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Peter Franckson
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2,5
Publiée le 17 décembre 2017
C’est l’histoire du directeur du musée d’art moderne royal qui décide, suite au don important d’un couple riche et âgé, de monter une exposition, « The square », le carré en français, autour d’une œuvre, carrée et pavée, délimitée par un fil lumineux et installée à l’extérieur du musée (à la place d’une statue équestre). Toute personne y pénétrant a le devoir d’altruisme et de bienveillance à l‘égard des autres. La préparation de l’exposition et de son vernissage est entrecoupée par la vie du directeur,spoiler: roulant en voiture électrique Tesla, divorcé et père de 2 fillettes : vol de son portefeuilles et smartphone, interview par une journaliste américaine, « performance » d’un acteur imitant un gorille au cours du dîner, buzz sur internet à partir d’une vidéo trash ; malheureusement, plusieurs scènes n’aboutissent pas : spoiler: relation sexuelle avec l’américaine (longue scène pour la récupération de la capote usagée !), conférence perturbée par une personne atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette, performeur violent et qui tente de violer une invitée parmi une assistance passive . C’est filmé en plans fixes, champ contre champ, souvent à distance (sauf les scènes de sexe) avec une caméra peu mobile, au son de Bach (« Ave Maria ») ou du groupe français « Justice »). On a compris que le directeur avait du mal à mettre en pratique les idées qu’il prône mais pourquoi une « démonstration » de 2h23 ? Sa lourdeur affadit la critique de l’art contemporain et des élites bien pensantes et au vernis humaniste. .
Coup de théâtre à Cannes, le suédois Ruben Östlund (Snow Therapy) remporte la Palme d'Or face à 120 Battements par minute, grand favori de cette édition 2017. Pedro Almodovar, président du jury cette année, le décrit comme un film "extrêmement drôle contre la dictature du politiquement correct". The Square est-il à la hauteur de sa récompense ?
La suite ici : https://coupdecine.blogspot.fr/2017/10/the-square-2017-un-film-trop-carre.html
Coup de théâtre à Cannes, le suédois Ruben Östlund (Snow Therapy) remporte la Palme d'Or face à 120 Battements par minute, grand favori de cette édition 2017. Pedro Almodovar, président du jury cette année, le décrit comme un film "extrêmement drôle contre la dictature du politiquement correct". The Square est-il à la hauteur de sa récompense ?
La suite ici : https://coupdecine.blogspot.fr/2017/10/the-square-2017-un-film-trop-carre.html
On est tout aussi surpris que le réalisateur que ce film ait pu recevoir la Palme d'Or. The Square ne va malheureusement pas au bout de sa folie. Alors qu'on se délecte des absurdités liées à la communication dans l'art contemporain et qu'on aime détester son personnage principal, après la scène la plus forte et la plus marquante (est-ce sur la seule performance de Terry Notary que repose cette Palme ?), Ruben Östlund termine son film de manière trop conventionnelle en tombant dans un drame consensuel alors qu'on se plaisait bien dans sa narration satirique.
Bon film, intéressant, posant des questions sur l'Art, son commerce et l'incohérence qui peut exister entre l'intention d'une œuvre ou d'un auteur et la réalité de la vie et des clivages sociaux. À voir Mais ne méritait pas une palme d'or à Cannes, le Prix du jury aurait suffi.
Beaucoup, beaucoup trop long et répétitif, avec une bande-son écoutable au début qui devient insupportable à force de répétitions. Les scènes d'humour ou satiriques sont trop étirées, répétitives et pas assez drôles, les histoires qui créent un peu d'intérêt comme le gamin de banlieue ne sont pas traitées jusqu'au bout, d'où frustration... La critique assez bien vue de notre société et de l'art contemporain n'est pas une nouveauté ni une révélation, et ne suffit pas à rendre un film intéressant à regarder : j'ai eu l'impression d'avoir gâché ma soirée. Très mauvais.
