Avec Scream 7, Kevin Williamson coécrit et réalise un film qui ne restera pas dans les annales de la franchise, si ce n'est négativement, tant cet opus n'est vraiment pas terrible, à l'image de ses deux prédécesseurs l'ayant fait renaître. L'histoire nous fait suivre Sidney Prescott qui s'est construit une nouvelle vie dans la petite bourgade de Pine Grove, où elle vit avec son époux, l'officier de police Mark Evans, et sa fille adolescente, Tatum. Seulement, un jour, Ghostface fait son retour et annonce son intention de s'en prendre à Tatum, poussant Sidney à faire ressurgir ses démons. Ce scénario s'avère franchement faible et peu intéressant à visionner tout au long de sa durée de près de deux heures. Pourtant, l'introduction est plutôt pas mal à la faveur de son fan service jouant sur la fibre nostalgique pour nous amadouer, même si l'idée n'est pas très bien appliquée et qu'elle n'est pas rattachée au reste de l'intrigue, semblant donc définitivement être là simplement pour appâter les amateurs de la première heure. S'ensuit un récit sans surprise tant la formule propre à ce slasher est toujours la même, pour ne pas dire qu'elle est totalement éculée. Le seul intérêt est de tenter de deviner qui se cache sous le masque du tueur au couteau. Et encore. On s'en moque au final tant le script est vide. Pourtant le métrage avait un argument à faire valoir concernant ses thématiques entre la métafiction, l'obsession des fandoms pour théoriser la survie incongrue de personnages à l'écran, le retour des final girls, la satire des retcons, et surtout l'utilisation des deepfakes générés par l'IA. Des sujets de son époque donnant envie sur le papier mais très mal exploités dans les faits. Résultat, peu de scènes marquantes à se mettre sous la dent. On ne retiendra qu'une seule scène de mise à mort. Les autres sont vite oubliables. Le ton mêlant horreur et comédie noire ne fonctionne pas. La tension est absente et l'humour ne prend pas. L'ensemble est porté par des protagonistes creux, mixant des visages ridés et botoxés du volet originel et de nouvelles têtes. Des rôles interprétés par une distribution comprenant les iconiques Neve Campbell, Courteney Cox et Matthew Lillard. Mais aussi ceux étant apparus depuis le relancement de la franchise que sont Jasmin Savoy Brown et Mason Gooding. Et enfin les nouveaux arrivants que sont Isabel May, Joel McHale, Anna Camp ou encore Celeste O'Connor. Tous ces individus entretiennent des rapports insipides ne procurant aucune émotion. Des échanges soutenus par des dialogues anecdotiques. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère fonctionnelle. Sa mise en scène fait le minimum. Elle ne comporte aucune identité ni créativité. Elle ne parvient jamais à iconiser le tueur et à le rendre menaçant. Elle ne parvient aucunement à faire monter l'intensité et la peur avant une attaque. De plus, les exécutions sont plates et ni assez violentes, ni assez gores. De surcroît, elle évolue au sein de décors fades, n'ayant aucun cachet. Ce visuel quelconque est accompagné par une bande originale aux compositions banales n'ayant aucun impact sur l'action et les images. On retiendra uniquement la chanson Red Right Hand qui fait appel à notre nostalgie, et encore, elle est implantée de façon forcée, sans véritable justification. Reste une révélation grotesque tant les motivations des tueurs sont capillotractées, venant ainsi mettre un terme à Scream 7 qui, en conclusion, est un long-métrage de piètre qualité à l'instar des nombreuses suites auxquelles a eu droit le film originel, venant enfoncer un énième clou dans le cercueil de la franchise.