Alain Resnais

État civil

Métiers Réalisateur , Monteur , Scénariste plus
Pseudo

Alex Reval

Nationalité
Français
Naissance 3 juin 1922 (Vannes, Morbihan - France)
Décès 1 mars 2014 à l'age de 91 ans (Paris - France)

Biographie

Issu d'une famille lettrée, Alain Resnais se passionne très tôt pour toutes les formes d'art, de la photographie à la littérature, influences qui marqueront durablement son œuvre. A 12 ans, le jeune cinéphile qu'il est se voit offrir pour Noël, par son père, sa première caméra Kodak, avec laquelle il tourne quelques films en super 8 dont un "Fantomas". Egalement passionné de théâtre, il s'inscrit au Cours Simon avant d'intégrer en 1943 la première promotion de l'IDHEC (équivalent de la Fémis), en section montage. Après-guerre, il réalise une série de films d'art très remarqués (Van Gogh, Guernica). Contemporain de la Nouvelle Vague, il est plus proche d'un groupe "Rive gauche" engagé dont font partie Chris Marker, avec qui il co-signe Les Statues meurent aussi (Prix Jean Vigo 1954), et Agnès Varda - il monte La Pointe courte, premier long métrage de la réalisatrice en 1954-55. La même année, il obtient encore le Prix Jean-Vigo, pour Nuit et brouillard, documentaire qui deviendra un film de référence sur la déportation.

Sorti en 1959, quelques semaines après Les 400 coups, Hiroshima mon amour, le premier long métrage d'Alain Resnais, s'impose comme une autre œuvre charnière du cinéma français, à la fois par l'audace de son sujet (les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale évoqués à travers une histoire d'amour) et la modernité de la narration. Versé sur un style relativement expérimental, Resnais n'en oublie pas de diffuser un message pour autant : la mémoire restera ainsi un des thèmes fétiches du cinéaste, comme en témoignent ses deux films suivants, avec Delphine Seyrig, l’abscons L'Année dernière à Marienbad (Lion d'Or à Venise en 1961), puis Muriel (1964), sur les fantômes de la Guerre d'Algérie, ou plus tard Providence (1977). Loin de ne se soucier que de la forme, il se montre également très engagé : il fait ainsi de Montand un militant anti-franquiste dans La Guerre est finie (Prix Louis-Delluc 1966), prend part au film collectif Loin du Vietnam, et au manifeste utopique L'An 01.

En dépit de son image de cinéaste intellectuel, l'auteur de L'Amour à mort, qui offre à Bébel le rôle de l'escroc Stavisky en 1974, est nourri de culture populaire : s'essayant à la SF (Je t'aime, je t'aime, 1968), il revisite le théâtre de boulevard (Mélo, 1986), s'intéresse à la BD (I Want to Go Home), donne à la variété ses lettres de noblesse (On connait la chanson, son plus gros succès en 1997) et signe une opérette (Pas sur la bouche). Film-puzzle rythmé par les interventions d'Henri Laborit, Mon Oncle d'Amérique (primé à Cannes en 1980) illustre à merveille le caractère à la fois ludique et cérébral de son cinéma, tourné vers des horizons aussi éclectiques que variés.

A partir des années 80, Resnais fait appel à un trio d'acteurs virtuoses auxquels il offre, au fil des ans, des partitions subtiles et variées : André Dussollier, Pierre Arditi et bien sûr sa muse Sabine Azéma, qui ont chacun remporté au moins un César dans la cadre de leur collaboration avec le cinéaste. L'amour de Resnais pour ses comédiens éclate dans Smoking-No Smoking, Arditi et Azéma interprétant à eux seuls les onze personnages de ce diptyque, César du Meilleur film en 1993. Côté scénaristes, si, à ses débuts, ses collaborateurs avaient pour nom Duras ou Robbe-Grillet, figures de proue du nouveau roman, le maître respecté, lauréat d'un Ours d'or d'honneur à Berlin en 1998, jadis très marqué par la littérature ardue, s'entoure à présent d'auteurs plus grand public, tels le couple Bacri -Jaoui dans les années 90, puis Jean-Michel Ribes pour Coeurs, Prix de la Mise en scène à Venise en 2006. Plus abordables et moins hermétiques, ses films prennent alors une direction moins abstraite. Trois ans plus tard, à l'occasion de la présentation des Herbes folles (sa toute première adaptation de roman), Alain Resnais reçoit à Cannes un Prix exceptionnel pour l'ensemble de son œuvre. Loin de tirer sa révérence, il continue d'exercer sa passion avec ses acteurs fétiches de toujours, et nous réserve encore de nombreuses surprises avec Vous n'avez encore rien vu.

