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mlight
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3,5
Publiée le 23 juin 2019
Jacques Audiard nous livre ici un western plus que posé doté de plans plus beaux les uns que les autres, de musiques envoûtantes et d'un casting 5 étoiles. Même s'il dispose de Joaquin Phoenix et de Jake Gyllenhaal, c'est bien le rôle de John Reilly qui m'a le plus marqué, dans son personnage du bandit protecteur de son frère et voulant changer de vie, je l'ai trouvé tout simplement excellent, le réalisateur ne fait pas l'erreur d'afficher trop ses acteurs ce qui nous permet de renforcer notre accroche à eux. L'atmosphère très calme qui s'en dégage est parfaitement maîtrisée et contrastée par cette brutalité qui arrive de manière très crue, le réalisme est le maître mot dans cette oeuvre et ça fonctionne plutôt bien. Sans vouloir trop comparer les deux films, ça m'a fait penser à Hostile dans la façon qu'a Jacques Audiard de traiter son sujet avec toute la contemplation et la patience qu'il veut, sans en sortir bouleversé je dois admettre avoir passé un très bon moment durant l'ensemble de la projection.
Première exportation US mitigée pour l'un des cinéastes français majeurs des deux dernières décennies. Jacques Audiard a pour l'instant transformé tout ce qu'il touchait en or en mixant habilement les ingrédients de la chronique sociale, du film de truands et de la passion amoureuse. Il a d'ailleurs raflé multitude de récompenses (justifiées) : du césar de la meilleure première œuvre pour Regarde les hommes tomber à la palme d'or pour Dheepan vingt ans plus tard en passant par la razzia engendrée par les monumentaux De battre mon cœur s'est arrêté et Un prophète. Le choix d'adapter un western intriguait au plus haut point, notamment au vu d'un casting constellé d'étoiles hollywoodiennes. Or le premier aspect marquant de son nouvel opus est un certain manque de fulgurance du récit qui a tendance à se reposer sur la profondeur des dialogues de ces deux cow-boys en quête de sens. Heureusement l'effet est contrebalancé par un supplément de fantaisie tout au long d'une chasse à l'homme truffée de ressorts humoristiques. La beauté des cadres et paysages contribue également à nous garder captivés malgré l'absence de grandes scènes d'action. L'opération apparaît donc clairement : produire un western atypique, profondément humaniste, porté par des réflexions nouvelles plus que par l'hommage à un genre oublié. Ainsi doit-on entendre la performance de John C. Reilly en vieux flibustier usé par ce mode de vie aventureux. Les réponses cyniques de son frère (un Joaquin Phoenix dans l'excès) face à son projet de monter un commerce respectable reflètent la persistance de leurs démons, l'impossibilité de mettre fin à l'engrenage criminel dans lequel ils sont embarqués. C'est donc avant tout un film sur deux hommes interrogeant leur raison d'être, un axe narratif susceptible de réduire les autres enjeux à peau-de-chagrin. Certains y verront de l'audace, d'autres un pensum dénaturant le genre dont il se réclame.
Les scènes de nuit sont nombreuses et l'éclairage extrêmement mauvais. On doit supporter presque la moitié du temps des images très sombres, ce qui rend le visionnage de ce film très désagréable.
Malgré son expérience, Jacques Audiard n'a pas compris l'importance d'un éclairage suffisant dans un film pour les scènes de nuit. Qui aime les images très sombres et nombreuses...? Si encore c'était pour accentuer le côté dramatique d'une scène, je pourrais comprendre. Mais dans The Sisters Brothers, toutes les scènes de nuit sont très mal éclairées, ce qui est injustifiable. C'est une grave erreur incompréhensible dans la réalisation du film.
Regarder The Sisters Brothers est très pénible à cause d'une piètre réalisation artistique, mais aussi par la faiblesse indigente du scénario et des dialogues. Pendant au moins 60 minutes on a le droit à des dialgues creux, sans intérêt. C'est comme si les acteurs parlaient de la pluie et du beau temps. Le film est entrecoupé par de longues scènes de calvacade dans des paysages sompteux, certes, mais leur durée est beaucoup trop longue. Quel ennui... Un supplice.
