L'ours en peluche le plus grossier du septième art est de retour trois ans après le volet originel dans cette suite sobrement intitulée Ted 2, toujours coécrit et réalisé par Seth MacFarlane, pour un résultat du même niveau que son aîné, c'est à dire sympathique. L'histoire nous fait suivre Ted qui épouse Tami-Lynn, alors que de son côté John est divorcé de Lori depuis six mois. Seulement, un an après leur mariage, à la suite d'une dispute, le couple décide d'avoir un enfant en trouvant un donneur de sperme. Mais ces recherches font que l'administration remet en question le statut légal de Ted en tant que personne, annulant ainsi de facto son mariage et tous ses droits. En effet, les autorités de l’État du Massachusetts déclarent qu'il est un bien. John suggère alors à son ami de poursuivre l’État en justice. À la recherche d'un avocat, ils tombent sur Samantha, une avocate débutante prête à plaider leur cause bénévolement. Ce scénario s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue ne tombant pas dans la redite et traitant d'un sujet en réalité sérieux, même si le ton reste drôle et léger. Cette quête d'être reconnu d'égal à égal avec les Hommes pour l'ours en peluche donne lieu à des scènes bien trouvées, dont certaines sont vraiment trashs. L'humour se veut lui toujours autant en dessous de la ceinture et vulgaire, tout en balançant de nombreuses références culturelles et se paye au passage la tête de quelques personnalités. Il parvient à décrocher quelques rires et sourires tout du long, une fois encore sans être foncièrement hilarant. L'ensemble est porté par des personnages qu'on retrouve avec plaisir. Des rôles interprétés par une distribution voyant revenir Mark Wahlberg, alors que la touche féminine est cette-fois assurée par Amanda Seyfried, vu que le personnage de Lori n'est plus de la partie. Mais on ne perd pas vraiment au change. Ils sont entourés par Jessica Barth, Giovanni Ribisi et Sam J. Jones qui reviennent eux aussi. Morgan Freeman et Patrick Warburton sont là pour apporter du sang neuf. Tous ces individus entretiennent des rapports amusants, soutenus par des dialogues qui le sont tout autant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut de bonne facture. Sa mise en scène n'est pas particulièrement attractive mais elle fait le boulot. Cette dernière évolue dans des environnements appréciables, alors que l'ours en peluche est toujours aussi bien rendu crédible à la faveur d'effets spéciaux et d'animations de qualité. Ce visuel sans plus-value particulière est accompagné par une bande originale aux titres dynamiques collant bien avec l'ambiance générale. On retiendra une fois de plus avant tout les thèmes iconiques empruntés à d'autres œuvres. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Ted 2 qui, en conclusion, est un long-métrage divertissant méritant le coup d’œil à l'instar de son modèle.