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Un visiteur
1,0
Publiée le 30 mai 2014
Film très ennuyeux, traine en longueur, les dialogues répétitifs au point qu'on fini par "décrocher". Marion Cotillard tantôt convaincante dans son rôle de pleureuse et tantôt trop surjoué. Enfin bref à déconseiller très fermement d'aller voir ce film à moins que si vous n'avez pas d'endroit où dormir!
Avec une mise en scène toute en finesse et en justesse, les frères Dardenne parviennent à magnifier et à donner de la pesanteur à chaque instant, portant Marion Cotillard par la grâce. Cette fresque sociale viscérale dépeint un milieu de l'entreprise brutalisé par l'absence de solidarité et le règne du chacun pour soi. Submergée d'émotions, cette œuvre prend par les tripes et s'impose comme le meilleur film depuis ce début d'année.
Les frères Dardenne offre ici un rôle merveilleux à une Marion Cotillard qui étoffe son registre de comédienne de manière magistrale. Elle porte le film sur ses frèles épaules et fait preuve d'une volonté et d'un courage rares en plus de moments de renoncement au milieu d'une situation sociale très tendue. Film ultra réaliste, voilà une oeuvre qui ne laisse pas insensible.
NUL NUL NUL! Ce film montre une nouvelle fois le fossé qui sépare ces pseudos élites et la vraie vie. Le scénario repose sur un postulat très bancal qui n'existe pas: faire choisir à des employés une prime ou le maintient d'une collègue au sein de l'entreprise. Marion Cotillard avait dix lignes à apprendre puisqu'elle les répète à peu près douze fois et avec sa voix nasillarde c'est très vite pénible.
Je ne vois pas pourquoi les médias veulent nous faire à tout prix aimer Cotillard, je trouve qu'elle n'a aucun talent. Que ces réalisateurs arrêtent de penser connaître les petites gens et qu'ils se cantonnent au monde qu'ils connaissent parce que là c'est raté et vraiment ridicule.
Le jour s'élève Unanimement la qualité de ce Dardenne a été reconnue, unanimement la performance de Cotillard remarquée, unanimement le palmarès de Cannes a surpris par l'absence totale de "Deux jours, une nuit" et unanimement la justification a été apportée sur les multiples récompenses déjà reçues par les frères Dardenne. Sans juger le choix du jury ni renier la prestation de Julianne Moore, Marion Cotillard n'aurait tout de même pas démérité le prix d'interprétation. Cette actrice est un mystère incroyable. Après "De rouille et d'os" elle continue de faire oublier son égarement hollywoodien, exclu "The Immigrant" où elle avait réussi sa traversée de l'Atlantique. Ici elle porte le film par son naturel poignant qui donne toute l'authenticité que sollicite le propos. Cette histoire est extrêmement commune et c'est ce qui la rend émouvante. La sobriété dans l'écriture et le jeu entretien l'authenticité des personnages et leur mésaventure, leurs choix et réactions diverses reflète aussi une grande part d'universel saisissante. En parti par sa protagoniste principale toujours compréhensive face aux refus qu'elle essuie, "Deux jours, une nuit" évite le piège de trop appuyer son propos en l'uniformisant. Le scénario intègre pleinement le rejet, l'incompréhension et l'incapacité que suscite naturellement une telle demande. Évidemment cette objectivité n'empêche pas le film d'être bien intentionné. Ce parcours de vie qu'il raconte est admirable dans la combativité qu'il défend et l'optimisme qu'il dégage. Sandra est emportée dans un fleuve d'émotions, elle suit d'abord le courant et tente de rester à la surface. Elle butte sur les obstacles en premier lieu, puis à force de soutiens Sandra les contourne et les combat même. Cette fragilité doublée d'une affection débordante sont admirablement retranscris par l’interprétation de Marion Cotillard. Cela atteint son paroxysme lorsque dans la même scène elle nous fait ressentir son extrême désespoir poussé presque au bout du drame puis dans l'instant suivant une réjouissance immense face à l'arrivée d'un miracle inattendu. Ce passage très précis est crédible malgré l'ascenseur émotionnel osé mais il est aussi très intéressant dans ce qu'il raconte. La conclusion de l'affaire est juste dans le détachement de Sandra et la dispense d'une happy-end un peu factice. Cet entre-deux est bien plus éloquent dans le message d’espoir qu'une résolution simpliste du problème. Ce récit donne une belle leçon de vie et ne tombe jamais dans le tragique pathos. La combativité de Sandra et ses proches, son mari surtout, est ravissante et certains moments de vie son simples et beaux avec des relations sincères.
Quelle chieuse cette Sandra ! Au lieu de pleurnicher toute la journée chez elle tranquillement , elle fait du porte à porte avec les méthodes des témoins de Jehovah , en croisade pour faire l'apologie du "travailler moins , pour gagner moins". Heureusement que de temps en temps un "casse toi pauvre c...." fuse de la part de ses collègues de boulot, autrement j'aurais fini ma nuit dans salle obscure ! Voila la messe est dite et bise à tous sur un seule joue, car même la dessus les Belges sont radins.
