait à lui seul être mis en tableau. On reconnaît la touche Kaurismaki. Les acteurs sont de beaux illustrateurs de portraits de personnages touchants et un peu perdu. Mais un scénario un peu trop lisse et naïf vient ternir un peu cette belle œuvre. Dommage même si dans l'ensemble c'est très appréciable.
Il y a des choses intéressantes : l'image n'est pas sans raison, est travaillée ; l'ambiance est recherchée. Le jeu d'acteur n'est pas folichon mais pour le personnage de Marcel, même si j'ai trouvé cela un peu dérangeant, cela renforce la personnalité du personnage. D'ailleurs ce personnage été bien construit je trouve, je voyais et ressentais parfaitement qui est cet homme. Les personnages sont un peu passifs mais bon, cela colle avec la lenteur et l'aspect du film. C'est vrai que pour certains cette lenteur peut être dérangeante, même pour ceux qui la trouve pas mal chez d'autres œuvres, mais je trouve que ça va encore. C'est limite mais vu que les plans sont travaillés, ça va. Connaissant très bien Le Havre, ça me fait un peu bizarre de le voir dans un film haha... Par contre quant au choix du titre je suis mitigée. Certes l'histoire se passe au Havre mais avec un titre comme ça on pourrait s'attendre à ce que cela parle d'une histoire incluant la ville, encore plus, comme si c'était un personnage. Là, c'est juste le lieu, et la situation ne définit pas Le Havre, bien qu'il puisse y avoir un lien avec par l'immigration qui arrive par le port. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui dise que c'est une merveille ou un chef-d'œuvre mais ps non plus d'accord avec ceux qui trouve ça vraiment pas top. Je peux comprendre mais c'est qu'ils ne voient pas les valeurs positives du film.
Le film donne moins à voir une ville qu'une sorte de village imaginaire, dont les habitants montrent un visage d'autant plus humain qu'ils se tiennent à l'écart du monde moderne. Kaurismaki déréalise son récit (par le jeu théâtral des acteurs, par les décors symboliques, par les anachronismes). Mais fait-il de son film une parabole optimiste ou un conte ironique ?
À lire les critiques sur ce film, on ne peut que croire qu’à force de voir de la daube au cinéma, les spectateurs ne sont plus capables de détecter une perle .. Ce film est un petit bijou.. Traiter de ce sujet avec autant de poésie, c’est beau.
Sorti en 2011, ce long-métrage du réalisateur finlandais Aki Kaurismäki s’apparente davantage à un téléfilm qu’à un véritable objet cinématographique. Les intentions scénaristiques sont pourtant intéressantes avec un sujet sensible sur les clandestins échoués sur les côtes françaises. Le parti pris de s’intéresser aux gens de l’ombre, ceux qui façonnent l’entraide humanitaire est également louable. Malheureusement, les points positifs s’arrêtent là. En effet, outre une direction d’acteurs chaotique, tout sonne faux et reste maladroitement abordé malgré quelques comparaisons avec la France occupée (Jean-Pierre Darroussin en commissaire de Vichy, Jean-Pierre Léaud en dénonciateur, etc.). Bref, un film lisse et sans relief.
Quand Aki Kaurismäki se met au français, ça donne ce film personnel, influence Nouvelle Vague, ce conte humaniste sur l’immigration avec une mise en scène de qualité où règne la solidarité entre petites gens. Des scènes très réussies (l’ouverture du container au début, celle de la trappe du bateau à la fin), mais aussi quelques bizarreries dans l'ambiance prévérienne anachronique et ambigüe: une telle attitude humaniste face au problème très actuel de l'immigration n'était-elle donc possible qu'au temps des sixties de Prévert-Doisnau?… La BO est soignée avec des chansons de styles différents dont une intégralement filmée de Little Bob, rocker local !
6 214 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 19 octobre 2020
Le Havre est un film naïf et qui se termine positivement comme sur commande. Le cerisier est en fleurs comme lorsque Arletty se remet miraculeusement de sa maladie. Le garçon Idrissa est secouru parce que le policier local commet une faute en négligeant la traite. Ce n'est pas très charmant n'est ce pas. Mais j'aime les gens et l'histoire et je suis aussi soulagé quand la tragédie ne se produit jamais mais des miracles se produisent et tout le monde est heureux. Mais le film traite en fait de problèmes sociaux plutôt complexes tels que l'aliénation, le racisme, l'immoralité et le désespoir. Kaurismäki néglige consciemment l'importance de ces problèmes et s'en tire ce qui m'ennuie un peu. Marcel a un look aristocratique et semble mal interprété en tant que cireur de chaussures. Il se tient mal placé et maladroit avec ses bidons et ses chiffons sur le trottoir en attendant les clients. Dans la description du film on apprend qu'il est un ancien sculpteur. Le garçon de couleur Idrissa regarde les yeux écarquillés sur ce qui se passe autour de lui. On dit que la chienne de Marcel Laika est l'animal de compagnie de Kaurismäki et qu'elle est mignonne et bien dirigée. C'est tous ce que ce film m'inspire donc pas grand chose...