Palme d'or à Cannes en 2017, The square de Ruben Östlund s'évertue à mettre en place un dispositif dont le but est limpide : créer un profond malaise chez le spectateur. En cela, il réussi parfaitement son exercice. Car en effet, difficile de ne pas s'identifier au personnage principal, Christian, directeur d'un musée d'art contemporain réputé et archétype du bobo moyen occidental. Plein de bonnes intentions, porteur d'un discours passe-partout de tolérance et de générosité, il peine cependant lourdement à mettre la réalité de son quotidien au diapason de ses grands principes. Car en Suède comme ailleurs, les SDF peuplent chaque coin de rue, et les quartiers périphériques sont bondés de gens davantage préoccupés par la gestion de leur fin de mois que par la dernière exposition en ville faisant primer le concept sur la finalité de l'œuvre. Et en Suède comme ailleurs, lorsqu'on est bien intégré dans le corps social, qu'on est sur-sollicité par son métier, on adopte bien souvent une stratégie de l'autruche face à ces défis du quotidien. Le cinéaste suédois passe ainsi son temps à mettre en pleine lumière ce fossé entre nos bonnes intentions et une réalité bien moins reluisante, appuyant avec insistance là où ça fait mal, et n'épargnant personne au passage. Quitte à en faire trop. Il n'empêche que même si c'est douloureux et parfois démago, ça fait réfléchir. À voir.
Christian, le directeur du musée d'art contemporain X-Royal, cherche à repousser les limites du genre. L'obtention d'une donation par de riches suédois lui permet de monter une exposition baptisée The Square, un carré symbolique au sein duquel chacun est obligé d'écouter et de prendre soin des autres. Mais préoccupé par d'autres soucis - avec les femmes, avec ses enfants, avec le vol de son téléphone qui l'entraine dans l'univers des cités populaires et la prise de conscience de l'arrogance de sa classe - il perd le contrôle de la campagne publicitaire pour The Square. La question initiale posée par Christian à la journaliste Anne, est-ce que le fait de poser un sac à man dans un musée fait de ce sac une œuvre d'art, trouve une forme de réponse au fil du film. La scène du faux gorille pendant le repas de gala est particulièrement succulente. The Square ne laisse pas indifférent.
Le rôle principal d'un film est de laisser son empreinte.
En sortant de la séance nous avons eu un long débat sur le sens de l'art contemporain , sur le rôle que peu jouer "un carré" sur notre vision de la société, sur ce qui est devenu invible à nos yeux. Nous sommes comme des êtres aveugles. Le film veut nous éveiller. Et le scénario indique que comme les mouvements des ailes d'un papillon chaque action peut avoir une incidence! Positive (aider son prochain) , ou négative (punir un enfant). Bravo pour le scénario, bravo pour les acteurs et Sublime jeu de Dominic West !! A voir en famille.
Christian est un père divorcé est très ouvert aux grandes causes humanitaires. Directeur d'un grand musée, il participe à la recherche d'une publicité qui pourrait éveiller les consciences de chacun. Mais le choix qui est retenu, un peu malgré lui, va s'avouer coûteux dans sa propre vie.
The square, c'est le genre de cinéma festivalier qui rafle les prix par manque de prise de risque. Et pourtant, tout commençait bien, l'humour était au rendez-vous, les personnages étaient en place pour une comédie réjouissante et grinçante. Malheureusement le moralisme bien-pensant prend bien vite la relève et les rires ne sont plus au rendez-vous pour une deuxième partie d'une extrême lourdeur, sans parler d'un parti pris réaliste pénible qui ne résiste pas, loin s'en faut, à l'improbabilité des situations.
Lauréat de la Palme d’or 2017, Ruben Östlund poursuit son étude sur notre incapacité à adopter des valeurs fondamentales, en l’occurrence la confiance et l’altruisme. Ce cinéaste iconoclaste aux méthodes voisines de celles de Michael Haneke aime décortiquer les comportements du genre humain, les soumettre à des imprévus et les pousser à l’extrême pour en révéler les dysfonctionnements. Par le prisme de son personnage principal, The square force le spectateur à s’interroger sur ses propres réactions. Ici, se dérober n’est pas jouer. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Quand les situations échappent même si on est censé faire référence, analyser et appréhender les événements avec un jugement sûr et reconnu. Les rencontres fortuites de classes et de cultures différentes font apparaître des cassures incontrôlées. On ne s’aperçoit pas que film dure 2h30 et les quelques longueurs sont nécessaires à l'ambiance particulière.
Pour intellos qui veulent transpirer des méninges. Je suppose qu'on adore ou qu'on déteste. Sans queue ni tête à certains moments, vaseux à d'autres. La scène de l'homme singe ( singe homme ?) ne parvient pas à me hisser à la portée du film, suis très perplexe... Je suis restée jusqu'à la fin, mais ce fût ardu ! Mon avis est dépourvu de méchanceté, nous n'avons pas tous (heureusement) les mêmes ressentis mais moi je n'ai pas aimé.