Tout simplement noir était politique par sa façon de traiter de sujets complexes avec la banalité du quotidien, son esthétique du sketch favorisant la spontanéité et la succession de pièces détachées qui, rassemblées à terme, établissaient un état des lieux de l’identité noire en France. Le Grand Déplacement fait l’inverse, fonce tête baissée dans des sujets aux résonnances politiques égrainées au sein d’un récit axé sur la conquête spatiale ainsi que sur la spoiler: rivalité entre Afrique et Occident, notamment américain ; aussi délaisse-t-il toute recherche d’authenticité au profit d’un goût pour la parodie qui ne s’assume pas, spoiler: d’un sens de la provocation des plus faciles, d’un sentiment d’autosatisfaction vecteur de bêtise . Le spectateur reste embarrassé devant cette avalanche de gags jamais drôles – la salle était muette – car très mal écrits et surtout montés, incapables de s’installer dans le temps puisque l’intrigue avance avec précipitation. Le burlesque ne dispose d’aucune maîtrise et s’avachit donc dans une forme impersonnelle : de beaux plans pour faire de beaux plans et non pour signifier. L’erreur principale du film réside ainsi dans sa tonalité comique ; car dès qu’il ose le sérieux c’est une expédition crédible par son ébauche de réflexion sur l’espèce humaine, réunie par les fractures jusqu’alors visibles, et par la qualité de ses effets spéciaux. Pourquoi ne pas avoir osé restituer l’étoffe de ces héros noirs ? les subordonner au rôle de pitres semble en effet un paradoxe dommageable auquel Jean-Pascal Zadi et son équipage n’ont visiblement pas pensé…
Tout simplement non. Autant j'avais aimé et même ri avec Tout simplement noir, qui ramenait un vent de fraicheur, de désinvolture et d'irrespect ironique avec le format sketch qui fonctionnait très bien, autant là, je regrette d'avoir fait le grand déplacement jusqu'à la salle de cinéma pour voir ce 2ème film. Au delà du titre que je trouve drôle et bien choisi pour la référence évidente à laquelle il fait référence, et le pitch qui avait vraiment du potentiel pour faire ressortir et transmettre quelque chose d'original et fort, je trouve que le film est un plat total. Tout est poussif, pas très bien joué. Le scénario est mal construit, on y croit pas et la grosse problématique c'est qu'on a un casting d'humoristes à l'affiche et aucune blague ne fait mouche, je n'ai pas ri, et personne dans la salle n'a ri non plus. C'est bien dommage. Je trouve même désolant le fait que les blagues soient lancées comme un cheveu dans la soupe ici ou là, sans qu'elles aient une consistance, tout part dans tous les sens, et bien qu'elles soient désamorcées par un autre personnage pour les tourner en ridicule et éviter d'être accusé de mal-pensance, on reste strictement que sur des "blagues" favorisant toujours les amalgames, sexistes, homophobes et grossophobes... sachant que le film a une cible jeune, c'est triste de continuer à dénigrer des minorités et s'en servir d'appui pour faire "rire". Cela ressemble à un humour dépassé, lourd, qui est totalement gênant à entendre. Si j'avais quand même quelque chose de positif à dire sur le film, ce serait sur l'effort fait sur les costumes et l'univers spatial, les décors intérieurs de la navette et les plans extérieurs de l'espace sont superbes et crédibles, et pour le coup c'était très convaincant. Pour le reste, on n'y croit pas du tout, et l'alchimie entre tous ne fonctionne absolument pas. C'est complètement raté. Je me suis ennuyé. Je n'ai ressenti aucune émotion. Déçu donc par rapport à la promesse initiale (du casting, du pitch, de l'univers spatial original)
Le Grand Déplacement tente d’être une comédie… mais oublie l’essentiel : faire rire. Les gags tombent à plat, les dialogues sonnent faux, et le jeu des acteurs oscille entre surjeu gênant et apathie totale. On assiste à un enchaînement de scènes absurdes sans rythme ni logique, comme si le scénario avait été écrit lors d’un apéro trop arrosé. Le film accumule les clichés et les situations grotesques sans jamais provoquer autre chose que de l’embarras. C’est un nanar pur jus, le genre qu’on regarde pour se moquer… mais même là, on s’ennuie. Un déplacement qu’on aurait préféré éviter.