Pas trop familiarisé avec l'univers des frères dardenne, j'ai trouvé "deux jours, une nuit" particulièrement réaliste mais également âpre et inconfortable, cette descente dans l'univers de la petite entreprise dans le monde globalisé d'aujourd'hui révèle dans le détail et sans fard la dureté qui y règne et l'individualisme qui s'en dégage. Bonne interprétation de Marion Cotillard et des acteurs en général et une conclusion du film intéressante.
À tant vouloir éviter de sombrer dans le pathos, j'ai trouvé que ce film des Dardenne peinait à susciter l'émotion sur un sujet pourtant assez fort. Acceptons le point de départ improbable d'un vote sur le maintien d'une prime ou le départ d'une salariée en particulier, la répétition des scènes de rencontre avec chaque employé empêché de développer les personnages principaux. Cela n'en reste pas moins un film très intéressant qui donne à Marion Cotillard un premier vrai rôle d'actrice. La relation de couple et certaines histoires secondaires sont également très touchantes. La réalisation des frères Dardenne est conforme à leur habitude. Un bon film mais dont le scénario aurait mérité d'être plus ample.
Je tiens les frères Dardenne comme les plus grands réalisateurs vivants (quelque part entre Woody Allen - qui décline - et Stanley Kubrick - qui est mort). "Le gamin au vélo", "le silence de Lorna", "L'enfant" et "Rosetta" comptent au nombre de mes films préférés. Le genre de films que je conseille à ceux qui me recommandent un film. En leur promettant de leur rembourser le prix de la VOD si'il ne leur plaît pas. A chaque fois le cocktail est le même : la simplicité d'un scénario qui coule de source et se résume en une phrase, des dilemmes moraux aussi radicaux qu'inextricables, le naturalisme du jeu des acteurs filmés dans les décors naturels de la banlieue liégeoise.
Tous ces ingrédients étaient réunis dans "Deux jours, une nuit" : Sandra a un week-end pour convaincre ses 16 collègues de travail de renoncer à leur prime pour lui éviter d'être licenciée.
Las ! ça ne marche pas. Ou, pour être tout à fait honnête, ça marche un chouïa moins bien que les chefs d’œuvre auxquels nous ont habitués les frères Dardenne. A commencer par le titre. Non mais ! C'est quoi ce titre ?! On dirait une comédie romantique de Jason Reitman ! A suivre par Marion Cotillard. Juste pas crédible dans le rôle d'une RMiste dépressive ! Les frères Dardenne auraient dû prendre une inconnue (l'inoubliable Emilie Dequenne dans Rosetta) plutôt qu'une star qui "écrase" le rôle. A continuer par un scénario un peu faiblard car inévitablement répétitif : Sandra rencontre tour à tour ces 16 collègues et leur repose à tous la même question. Leur réponse n'est certes jamais la même. Mais on ne peut pas s'empêcher de compter les points comme à l'Eurovision.
Reste une chute exceptionnelle - dont on ne dira évidemment rien ici. Absolument surprenante. Parfaitement logique. Et extraordinairement émouvante.
De par son postulat de départ et son dispositif, ce nouveau conte social des Frères Dardenne, beaucoup plus explicite qu’à leur habitude, prend le risque de l’édifiant (la violence hypocrite et barbare du monde du travail) et du programmatique (la répétition de la même scène, la logique de l’accumulation des points). Et, de fait, le début du film fait craindre le pire : la succession de sketchs attendus, le jeu minimaliste et un peu amorphe de la star… Et puis, au détour d’une scène qui dérape vers le mélodrame poignant (le collègue qui s’effondre en larmes), le film sort du matérialisme documentaire et lorgne avec bonheur vers le romanesque. Dans ce registre, il faut bien reconnaître que Marion Cotillard est - une fois n'est pas coutume - absolument formidable. Au-delà de la justesse des dialogues et de l’émotion tenue qui ne nous lâchera plus jusqu’à la fin, cette histoire d’une persuasion (ou d’une résistance tranquille) sait aussi se faire voyage intérieur, à travers les lâcher-prises d’une héroïne sur le fil de la dépression. Et c’est sans doute là, le véritable cœur palpitant du film, sa raison d’être : on y retrouve l’énergie obsessionnelle des plus beaux personnages des Dardenne, énergie toujours au bord de verser dans son épuisement morbide. C’est là l’étrange pointillisme existentiel d’une œuvre qui repose beaucoup sur cette réversibilité des puissances de mort et de vie où la volonté d’en sortir n’est jamais loin de celle d’en finir. On peut préférer l’approche plus secrète et abyssale de « Rosetta » ou de l’immense « Silence de Lorna », mais on ne peut nier le talent des deux frangins pour retrouver l’émotion du romanesque au sein du naturalisme le plus mat.
Certainement le film le plus abouti, le plus beau, le plus touchant et le plus fort des frères Dardenne. Sublimé par une mise en scène géniale et une Marion Cotillard éblouissante, "Deux jours, une nuit" est un voyage, une plongée dans ce monde complexe du quotidien contemporain chère aux réalisateurs belges. Un chef d'oeuvre monumentale !
Un film salué par de nombreuses critiques... Peut être que je ne connais pas encore assez bien le style des deux frères Dardenne mais je dois l'avouer je me suis ennuyé 1h30 du film laissant donc peu de temps a l'émerveillement auquel je m'attendais.. en bref.. Faire un résumé de ce film c'est tout simplement le spoiler tellement l'intrigue est plate, répétitive et sans rebondissement... Dommage