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Le Monde perdu : Jurassic Park
Ou comment John Hammond s'est dit : « Bon, la première fois, on a ramené des dinosaures sur une île et ça a très mal fini… Alors recommençons, mais cette fois avec encore plus de dinosaures. »
Après le succès monumental de Jurassic Park, Steven Spielberg revient avec une suite qui avait une tâche presque impossible : faire suite à l'un des films les plus marquants de l'histoire du cinéma sans simplement refaire le même film avec quelques dinosaures supplémentaires. Et c'est justement là que Le Monde perdu : Jurassic Park devient intéressant, parce qu'il essaye réellement de proposer autre chose. Cette fois, on ne retourne pas simplement sur Isla Nublar pour visiter un parc d'attractions qui fonctionne approximativement aussi bien qu'un restaurant ouvert pendant un incendie : on découvre Isla Sorna, une autre île sur laquelle les dinosaures ont été élevés avant d'être transférés vers Jurassic Park. L'idée est excellente, l'ambiance est plus sombre, les dinosaures sont beaucoup plus nombreux et Spielberg prend davantage le temps de montrer leur comportement dans leur environnement naturel. Mais voilà le problème : avoir une excellente idée ne signifie pas automatiquement avoir un meilleur film que le premier. Et malheureusement pour Le Monde perdu, il y a un gigantesque tyrannosaure dans la pièce : le premier Jurassic Park reste largement supérieur.
Une histoire assez bonne… mais qui vit dans l'ombre du premier. Soyons honnêtes : l'histoire du Monde perdu est loin d'être mauvaise.
Au contraire, elle est même plutôt intéressante.
L'idée d'une deuxième île où les dinosaures vivent librement est excellente, parce qu'elle permet au film de changer complètement de cadre. On n'est plus dans un parc où les humains ont voulu contrôler la nature ; on est désormais dans un endroit où la nature a repris tous ses droits. Et c'est probablement ce qui fait le charme du film.
Les dinosaures ne sont plus simplement des attractions qu'on observe derrière une clôture : ils vivent, chassent, se déplacent en troupeaux et protègent leurs petits. Le problème, c'est que malgré cette bonne idée, le scénario n'a jamais la puissance narrative du premier opus. Jurassic Park possédait une construction presque parfaite : découverte de l'île, émerveillement, panne du système, chaos, survie et fuite. Ici, l'histoire est plus irrégulière et certaines décisions des personnages donnent parfois envie de leur hurler :
« Mais POURQUOI tu fais ça ?! »
On pourrait organiser un concours avec les personnages de Jurassic Park pour déterminer lequel est le plus doué pour se mettre volontairement en danger, et Sarah gagnerait probablement la médaille d'or.
spoiler: Ian Malcolm a énormément évolué depuis le premier film. Dans Jurassic Park, Malcolm était surtout le personnage sarcastique, charmeur et constamment occupé à lancer des phrases philosophiques tout en draguant Ellie Sattler. Ici, il est beaucoup plus posé. Il reste sarcastique, évidemment, parce qu'on ne va quand même pas demander à Ian Malcolm de devenir comptable, mais il est beaucoup moins charmeur et beaucoup plus attachant. Et surtout, il a désormais une véritable histoire personnelle. Il ne retourne pas sur l'île parce qu'il rêve de refaire une promenade parmi les dinosaures avec un petit panier pique-nique, mais parce qu'il veut retrouver Sarah et surtout empêcher que les événements de Jurassic Park se reproduisent. Il est donc beaucoup plus humain. On sent qu'il a été profondément marqué par ce qu'il a vécu sur Isla Nublar et qu'il comprend désormais parfaitement le danger que représentent les dinosaures lorsqu'on pense pouvoir les contrôler. Ian est également beaucoup moins agaçant que dans le premier film, parce qu'il ne passe plus son temps à essayer de séduire toutes les femmes qui croisent son chemin. Monsieur Malcolm a enfin compris qu'une aventure avec des dinosaures n'était peut-être pas le meilleur endroit pour faire du charme.
Et ensuite, il y a Sarah Harding. Et là, je vais être honnête : au début du film, elle m'a légèrement donné envie de quitter l'île avant même l'arrivée des dinosaures. Parce que Sarah possède une philosophie de vie assez particulière :
« Est-ce que cette situation est dangereuse ? »
Oui.