J'adore les films écrits et réalisés par Quentin Tarantino parce que ses dialogues sont extremements brillants, jouissifs. Avec lui, pas de place à l'ennui. Tout peut arriver à chaque instant, aussi bien dans les dialogues que dans le scénario. L'intérêt des spectacteurs est maintenu du début à la fin. Et l'intelligence des dialogues et des scénarios est exceptionnelle.
Jacques Audiard a écrit et réalisé The Sisters Brothers, comme Quentin Tarantino l'a fait pour ses derniers films. Mais comparer les 2 réalisateurs, c'est comme comparer la meilleure équipe de foot professionnel à une équipe amateur qui fait ce qu'elle peut avec les moyens du bord...
Après avoir obtenu la Palme d'or avec "Dheepan", voilà que Jacques Audiard frappe là où on ne l'attendait pas en réalisant un film de genre, en l'occurrence un western. On pourrait même qualifier "Les frères Sisters" de western crépusculaire et le rapprocher du travail d'un Clint Eastwood ou d'un Sam Peckinpah. Il n'y a pas grand chose à reprocher au film. La mise en scène est propre, la photographie est belle et les acteurs impeccables. Le scénario est lui plus basique mais reste acceptable. Je regrette surtout un manque d'intensité dans les émotions véhiculée et, de profondeur. Sans dire que l'histoire et le film est plat, on est loin d'être bousculé. C'est un bon western mais il ne s'inscrira jamais comme un incontournable du genre. .
Un western avec des atouts modernes. Les effets spéciaux ne sont pas très présents, voir quasi absents, en revanche les bruitages eux sont bien modernes ! Comprenez des coups de feux saisissants ! L'histoire suffit à avoir quelques rebondissements, et à toujours avancer. La réal est assez classique, et les aventures des frères sisters sont sympa, sentent bon l'Amérique, les étendues sauvages, Lucky Luke, les Daltons et les chevaux. Mais voilà, le ton du film est malgré tout assez sérieux. Les personnages sont comme le reste, intéressants à suivre, mais quand c'est fini, on les oublie assez vite. Un western qui marche très bien, mais qui n'a rien de génial non plus.
Il faut quand même un certain talent pour nous faire nous intéresser à cette histoire dont le script sur le papier n'avait à priori rien de passionnant. Car ici petit à petit le miracle s'accomplit et on se met progressivement à avoir de la sympathie pour le personnage interprété par John C. Reily malgré sa sale tronche et malgré qu'il incarne un tueur sans scrupule ni pitié. Faut le faire quand même ! Alors ça ne marquera pas l'histoire du cinéma, ni même celle du western, mais regarder ce film a été un réel plaisir !
Beaux Paysages, bons acteurs, quelques belles scènes d’action un peu cachées, mais pour moi le scénario est très plat, sans rebondissement, et une fin qui laisse un peu sur sa faim. En fait, je me demande si le film a une raison d’être.
Pas fameux ce soi-disant western. Pas de scénario ni d'intrigue, des personnages peu sympathiques, une réalisation qui me paraît bien faible, des acteurs assez moyens, et surtout un lenteur inutile et des dialogues souvent inconsistants. Bref, malgré de nombreuses louanges, un film vraiment raté, très surfait et qui n'honore pas le genre western. Audiard ne progresse pas.
Ça faisait longtemps qu’un film de cowboy n’était pas sortit! On nous replonge dans le western avec des acteurs géniaux, Jake Gyllenhaal, Joaquin Phoenix et j’en passe. Même si certains disent que ce film est mou, je l’ai adoré. 1 pour les costumes et décors.
Le dernier Audiard n'est pas un western malgré les apparences, les longues chevauchées, les échanges de coups de pistolets, et la ruée vers l'or de la Californie vers 1850 comme background. Servi par une belle photographie, une bande son atypique et parfois déroutante, ce film s'apparente plus à un road-movie entre deux frères, à un parcours sinueux et douloureux vers une forme de rédemption. Contrairement aux films de Leone, on parle beaucoup avant de tirer. L'originalité du scénario restera en mémoire et donne envie de le revoir un jour en grand écran. Il manque la petite étincelle qui font les très grands films, mais tout de même, les quatre protagonistes nous offrent une ballade pas banale. DVD1 vo - avril 2019
Malgré la déco, c'est ennuyeux ! Beaucoup de blabla pas intéressant, un scénario qui sonne creux. Les 30 dernières minutes bougent un peu plus mais l'histoire des frères Sisters est loin d'être passionnante.