Under the Skin
Note moyenne
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695 critiques spectateurs

5
65 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Jonathan Glazer, l'auteur et réalisateur des mitigés "Sexy Beast" et "Birth" aura mis dix ans pour revenir au cinéma et cinq ans pour venir à bout de l'écriture et du projet qu'il portait depuis des années : l'épopée d'une extraterrestre sur Terre qui offre de redécouvrir l'humanité par un regard exterieur. Le résultat s'en fait sentir puisque le produit fini, mature et puissamment révélateur de la nature humaine se trouve être un trip organique, lancinant et beau comme la vie.

Grâce à sa BO expérimentale faite de crissements, battement et autres sons qui touchent à des sensations corporelles signée Mica Lévi? Certainement. Rarement une bande sonore ne se sera autant sensuellement fondue à l'image, faisant corps avec elle.

L'image justement. Oscillant entre des virées en voiture ou moto dynamiques et de plus en plus inquiétantes et des plages purement fantasmagoriques dans des espaces sombres, étouffants et etonnamment calmes, le spectateur est sans cesse stimulé, en alerte, comme "Elle", qui découvre les êtres humains et leur planète pour la première fois.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 septembre 2014
Sans intérêt.

Aurait pu donner lieu à un honnête court métrage. Mais la succession de scènes vulgaires qui oscillent entre l'ultra réalisme inutilement provocant et le fantastique ridicule qu'on n'ose plus servir dans les séries B ne constitue pas un film.
J'aime l'art abstrait lorsqu'il déclenche quelque chose en moi, mais là : RIEN, à part une vague nausée et l'impression d'avoir été victime d'un canular cinématographique avec la complicité des critiques ...
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2014
Attention, ovni cinématographique en approche ce qui est presque logique avec cette adaptation du roman de Michel Faber. Il nous avait déjà fait le coup avec Birth, Jonathan Glazer persiste et signe avec une réalisation à l’esthétique soignée mais surtout lente et qui s’étend jusqu’au bout de l’ennui. Ennui parce que l’intérêt d’Under the skin se réduit vite comme une peau de chagrin puisque hormis voir notre pote Scarlett conduire et découvrir son corps, on se demande bien ce qu’on fait devant l’écran. L’absence de véritable histoire et surtout cette mise en scène monotone qui rappelle parfois ce que peut faire Terrence Malick font que beaucoup de monde risque de vite décrocher de cet étrange expérience.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2014
Un film d'une beauté surnaturelle et tout à fait saisissant. La question du rapport au corps maladif qu'entretient la société occidentale moderne y est notamment traitée de manière absolument glaçante.
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2014
Un générique, des formes, des couleurs et du foutage de gueule qui se profile au loin. Je criais déjà au "2001" du pauvre, à une redite sous morphine de "Only God Forgives" dont la beauté formelle — certes très agréable —s'annulerait sous le poids de la vanité. Il fait peur ce début qui perd le spectateur aussi bien visuellement (décor irréel et inconnu) que mentalement (où veut-il en venir ?!) alors que, comme un naufragé, rattaché au pitch (un extraterrestre humanoïde séduit des hommes pour leur voler leur apparence et permettre une invasion ...) que l'on essaye de retrouvé, on se surprend à formaliser une chose pour la contredire l'instant suivant [...]

Suite de la critique sur le blog de Pours-Culture.