« Est-ce que je devrais donc rester à distance ? »
Non.
« Est-ce que je vais quand même m'approcher ? »
Évidemment.
Elle passe une bonne partie du début du film à prendre des risques absolument considérables, notamment avec les dinosaures, comme si son cerveau avait décidé de mettre le bouton « instinct de survie » sur pause.
Mais le plus intéressant, c'est que son personnage devient progressivement beaucoup plus attachant. On comprend qu'elle n'est pas simplement imprudente pour le plaisir de l'être : elle veut comprendre les dinosaures, elle veut les protéger et surtout elle possède une véritable empathie envers eux.
Et c'est justement ce qui la différencie des personnages qui considèrent les dinosaures comme des produits. Sarah ne veut pas dominer la nature. Elle veut essayer de la comprendre. Et plus le film avance, plus cette qualité devient évidente.
Kelly : la fille de Ian, probablement l'un des personnages les plus attachants. Parmi les personnages humains, Kelly est probablement celle qui fonctionne le mieux.
Elle apporte une véritable dimension familiale à Ian et permet de montrer une autre facette du personnage. Ian n'est plus simplement le scientifique sarcastique qui balance des théories sur le chaos : il est désormais un père qui veut protéger sa fille. Et ça fonctionne.
Kelly possède également quelques moments assez mémorables, notamment lorsqu'elle doit survivre à des situations qui auraient normalement nécessité une équipe entière de professionnels et trois hélicoptères.
Le film réussit donc à créer une vraie relation entre Ian et sa fille. Et honnêtement, parmi toute l'équipe, c'est probablement le duo auquel on s'attache le plus facilement.
Le véritable point fort : LES DINOSAURES !
Et là, impossible de nier l'évidence :
Le Monde perdu gagne énormément de points grâce à ses nouveaux dinosaures.
C'est probablement l'un des principaux intérêts du film. On découvre beaucoup plus d'espèces, avec des comportements différents et surtout des séquences qui permettent de les voir évoluer dans leur environnement naturel.
Les Compsognathus, les Parasaurolophus, les Pachycéphalosaures, les Stégosaures et surtout les Tyrannosaures permettent au film de donner une impression de diversité beaucoup plus importante.
Et les vélociraptors restent évidemment une menace absolument terrifiante.
Mais surtout, le film donne davantage l'impression que les dinosaures constituent un véritable écosystème.
Dans le premier film, on découvrait des dinosaures dans un parc.
Ici, on découvre un monde de dinosaures.
Et rien que pour ça, le titre Le Monde perdu prend tout son sens.
Le T-Rex : parce qu'un seul problème ambulant ne suffisait manifestement pas.
Le couple de T-Rex est évidemment l'une des grandes réussites du film.
Et Spielberg sait parfaitement comment les utiliser. Ils ne sont pas constamment à l'écran, ce qui permet de préserver leur puissance.
Quand ils apparaissent, on sait immédiatement que la situation vient de passer de :
« C'est dangereux. »
à :
« Nous allons probablement mourir. »
Et le film possède plusieurs séquences absolument excellentes avec eux, notamment la poursuite dans les hautes herbes et la scène du camping. Mais évidemment, le film finit par prendre une décision complètement folle.
spoiler: Et là, Spielberg s'est probablement dit : « On a déjà fait une île pleine de dinosaures… Et si maintenant on mettait un T-Rex dans une ville américaine ? » Et franchement… Pourquoi pas ? Cette partie est complètement démesurée, mais elle reste très amusante. Voir un T-Rex se promener dans les rues de San Diego pendant que les habitants courent dans tous les sens est probablement l'une des idées les plus absurdes de la saga. Et pourtant, ça fonctionne. Le film réussit même à produire une scène assez mémorable avec le T-Rex devant les habitations, comme si celui-ci venait simplement chercher une nouvelle maison après avoir décidé que l'île était devenue trop petite.
Les méchants, malheureusement, personne ne va écrire leur biographie. Et c'est probablement l'une des grosses faiblesses du film. Les méchants ne sont pas vraiment marquants.