Le film se déroule dans le port normand fondé en 1517 par François 1er : Marcel Marx (André WILMS), ancien artiste, est cireur de chaussures et vit modestement avec son épouse finlandaise Arletty (Kati OUTINEN dont c’est la 10e collaboration avec son compatriote) et sa chienne Laïka dans une petite maison, prenant un apéritif dans un bar avant de rentrer chaque soir. Il recueille et cache chez lui un enfant africain, Idrissa, qui s’est échappé d’un conteneur ouvert par la police sur le port. A voir comme un conte car le film n’est pas du tout réaliste : tourné en 2010, les voitures datent des années 1960’ (le taxi est une 403) spoiler: et la guérison d’Arletty relève du miracle , sans oublier la complaisance humaniste du commissaire. C’est filmé avec minimalisme, façon Robert Bresson, avec des dialogues monocordes [surtout André Wilms qui n’a pas évolué depuis son rôle de Jean Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille » (1988) d’Etienne Chatiliez]. Le film aborde plusieurs thèmes : les migrants bien sûr mais le sujet a déjà été traité et en mieux, notamment par des documentaires, la solidarité (le thème le mieux réussi, avec la mobilisation des voisins de Marcel Marx) et l’amour (spoiler: qui guérit la maladie, antienne un peu simpliste ). Rien de bien original, d’autant que c’est filmé sans lyrisme, sans fioritures et que le discours tombe à plat. N’est pas John Ford qui veut, celui des « Raisins de la colère » (1940). .
L’immigration, l’exil politique, les guerres, les problèmes économiques, l’Europe se perd, les systèmes politiques se dégradent. Pour en témoigner, Aki Kaurismäki a posé ses caméras au Havre pour réaliser une fable ancrée dans cette réalité que sont les réfugiés. Marcel y vit comme cireur de chaussures. Il tente de joindre les deux bouts avec sa femme Arletty. Son quotidien va être bousculé lorsqu’il fera rencontre d’un jeune enfant immigré originaire d’Afrique noire. Son sens de la solidarité et son optimisme vont le convaincre d’aider cet enfant recherché par les instances. Les médias ont tendance à extrapoler des situations graves et à vouloir absolument des images spectacles. Aki Kaurismäki compare son jeu de cache-cache à une époque que nous connaissons tous, les juifs que nos pères cachaient durant la Seconde Guerre Mondiale. Mais son conte est filmé de façon minimaliste, avec peu de mots, peu de mouvements, mais un grand sens et du cœur. Il est certain que ce type de comédie nostalgique sera loin de plaire à tout le monde, mais cet irréalisme poétique s’avère réellement touchant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Les bons sentiments passent encore, mais surtout.... C'est mal joué ou mal dirigé à un point où ça en est gênant !!! Et je finis ma critique sans gros mot car on n'a pas le droit d'écrire des gros mot sur ce site ! Ha ça non, on est bien élevé, même si le site fait globalement la promo de films souvent pourris mais qui paient leur pub !
Le Havre nous conduit dans une France surannée, mais avec quelques anachronismes (journal daté de 2007,...), qui, de concert avec le récitatif de l'acteur principal, plante le décor d'un port normand dans sa réalité mais non sordide. Le film joue avec les clichés librement, les maîtrise et les utilise à souhait, du penchant pour l'alcool de Marcel au bar des habitués. Mais une histoire superbe aussi, dans sa toute simplicité, celle d'un enfant, Idrissa , qui, venu d'Afrique, rencontre un soutient indéfectible auprès des habitants de ce faubourg du Havre qui, de presque triste au début, entre ses vieilles façades et ses tables en formica, en devient attachant et même beau. Un jeu avec une esthétique crue à souhait, qui semble se cantonner au Havre lui-même (elle disparaît lorsque Marcel se rend à Calais). Un Havre qui, malgré tout, enchante : il faut se garder des clichés, ou, comme le réalisateur, en jouer avec grâce.