Pours-Cinéphilie.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2015
L’un des derniers métronomes de l’été, c’est bien Jonathan Glazer. Sa vision frappe pour la troisième fois sous les écrans du monde. Après les retours plus ou moins négatifs de Sexy Beast et de Birth, sa dernière œuvre reprend, logiquement, la teneur maîtrisée.
L’esthétique veut une partie type documentaire, dépeignant le genre humain et son environnement. La seconde exploite la partie abstraite qui engloutit les repères similaires aux thrillers psychologique, offrant un accès « mental » chez les protagonistes. Ce modèle entend une succession de pièges qui se resserreraient en boucle, or la spirale est préférée à la linéarité du rythme.
Comme de nombreux éléments intervenant dans le film, une première réflexion s’impose, laissant les estimations initiales a posteriori.
Il ne faut pas s’étonner qu’un casting tournant uniquement autour Scarlett Johansson (Laura) ne fasse pas de bons appâts à spectateurs. Or, son image a évolué depuis, l’illustrant comme un fantasme. De son apparition en culotte pastel dans Lost in Translation (2003) à Don Jon (2013) en tenue moulante et attrayante, sa prestation devait voir le jour, permettant ainsi de promouvoir la caractéristique de son corps d’être « sexuel ».
La futilité de ce choix a pourtant permis de comprendre d’essence d’Under The Skin comme une critique sur la nature humaine. En effet, une narration classique, mais qui n’en reste pas moins sensorielle, le scénario suggère des retournements de schémas types, à défaut de ne pas en posséder un véritable. Le côté humain et sensible de ce dernier est d’un abstrait qu’il faut estimer gagner en raisonnant. L’optimisme de Glazer est magnifiquement empreint de multitudes d’œuvres passées dont David Lynch et Stanley Kubrick ont donné référence. Le son et les cut significatifs percutent l’harmonie de la routine et des cultures. Non pas un rejet catégorique d’une espèce, mais sur le point de vue émotionnel, le but est de perdre les pensées des spectateurs dans un supplice quasi identique à Laura.
Toute cet atmosphère, redondant entre le sinistre et le sombre est à perdre tout sentiment de compatibilité dans l’identification du spectateur dans l’histoire. Théoriquement, bien entendu. Mais elle s’adapte à plusieurs échelles qui entendent un ressenti purement humain. Ce sont ces moments forts et poignants que l’intérêt porte le meilleur jugement. Pourquoi séduire les hommes ?
Ce fait consiste précisément à exposer ses faiblesses. Le regard que porte l’extra-terrestre vis-à-vis de l’homme est de nature inconnue et curieuse. Sans savoir que la portée serait tragique, on ne peut banaliser ce concept, bien qu’une scène particulièrement notable ne soit en accord. C’est bien ce qui fait le mystère de ce monde, ici de ce peuple écossais. Ils se veulent contemporains, bien que l’alimentation étrangement violente à l’égard de tout inconnu.
La prédisposition physique de Johansson lui a permis de renaitre dans une « nouvelle carrière » qui semble lui convenir, bien que l’objectif d’amplifier un succès marquant soit pour le moment manquant. Cela dit, il ne tarde de retrouver Glazer en quête d’un nouveau conflit culturelle, voire innovante, et d’un autre côté de séduire un public toujours aussi prévisible que ce film a pu démontrer.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 septembre 2014
je ne sais pas trop quoi pensé de ce film,car on va pas se mentir,le rythme est lent,très lent,mais on est malgré tout hypnotisé par cet étrange film qu'est under the skin.
visuellement c'est assez réussi,l'ambiance est assez mystérieuse et glauque.Mais trop peut de dialogue,pas assez d'explication(bien que l'on comprend le but du personnage principale mais au final,pourquoi?)
c'est étrange qu'un film "d'auteur"(je met auteur entre guillemet,car pour moi n'importe quel réalisateur est un auteur)aussi peu accessible au grand publique est eu un aussi bon coup de projecteur(nulle doute que les beaux yeux vert et le corps pulpeux de scarlett johansson y soit pour quelques chose

pour conclure,je conseillerais ce film aux cinéphile curieux ou au adepte de se genre de trip visuel
SothaSil
SothaSil

15 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2014
Oui mais ... non en fait. La première moitié du film est brillante : voir cette étrange femme rôder dans son van et attirer des hommes dans une maison lugubre pour les vampiriser (ou dieu sait quoi) est à la fois malsain et fascinant. Presque littéralement hypnotique. Ce film d'horreur contemplatif tout en symboles et métaphores laisse le spectateur libre d'interpréter les événements. Tout fonctionne à la perfection, de la mise en scène audacieuse à l'ambiance sonore inquiétante (dans le van le bruit de respiration façon dark vador), en passant par les décors écossais presque irréels tant ils sont superbes. Mais voilà, à la moitié du film le charme est brutalement rompu : le réalisateur abandonne l'intrigue initiale (mais pourquoi donc ?) et, à l'image de l'héroïne, nage en plein brouillard, tourne en rond, se perd et nous avec. Quel lamentable gâchis. Au final ne restent plus que le désarroi et la désagréable impression d'avoir été berné, et donc d'avoir perdu son temps.
Drachiam
Drachiam