Peter Ludlow est évidemment important dans l'histoire, mais il n'a pas l'aura d'un grand antagoniste. Il est surtout un homme d'affaires qui veut exploiter les dinosaures pour gagner de l'argent. Et honnêtement, après Dennis Nedry dans le premier film, le niveau est difficile à maintenir. Nedry était mémorable parce qu'il était à la fois drôle, lâche, cupide et parfaitement ridicule. Ludlow, lui, est beaucoup plus classique. Il veut capturer les dinosaures, les ramener à San Diego et transformer le T-Rex en attraction. En gros, il a regardé Jurassic Park, vu absolument tout ce qui avait mal tourné et s'est dit :
« Oui mais moi je pense pouvoir faire mieux. »
Monsieur Ludlow… Vous n'avez visiblement pas regardé le film jusqu'au bout.
spoiler: Et il faut évidemment parler d'Eddie. Parce qu'Eddie est probablement l'un des personnages secondaires les plus sympathiques du film. Et bien entendu… Il meurt. Et de manière particulièrement brutale. Il tente de sauver Ian et les autres et finit déchiqueté par les deux T-Rex. C'est d'autant plus dommage que c'est justement l'un des rares personnages secondaires auxquels on commence véritablement à s'attacher. Le film nous présente donc un personnage sympathique, compétent, courageux… Puis décide : « Bon, celui-là, on le supprime. »
La dernière partie du film est très différente du reste. On passe soudainement de la jungle à une grande ville américaine. Et c'est probablement l'un des choix les plus amusants de la saga. Le T-Rex devient littéralement une attraction involontaire. Les humains paniquent, les policiers essaient de l'arrêter, les militaires interviennent et Ian et Sarah tentent de résoudre le problème. Et le plus drôle, c'est que les humains ont encore réussi à faire exactement ce qu'ils ne devaient pas faire : ramener les dinosaures chez eux. On pourrait presque croire que la franchise fonctionne selon une règle simple : Si quelqu'un a une idée impliquant des dinosaures et beaucoup d'argent, faites exactement l'inverse.
Verdict : un bon deuxième épisode, mais impossible de détrôner le premier.
Au final, Le Monde perdu : Jurassic Park est une bonne suite, mais il faut être clair : il n'égale absolument pas le premier opus. Et ce n'est même pas vraiment une critique négative, parce que réussir à égaler Jurassic Park aurait été extrêmement difficile.
L'histoire est assez bonne et intéressante, le film propose une ambiance plus sombre, les dinosaures sont beaucoup plus nombreux et diversifiés et certaines séquences sont franchement excellentes.
Ian Malcolm a également beaucoup évolué et devient beaucoup plus appréciable que dans le premier film, notamment parce qu'il est moins charmeur et qu'on découvre davantage son côté paternel.
Sarah peut être agaçante au début à force de vouloir se mettre en danger toutes les cinq minutes, mais son personnage devient rapidement attachant grâce à son empathie envers les dinosaures.
Kelly est probablement l'un des personnages humains les plus attachants, notamment grâce à sa relation avec Ian.
En revanche, beaucoup de personnages secondaires manquent de profondeur, les méchants ne sont pas particulièrement mémorables et le scénario, malgré ses qualités, n'a pas la même maîtrise que celui du premier.
Mais surtout, le film réussit quelque chose d'essentiel : il agrandit véritablement l'univers de Jurassic Park.
Le premier film nous disait :
« Regardez ce que l'homme a créé. »
Le deuxième nous dit plutôt :
« Regardez ce qui s'est passé pendant que l'homme n'était pas là. »
Et ça, c'est une excellente idée.
Un très bon deuxième opus, avec plus de dinosaures, une ambiance plus sombre, un Ian Malcolm amélioré, une Sarah finalement attachante et quelques scènes absolument mémorables, mais qui reste condamné à vivre dans l'ombre de son prédécesseur. Parce qu'après avoir vu le premier Jurassic Park, le problème de toutes les suites est finalement assez simple : comment réussir à faire mieux qu'un T-Rex qui sort de l'obscurité sous la pluie pendant que deux enfants sont coincés dans une voiture ?
