Dans la brume m’a laissé un sentiment mitigé, un thriller de science-fiction franco-québécois qui pose une prémisse captivante à Paris mais qui peine à développer pleinement son potentiel sur l’ensemble. L’histoire plonge dans une catastrophe mystérieuse où une brume toxique envahit la capitale, forçant les survivants à se réfugier en hauteur sur les toits et derniers étages des immeubles haussmanniens. Romain Duris y incarne un père confronté à l’urgence de protéger sa famille, aux côtés d’Olga Kurylenko et d’une jeune Fantine Harduin touchante, dans une ambiance confinée et oppressante qui joue sur l’absence d’informations et la rareté des ressources.
Ce qui fonctionne bien pour moi, c’est l’atmosphère claustrophobe et immersive créée par les décors parisiens réels (toits enneigés, rues enfumées) et les studios enfumés, qui donnent une vraie sensation d’apocalypse minimaliste et budgétaire assumé. La réalisation de Daniel Roby excelle dans les plans serrés et les silences tendus, avec une photographie qui rend la brume presque palpable, et les acteurs livrent des performances crédibles dans leurs rôles de parents désespérés. J’ai apprécié cette approche terre-à-terre, loin des blockbusters surchargés, qui met l’accent sur la survie quotidienne et les relations familiales sous pression.
En revanche, le scénario manque de surprises et s’embourbe dans une progression trop linéaire, avec des dialogues parfois explicatifs qui cassent le rythme haletant des débuts. La résolution arrive un peu abruptement, sans assez creuser les enjeux psychologiques ou scientifiques, laissant un arrière-goût d’opportunité manquée malgré l’ambition SF rare en France.
Romain Duris s'en sort honorablement, et encore c'est comparé au piètre jeu d'acteurs de tout le reste du casting. Malheureusement c'est pas une nouveauté dans les films de genres français. J'ai pourtant cru avoir une bonne surprise pour une fois, c'est vrai qu'on se laisse prendre au jeu au début. Mais trop d'amateurisme dans les dialogues plat, le scénario qui n'avance pas, des incohérences ridicules avec le summum pour la fin. C'est trop facile de ne rien expliquer si c'est pour sortir ce genre de facilité ! On sent juste le plaisir pris par l'équipe à réaliser un Paris apocalyptique et pour le coup le rendu est réussi. Pour le reste il y a encore du boulot, après c'est du niveau d'un film Netflix...
Une nouvelle tentative de faire du film de genre en France qui peine à tenir ses promesses. Malgré de bonnes fulgurances dans la mise en scène « Dans la brume » manque d’ambition scénaristique jusque dans son final ultra convenu en passant par des dialogues le plus souvent d’un platonisme affligeant.
En 2018, le réalisateur québécois Daniel Roby signe un film d’anticipation dans lequel la science-fiction et le drame familial cohabitent avec harmonie. Une adolescente, atteinte du syndrome de Stimberger, vit dans une bulle stérile jusqu’au jour où une brume mortelle envahit la terre. Malgré le danger, ses parents (Olga Kurylenko et Romain Duris) vont tout faire pour la maintenir en vie. Pouvant être considéré comme un huis clos oppressant, ce long-métrage se détourne du fantastique pour privilégier l’aspect intime du survivalisme. La qualité des effets spéciaux, avec une ville de Paris submergée par un épais brouillard, renforce le caractère réaliste de cette catastrophe naturelle. Bref, une œuvre audacieuse, pouvant souffrir de quelques longueurs, mais qui surprend par son originalité dans le panorama du cinéma français.
Pour tous ceux qui disent que le cinéma français manque d’ambition, de panache, en voici un magnifique contre-exemple. Du cinéma fantastique apocalyptique qui a tout d’un gros budget (mais seulement 11,5 M€ en pratique), au concept fort, aux visuels saisissants, et comptant même une star internationale au casting. Et pourtant, ce fut la turbo plantade avec un quart de million d’entrées…
Dans l’histoire de l’humanité, de nombreuses maladie ont régulièrement décimé une part significative de notre civilisation, avec parfois des hécatombes telles que la peste noire qui aurait réduit de 70% la population européenne. Et si un tel phénomène nous frappait à nouveau ? C’est justement ce qu’il va se passer lorsqu’un séisme de grande ampleur va faire surgir une brume des entrailles de la Terre, tuant tous ceux qui la respirent. Pour Mathieu (Romain Duris) et Anna (Olga Kurylenko), la chance d’avoir pu se réfugier dans un appartement supérieur au dessus de là où s’arrête la brume sera de courte durée : leur fille est gravement malade, dans une chambre décontaminée, mais sans courant les batteries ne tiendront pas longtemps. Que faire et comment survivre ?