Zadi semble surfer depuis 5 ans sur son beau succès. Ce film est un ratage complet, après une idée amusante, ça tourne à vide. Les acteurs et actrices sont peu inspirés. Il y a une sorte de copinage assez désagréable, on a un sentiment d'emission de télé où chacun fait son numéro. La fusée risque de pas décoller bien haut
Le Grand Déplacement ? Plutôt le grand embarras. Une mission spatiale africaine censée sauver l’humanité… mais même les aliens auraient renvoyé ce scénario à l’expéditeur. Entre faux débats philosophiques et acting de kermesse, on assiste à un huis clos cosmique où le seul danger réel, c’est l’ennui. Si la Terre devient inhabitable, prions pour qu’on ne prenne pas ce film comme trace de notre culture. À ce niveau-là, mieux vaut rester sur notre bonne vieille planète pour crever dignement.
Le Grand Déplacement se veut profond, mais il enchaîne des scènes longues et creuses sans jamais réussir à captiver. La mise en scène est monotone, les personnages manquent d’épaisseur et le propos social, pourtant prometteur, reste superficiel. Un film qui ennuie plus qu’il ne questionne.
Si vous aimez les films à l'humour de "Maternelle", interprétés par des gens qui s'amusent entre eux au lieu de jouer la comédie convenablement, alors voilà un film sur mesure qui vous est destiné
Le film ne décolle jamais vraiment malgré l’idée qui peut passer comme originale et moderne. Sans doute faudrait-il un peut plus d’enjeux pour rythmer et surprendre.
Pitch prometteur sur le papier mais dans l'exécution c'est affligeant de bout en bout. L'humour vole très bas et les blagues tombent systématiquement à plat. Très embêtant pour une comédie. On tient un joli navet interplanétaire !
Même si je ne m’attendais pas à grand-chose, grosse déception pour cette comédie qui n’amuse finalement pas! C’est lourd et long et même parfois gênant !
“Le Grand Déplacement� ? Non. Le Grand Gâchis, plutôt. Jamais un film ne m’avait autant donné envie… de fuir dans l’espace sans billet retour.
10 euros. Dix. Pour quoi ? Pour assister à une mission spatiale qui fait passer les Power Rangers pour de la science-fiction de pointe. J’ai hésité à quitter la salle avant la fin, mais par respect pour les trois autres spectateurs aussi traumatisés que moi, je suis resté jusqu’au bout. Erreur.
Le scénario ? Égaré dans une autre galaxie. Les dialogues ? J’aurais préféré être en apesanteur dans le vide intersidéral que de les entendre. L’interprétation ? Plus de jeu dans une vidéo de surveillance d’ascenseur.
Bref, un navet interplanétaire. Un OVNI cinématographique dans le pire sens du terme. Je suis ressorti avec un seul espoir : que cette “mission� n’ait pas de suite.
Il va falloir un jour qu’on m’explique l’exposition médiatique de Jean-Pascal Zadi toujours aussi piètre acteur à l’humour toujours très moyen. Les autres interprètes sont elles et eux plutôt bons, les plans visuels assez réussis et le scénario n’est pas si bête, mais malheureusement la présence de JPZ dans ce film fiche le film à terre. Et c’est bien dommage!
Un énième navet de Jean-Pascal Zadi, un scénario mince comme une feuille de papier à cigarettes, un humour au ras des pâquerettes, on s'ennuie très très vite, c'est le vide intersidéral. Je pensais que Jean-Pascal Zadi ne pouvait pas faire pire que L'année du requin, je me rends compte qu'il a réussi à repousser les limites du nanar intergalactique !