Bon courage. 練
Ou comment John Hammond s'est dit : « Bon, la première fois, on a ramené des dinosaures sur une île et ça a très mal fini… Alors recommençons, mais cette fois avec encore plus de dinosaures. »
Après le succès monumental de Jurassic Park, Steven Spielberg revient avec une suite qui avait une tâche presque impossible : faire suite à l'un des films les plus marquants de l'histoire du cinéma sans simplement refaire le même film avec quelques dinosaures supplémentaires. Et c'est justement là que Le Monde perdu : Jurassic Park devient intéressant, parce qu'il essaye réellement de proposer autre chose. Cette fois, on ne retourne pas simplement sur Isla Nublar pour visiter un parc d'attractions qui fonctionne approximativement aussi bien qu'un restaurant ouvert pendant un incendie : on découvre Isla Sorna, une autre île sur laquelle les dinosaures ont été élevés avant d'être transférés vers Jurassic Park. L'idée est excellente, l'ambiance est plus sombre, les dinosaures sont beaucoup plus nombreux et Spielberg prend davantage le temps de montrer leur comportement dans leur environnement naturel. Mais voilà le problème : avoir une excellente idée ne signifie pas automatiquement avoir un meilleur film que le premier. Et malheureusement pour Le Monde perdu, il y a un gigantesque tyrannosaure dans la pièce : le premier Jurassic Park reste largement supérieur.
Une histoire assez bonne… mais qui vit dans l'ombre du premier. Soyons honnêtes : l'histoire du Monde perdu est loin d'être mauvaise.
Au contraire, elle est même plutôt intéressante.
L'idée d'une deuxième île où les dinosaures vivent librement est excellente, parce qu'elle permet au film de changer complètement de cadre. On n'est plus dans un parc où les humains ont voulu contrôler la nature ; on est désormais dans un endroit où la nature a repris tous ses droits. Et c'est probablement ce qui fait le charme du film.
Les dinosaures ne sont plus simplement des attractions qu'on observe derrière une clôture : ils vivent, chassent, se déplacent en troupeaux et protègent leurs petits. Le problème, c'est que malgré cette bonne idée, le scénario n'a jamais la puissance narrative du premier opus. Jurassic Park possédait une construction presque parfaite : découverte de l'île, émerveillement, panne du système, chaos, survie et fuite. Ici, l'histoire est plus irrégulière et certaines décisions des personnages donnent parfois envie de leur hurler :
« Mais POURQUOI tu fais ça ?! »
On pourrait organiser un concours avec les personnages de Jurassic Park pour déterminer lequel est le plus doué pour se mettre volontairement en danger, et Sarah gagnerait probablement la médaille d'or.
spoiler: Ian Malcolm a énormément évolué depuis le premier film. Dans Jurassic Park, Malcolm était surtout le personnage sarcastique, charmeur et constamment occupé à lancer des phrases philosophiques tout en draguant Ellie Sattler. Ici, il est beaucoup plus posé. Il reste sarcastique, évidemment, parce qu'on ne va quand même pas demander à Ian Malcolm de devenir comptable, mais il est beaucoup moins charmeur et beaucoup plus attachant. Et surtout, il a désormais une véritable histoire personnelle. Il ne retourne pas sur l'île parce qu'il rêve de refaire une promenade parmi les dinosaures avec un petit panier pique-nique, mais parce qu'il veut retrouver Sarah et surtout empêcher que les événements de Jurassic Park se reproduisent. Il est donc beaucoup plus humain. On sent qu'il a été profondément marqué par ce qu'il a vécu sur Isla Nublar et qu'il comprend désormais parfaitement le danger que représentent les dinosaures lorsqu'on pense pouvoir les contrôler. Ian est également beaucoup moins agaçant que dans le premier film, parce qu'il ne passe plus son temps à essayer de séduire toutes les femmes qui croisent son chemin. Monsieur Malcolm a enfin compris qu'une aventure avec des dinosaures n'était peut-être pas le meilleur endroit pour faire du charme.
Et ensuite, il y a Sarah Harding. Et là, je vais être honnête : au début du film, elle m'a légèrement donné envie de quitter l'île avant même l'arrivée des dinosaures. Parce que Sarah possède une philosophie de vie assez particulière :
« Est-ce que cette situation est dangereuse ? »
Oui.
« Est-ce que je devrais donc rester à distance ? »
Non.
« Est-ce que je vais quand même m'approcher ? »
Évidemment.
Elle passe une bonne partie du début du film à prendre des risques absolument considérables, notamment avec les dinosaures, comme si son cerveau avait décidé de mettre le bouton « instinct de survie » sur pause.
Mais le plus intéressant, c'est que son personnage devient progressivement beaucoup plus attachant. On comprend qu'elle n'est pas simplement imprudente pour le plaisir de l'être : elle veut comprendre les dinosaures, elle veut les protéger et surtout elle possède une véritable empathie envers eux.