26 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 septembre 2014
Un des films les plus étranges que j'ai jamais vus. Un scénario inexistant, aucun temps fort, pas de rythme. Seul point positif, la musique qui se veut angoissante, assez réussie. Ah oui, la photographie est assez bien travaillée quand même et l'accent écossais sympa à l'oreille. Quant à savoir comment Scarlett s'est retrouvée là dedans... si sa froide -glaciale même- interprétation est assez convaincante, au final cela et son physique merveilleux plusieurs fois dévoilé gratuitement à l’œil du spectateur ne suffisent pas à sauver ce film qui paraît bien long, abstrait et déconcertant. Une grosse déception.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 septembre 2014
ce film fait partie de la catégorie des films qui force le spectateur a lui même interpréter ce qu'il voit de plus même si le scénario n'est pas une tuerie il est magner a la perfection rendant ainsi les révélations et d'autres scènes intéressante
Attention ce film est un regarder quand on souhaite vraiment faire travailler les neurones sinon passez votre chemin et aller regarder un film ou tout ce qu'on vous demande c'est de regarder
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Un film d'auteur-SF révolutionnaire, qui réconcilie les deux genres pour en faire une oeuvre inclassable. Les paysages d'Ecosse sont grandioses comme décor où évoluera une jolie alien qui aura pour mission d'infiltrer la race humaine... au risque de s'y conditionner. Scarlett Johansson, à l'expression impassible figée mêlée d'une incompréhension latente pour ce qui l'entoure, signe un énième grand rôle qui marquera à coup sûr sa carrière si éclectique. Il convient aussi de souligner une bande originale remarquable et inquiétante, mariant les violons qui se perdent dans les aigus, et les basses qui viennent vous tambouriner les tympans. Le film est lent et silencieux, d'une sobriété envoûtante et pourvu d'images de synthèses d'une rare beauté. Cela a sûrement été dit, mais le qualificatif "film OVNI" n'a jamais eu autant de sens.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 septembre 2014
Film d'un autre genre. La prise de risque de l'actrice est réelle. Nous restons perplexe en sortant de la salle, mais cela n'est-il pas le but de cette expérience peu commune dans sa catégorie ?!
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2015
Un film très très spécial, Original, déroutant, hypnotique, les qualificatifs sont nombreux; tel un Ovni ce film semble sortie de nul part et pour moi la présence de Scarlett Johansson était nécessaire. Bien sur pour aider le film à ce faire connaitre et motiver les gens à le regarder; mais surtout elle apport un repère et une crédibilité face au premier abord déroutant du film. En effet quasiment aucun dialogue (cela ma parfois fais penser à 2001 l'Odyssée de l'espace) sans la petite phrase de synopsis lu sur Allociné, je ne suis même pas sur que j'aurais compris qu'il s'agissait d'un alien.
Pour résumer je qualifierais Under the Skin comme un film expérimental, il ne raconte pas véritablement une histoire mais se sert de la science fiction pour transcrire un état d'esprit, un sentiment de solitude dans nôtre société, une quête sensoriel .
Sans être complétement fan de ce registre de l'absurde ou tout est sujet à l'interprétation le film mérite tout de même le coup d’œil (ne serait-ce que pour la mise en scène particulièrement soigné, notamment la fameuse pièce noire )
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2014
Mystérieux, troublant, envoûtant que ce film qui met en scène une Scarlett Johansson venue d'un autre monde avec pour mission de séduire des hommes avant de les faire – littéralement – disparaître. Si le film reste énigmatique à bien des égards, on se laisse embarquer avec plaisir dans un récit fantastique qui se déroule dans une Ecosse de bout du monde. Une terre secrète qui décidément paraît particulièrement propice aux contes noirs et légendes : ses paysages froids et brumeux ne sont pas étrangers à ce phénomène...
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2014
"Under the Skin" était un projet des plus excitants, et au final un objet pour le moins particulier : à partir d'un thème S.F. déjà un peu éculé - un extra terrestre occupe le corps d'une jeune femme pour séduire des humains et les... dévorer ? Les dissoudre ? Ici, on ne sait pas vraiment, le film ne livrant aucune explication "superflue" -, Glazer réalise un road movie hivernal et cafardeux, dans les rues de Glasgow et sur les routes, puis finalement dans les forêts d'Ecosse. Quasiment muet, (en apparence) presque sans fiction ni rebondissement (le propos étant clairement de revenir à une sorte de coeur "essentiel" et sensoriel du sujet du film), mêlant concepts kubrickiens et filmage avec caméra cachée et "acteurs" amateurs, porté par une Scarlett Johansson hébétée, voire de plus en plus cataleptique au fur et à mesure qu'elle absorbe ce qu'est l'humanité, et que le film progresse vers une fin cotonneuse et pourtant impressionnante, "Under the Skin" ne fait rien pour séduire son spectateur lambda, pour lui rendre plus aimable une heure quarante de dérive relativement obscure (mais qui est donc ce motard ? Et que fait-il exactement pour aider / contrôler la jeune femme ?)... Et pourtant, envers et contre toute attente, le film fonctionne comme un vrai trip - mais un trip "froid", engourdi - , et, largement grâce à sa musique, nous happe peu à peu dans une sorte de transe un peu "grunge", striée de moments malaisants (je pense en particulier à la scène de la plage, avec les noyades, le bébé abandonné. .. brrrrr!), et illuminée finalement par des images sublimes de paysages hivernaux. Au final, "Under the Skin" se révèle être une expérience assez radicale, qui n'empêche pas une réflexion plutôt maligne sur les liens entre le corps et la nature de l'humanité. Impressionnant.
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