Si on passe outre sur les explications à la science très légère, pour ne pas dire insultant quelque peu notre intelligence (une toxine uniquement dans une brume, mortelle dedans, mais tout va bien cinq centimètres au dessus), il faut dire que le concept n’est pas simplement génial, il est aussi brillamment entouré. Déjà on sent que l’action se déroule dans un futur proche mais indéniablement futuriste de par la technologie de casque de réalité virtuelle très développé, mais cela est également couplé avec une nouvelle maladie apparemment décelée depuis une décennie, obligeant les malades à vivre dans une bulle, sorte d’avertissement divin que l’air que l’on respire peut devenir une toxine mortelle. Et une fois le séisme délivrant son fléau sur le monde, le résultat est plus que probant, et malgré un budget d’apparence limité, on a bien un film apocalyptique d’envergure, avec une vraie ambiance de fin du monde et des scènes dévoilant toute cette ampleur. De même, la gestion de la survie est très probante, sous une tension constante avec des idées solides pour augmenter ce stress. Visuellement abouti, narrativement prenant, le film possède même quelques séquences d’action probantes. Personnellement, le désintérêt du public me stupéfait et je suis bien content d’avoir eu l’occasion de le rattraper.
Cela commençait bien, mais j'ai rapidement été très, très déçue... Entre les personnages qui n'ont aucun instinct de survie, n'anticipent presque rien et ouvrent les fenêtres (ou vont touiller la brume à main nue en haut de l'escalier...) toutes les 5 minutes et se mettent au balcon tranquillement sous prétexte que la brume, sur laquelle ils n'ont absolument AUCUNE information, s'arrête forcément là où on la "voit" s'arrêter, au centimètre près... les enchaînements de décisions stupides... Tout ça pour aboutir à cette résolution magico-incompréhensible... Au bout de tout ça et l'impression qu'on se moque autant du spectateur, la fin jetée sans explication ne passe pas, non... Bref, que tirer de cette œuvre ?
Quelle catastrophe... Un scénario mal fichu, un twist final peu crédible et qui annule tout l'enjeu de l'histoire, un casting d'acteur avec un jeu terriblement mauvais (surtout Sarah et sa mère...) Je ne m'attendais à rien, et j'ai quand même été déçue.
Un concept plutôt original qui aurait gagné à avoir plus d interactions avec d autres survivants. Les enjeux autour de la survie de leur enfant est cohérent et la révélation finale est plutôt bien amené en terme de symbole.
Petit film sans budget avec des effets spéciaux limités...Et une fin dont on se serait bien passé tant elle est invraisemblable . On peut ne pas voir ce film
Il y avait de l'idée, plutôt une bonne initiative pour un film français puisque les films catastrophe sont plutôt réservés aux Américains mais le probleme c'est que ça ne marche pas. Malgré une photographie assez belle, le scénario est vide, le jeu est assez mauvais surtout pour les 2 actrices, c'est a dire la mère et la fille. Il ne se passe absolument rien, les interactions sont sporadiques et presque sans intérêt. Les scènes du chien et du policier apporte un tout petit peu de piment mais ça dure 5 min et encore une fois rien n'en sort. En plus d'être du réchauffé c'est complètement inutile. À la fin, l'intrigue n'est pas levée mais remplacée par un "twist" qui n'apporte rien.
Bref, c'est plat, c'est long, et donc c'est chiant. Dommage !
J'étais sceptique. Parce que le cinéma français me laisse souvent déçue. Mais Romain Duris est un bon acteur alors je me suis laissé tenter.
Point négatif: les comédiens français. Pourquoi les acteurs de doublage français sont si excellents et les comédiens si mauvais? Il faudrait qu'il soit doublés, en fait! À par Duris, c'est quand même très moyen. Le jeu, ça va, mais les dialogues sonnent faux. La mère a une diction molasse, le papi joue super mal, la mamie a l'air à côté de la plaque, est les gamins semblent blasés. Point positif: l'histoire est assez prenante. On suit le père dans son aventure (la mère ne m'a pas convaincue du tout) pour sauver sa fille.
Quant à la fin, impossible de critiquer sans spoiler donc je vous laisse découvrir. Moi j'ai bien aimé, même si, encore ne fois, ce type de fin est très français.