Et c'est justement ce qui la différencie des personnages qui considèrent les dinosaures comme des produits. Sarah ne veut pas dominer la nature. Elle veut essayer de la comprendre. Et plus le film avance, plus cette qualité devient évidente.
Kelly : la fille de Ian, probablement l'un des personnages les plus attachants. Parmi les personnages humains, Kelly est probablement celle qui fonctionne le mieux.
Elle apporte une véritable dimension familiale à Ian et permet de montrer une autre facette du personnage. Ian n'est plus simplement le scientifique sarcastique qui balance des théories sur le chaos : il est désormais un père qui veut protéger sa fille. Et ça fonctionne.
Kelly possède également quelques moments assez mémorables, notamment lorsqu'elle doit survivre à des situations qui auraient normalement nécessité une équipe entière de professionnels et trois hélicoptères.
Le film réussit donc à créer une vraie relation entre Ian et sa fille. Et honnêtement, parmi toute l'équipe, c'est probablement le duo auquel on s'attache le plus facilement.
Le véritable point fort : LES DINOSAURES !
Et là, impossible de nier l'évidence :
Le Monde perdu gagne énormément de points grâce à ses nouveaux dinosaures.
C'est probablement l'un des principaux intérêts du film. On découvre beaucoup plus d'espèces, avec des comportements différents et surtout des séquences qui permettent de les voir évoluer dans leur environnement naturel.
Les Compsognathus, les Parasaurolophus, les Pachycéphalosaures, les Stégosaures et surtout les Tyrannosaures permettent au film de donner une impression de diversité beaucoup plus importante.
Et les vélociraptors restent évidemment une menace absolument terrifiante.
Mais surtout, le film donne davantage l'impression que les dinosaures constituent un véritable écosystème.
Dans le premier film, on découvrait des dinosaures dans un parc.
Ici, on découvre un monde de dinosaures.
Et rien que pour ça, le titre Le Monde perdu prend tout son sens.
Le T-Rex : parce qu'un seul problème ambulant ne suffisait manifestement pas.
Le couple de T-Rex est évidemment l'une des grandes réussites du film.
Et Spielberg sait parfaitement comment les utiliser. Ils ne sont pas constamment à l'écran, ce qui permet de préserver leur puissance.
Quand ils apparaissent, on sait immédiatement que la situation vient de passer de :
« C'est dangereux. »
à :
« Nous allons probablement mourir. »
Et le film possède plusieurs séquences absolument excellentes avec eux, notamment la poursuite dans les hautes herbes et la scène du camping. Mais évidemment, le film finit par prendre une décision complètement folle.
spoiler: Et là, Spielberg s'est probablement dit : « On a déjà fait une île pleine de dinosaures… Et si maintenant on mettait un T-Rex dans une ville américaine ? » Et franchement… Pourquoi pas ? Cette partie est complètement démesurée, mais elle reste très amusante. Voir un T-Rex se promener dans les rues de San Diego pendant que les habitants courent dans tous les sens est probablement l'une des idées les plus absurdes de la saga. Et pourtant, ça fonctionne. Le film réussit même à produire une scène assez mémorable avec le T-Rex devant les habitations, comme si celui-ci venait simplement chercher une nouvelle maison après avoir décidé que l'île était devenue trop petite.
Les méchants, malheureusement, personne ne va écrire leur biographie. Et c'est probablement l'une des grosses faiblesses du film. Les méchants ne sont pas vraiment marquants.
Peter Ludlow est évidemment important dans l'histoire, mais il n'a pas l'aura d'un grand antagoniste. Il est surtout un homme d'affaires qui veut exploiter les dinosaures pour gagner de l'argent. Et honnêtement, après Dennis Nedry dans le premier film, le niveau est difficile à maintenir. Nedry était mémorable parce qu'il était à la fois drôle, lâche, cupide et parfaitement ridicule. Ludlow, lui, est beaucoup plus classique. Il veut capturer les dinosaures, les ramener à San Diego et transformer le T-Rex en attraction. En gros, il a regardé Jurassic Park, vu absolument tout ce qui avait mal tourné et s'est dit :
« Oui mais moi je pense pouvoir faire mieux. »
Monsieur Ludlow… Vous n'avez visiblement pas regardé le film jusqu'au bout.
spoiler: Et il faut évidemment parler d'Eddie. Parce qu'Eddie est probablement l'un des personnages secondaires les plus sympathiques du film. Et bien entendu… Il meurt. Et de manière particulièrement brutale. Il tente de sauver Ian et les autres et finit déchiqueté par les deux T-Rex. C'est d'autant plus dommage que c'est justement l'un des rares personnages secondaires auxquels on commence véritablement à s'attacher. Le film nous présente donc un personnage sympathique, compétent, courageux… Puis décide : « Bon, celui-là, on le supprime. »
La dernière partie du film est très différente du reste. On passe soudainement de la jungle à une grande ville américaine. Et c'est probablement l'un des choix les plus amusants de la saga. Le T-Rex devient littéralement une attraction involontaire. Les humains paniquent, les policiers essaient de l'arrêter, les militaires interviennent et Ian et Sarah tentent de résoudre le problème. Et le plus drôle, c'est que les humains ont encore réussi à faire exactement ce qu'ils ne devaient pas faire : ramener les dinosaures chez eux. On pourrait presque croire que la franchise fonctionne selon une règle simple : Si quelqu'un a une idée impliquant des dinosaures et beaucoup d'argent, faites exactement l'inverse.
Verdict : un bon deuxième épisode, mais impossible de détrôner le premier.
Au final, Le Monde perdu : Jurassic Park est une bonne suite, mais il faut être clair : il n'égale absolument pas le premier opus. Et ce n'est même pas vraiment une critique négative, parce que réussir à égaler Jurassic Park aurait été extrêmement difficile.
L'histoire est assez bonne et intéressante, le film propose une ambiance plus sombre, les dinosaures sont beaucoup plus nombreux et diversifiés et certaines séquences sont franchement excellentes.
Ian Malcolm a également beaucoup évolué et devient beaucoup plus appréciable que dans le premier film, notamment parce qu'il est moins charmeur et qu'on découvre davantage son côté paternel.
Sarah peut être agaçante au début à force de vouloir se mettre en danger toutes les cinq minutes, mais son personnage devient rapidement attachant grâce à son empathie envers les dinosaures.
Kelly est probablement l'un des personnages humains les plus attachants, notamment grâce à sa relation avec Ian.
En revanche, beaucoup de personnages secondaires manquent de profondeur, les méchants ne sont pas particulièrement mémorables et le scénario, malgré ses qualités, n'a pas la même maîtrise que celui du premier.
Mais surtout, le film réussit quelque chose d'essentiel : il agrandit véritablement l'univers de Jurassic Park.
Le premier film nous disait :
« Regardez ce que l'homme a créé. »
Le deuxième nous dit plutôt :
« Regardez ce qui s'est passé pendant que l'homme n'était pas là. »
Et ça, c'est une excellente idée.
Un très bon deuxième opus, avec plus de dinosaures, une ambiance plus sombre, un Ian Malcolm amélioré, une Sarah finalement attachante et quelques scènes absolument mémorables, mais qui reste condamné à vivre dans l'ombre de son prédécesseur. Parce qu'après avoir vu le premier Jurassic Park, le problème de toutes les suites est finalement assez simple : comment réussir à faire mieux qu'un T-Rex qui sort de l'obscurité sous la pluie pendant que deux enfants sont coincés dans une voiture ?
Bon courage. 練
Une suite valable au scénario formidable !
Des effets spéciaux visuellement agréables !
Un film que je recommande vivement !
Des effets spéciaux visuellement agréables !
Un film que je recommande vivement !
Je l'ai regardé avec ma fille. Sans avoir revu le est bien, du bon suspense et du film d'aventure comme on les aime !
J’avoue ne pas avoir accroché à cette suite, que je n’avais encore jamais vu. Il y à quelques scènes d’action vraiment excellentes et la mise en scène de Spielberg est toujours excellente, mais on sent un scénario assez forcé pour juste faire une suite et avec un effet de surprise bien moindre par rapport au premier film qui était une bouffée d’air frais. J’avoue donc m’être un peu ennuyé et je n’ai pas été accroché aux personnages. Dommage !
un changement de ton assez flagrant, le côté plus sombre et documentaire est appréciable et offre un coup de fraîcheur par rapport au film précédent.
les dinosaures gagnent en réalisme et sont beaucoup plus nombreux.
les dinosaures gagnent en réalisme et sont beaucoup plus nombreux.
Je préfère le un perso mais toujours aussi bien j'adore le retour du professeur Malcolm je l'aime trop il et trop drôle et puis y a de meilleurs personnage je trouve dans le deux que les autres dans le 1 mais le 1 reste meilleur celon moi
Après avoir révolutionné le cinéma avec Jurassic Park, Steven SPIELBERG relevait un défi de taille : réussir une suite capable de retrouver l’émerveillement et la tension qui avaient fait le succès du premier opus.
Le Monde perdu : Jurassic Park est librement adapté du roman éponyme de Michael CRICHTON, publié en 1995. Si le film reprend l’idée d’une seconde expédition sur Isla Sorna, il s’éloigne assez rapidement de son matériau d’origine.
La mise en scène est une nouvelle fois exemplaire : chaque apparition des dinosaures est soigneusement préparée et exploitée, alternant moments d’émerveillement et montée progressive de la tension. Les effets spéciaux, mêlant animatroniques et images de synthèse, demeurent impressionnants et permettent aux créatures de conserver une présence particulièrement crédible.
La musique de John WILLIAMS accompagne parfaitement cette aventure en proposant des thèmes plus sombres et plus sauvages que dans le premier film, renforçant le sentiment d’exploration.
Même s’il n’atteint pas la perfection et l’impact de son prédécesseur, Le Monde perdu : Jurassic Park reste une suite ambitieuse, portée par une réalisation inspirée, des scènes d’action mémorables et un savoir-faire cinématographique qui en font l’un des blockbusters les plus marquants des années 1990.
Le Monde perdu : Jurassic Park est librement adapté du roman éponyme de Michael CRICHTON, publié en 1995. Si le film reprend l’idée d’une seconde expédition sur Isla Sorna, il s’éloigne assez rapidement de son matériau d’origine.
La mise en scène est une nouvelle fois exemplaire : chaque apparition des dinosaures est soigneusement préparée et exploitée, alternant moments d’émerveillement et montée progressive de la tension. Les effets spéciaux, mêlant animatroniques et images de synthèse, demeurent impressionnants et permettent aux créatures de conserver une présence particulièrement crédible.
La musique de John WILLIAMS accompagne parfaitement cette aventure en proposant des thèmes plus sombres et plus sauvages que dans le premier film, renforçant le sentiment d’exploration.
Même s’il n’atteint pas la perfection et l’impact de son prédécesseur, Le Monde perdu : Jurassic Park reste une suite ambitieuse, portée par une réalisation inspirée, des scènes d’action mémorables et un savoir-faire cinématographique qui en font l’un des blockbusters les plus marquants des années 1990.
Une suite trépidante au premier opus, c'est culte, riche en suspense, en action, en rebondissements. Pour les fans d'aventure et de science-fiction.
Une suite toujours aussi bien réussie. L'histoire est toujours aussi bien ficelée et réussie. A ne pas manquer.
ce film est moins bien que le premier, mais reste un excellent divertissement avec plus de dinosaure et de rugissement icônique avec le retours de ian malcolm
Ce n'est pas à la hauteur du premier opus. Certes, Steven Spielberg avait placé la barre très haut. Néanmoins, ce deuxième volet est divertissant. Dans cette suite, les vélociraptors ont un côté un peu pataud. 14,5/20.
Un peu moins bien que le premier. Mais ça reste quand même toujours aussi grandiose et effrayant...
Suite efficace mais moins marquante que le premier opus, ce film mise davantage sur l’action et le spectaculaire que sur la découverte. Certaines scènes restent très impressionnantes, notamment avec les dinosaures en liberté, et la tension est bien présente par moments. En revanche, le scénario est plus classique et les personnages moins mémorables. Un divertissement solide, qui se regarde avec plaisir malgré quelques longueurs et un manque de renouvellement.
La surprise n’est clairement plus là et c’est normal, pour autant cette suite nous tient en haleine jusqu’au bout.
Suite de très bonne facture. Même si
spoiler:
l'île de fécondation n'a jamais été évoqué dans le 1...dommage ça fait rajout pour justifier la suite
l'ensemble est bon. Le dernier quart d'heure etait t il necessaire ? oui poir finir le seau de pop corn !
l'ensemble est bon. Le dernier quart d'heure etait t il necessaire ? oui poir finir le seau de pop corn !
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