Alain Resnais disparaît le 1er mars 2014, à l'âge de 91 ans, soit vingt-cinq jours avant la sortie en salles de son dix-neuvième et dernier long-métrage, Aimer, boire et chanter. Adapté de la pièce de théâtre "The Life of Riley" du dramaturge britannique Alan Ayckbourn, il avait reçu en février le prix Alfred Bauer - qui récompense un film ouvrant de nouvelles perspectives - au Festival de Berlin.

Ses premiers pas à l'écran

poster de L'Aventure de Guy
L'Aventure de Guy
Date de sortie inconnue
poster de Les Visiteurs du soir
Les Visiteurs du soir
5 décembre 1942
poster de Paris 1900
Paris 1900
25 avril 2018
poster de Visite a Cesar Domela
Visite a Cesar Domela
Date de sortie inconnue

Ses meilleurs films et séries

poster de Mon Oncle d'Amérique
Mon Oncle d'Amérique
1980
poster de Providence
Providence
1977
poster de Hiroshima, mon amour
Hiroshima, mon amour
1959
poster de Mélo
Mélo
1986

Sa carrière en chiffres

89
Années de carrière
22
Récompenses
56
Films
0
Série
49
Nominations
13,6 M
Entrées ciné

Genres de prédilection

Drame : 58 %
Romance : 23 %
Comédie : 13 %
Comédie musicale : 6 %

Ses stats sur AlloCiné

6
Vidéos
46
Photos
47
News

A tourné le plus avec

photo de Sabine Azéma
Sabine Azéma
11 films
Aimer, boire et chanter (2014), Vous n'avez encore rien vu (2011), Les herbes folles (2008), Coeurs (2006), Pas sur la bouche (2003), On connaît la chanson (1997), Quand le chat sourit (1997), Smoking/No Smoking (1993), Mélo (1986), L'Amour à mort (1984), La Vie est un roman (1983)
photo de Pierre Arditi
Pierre Arditi
10 films
Vous n'avez encore rien vu (2011), Coeurs (2006), Pas sur la bouche (2003), Quand le chat sourit (1997), On connaît la chanson (1997), Smoking/No Smoking (1993), Mélo (1986), L'Amour à mort (1984), La Vie est un roman (1983), Mon Oncle d'Amérique (1980)
photo de André Dussollier
André Dussollier
9 films
Aimer, boire et chanter (2014), Les herbes folles (2008), Coeurs (2006), Pas sur la bouche (2003), On connaît la chanson (1997), Quand le chat sourit (1997), Mélo (1986), L'Amour à mort (1984), La Vie est un roman (1983)
On connaît la chanson (1997), I Want to Go Home (1989), La Guerre est finie (1966), Muriel ou le temps d'un retour (1963), L'Année dernière à Marienbad (1961)
Vous n'avez encore rien vu (2011), Coeurs (2006), Pas sur la bouche (2003), Quand le chat sourit (1997), On connaît la chanson (1997)
Les herbes folles (2008), On connaît la chanson (1997), Je t'aime, je t'aime (1968), La Guerre est finie (1966)
I Want to Go Home (1989), Mon Oncle d'Amérique (1980), Stavisky (1974), L'An 01 (1973)
photo de Claude Rich
4 films
Coeurs (2006), Une approche d'alain resnais, révolutionnaire discret (1980), Stavisky (1974), Je t'aime, je t'aime (1968)
photo de Jean Dasté
4 films
L'Amour à mort (1984), Mon Oncle d'Amérique (1980), La Guerre est finie (1966), Muriel ou le temps d'un retour (1963)
Vous n'avez encore rien vu (2011), Contre l'oubli (1991), Vivement Truffaut (1985), La Guerre est finie (1966)
Je t'aime, je t'aime (1968), La Guerre est finie (1966), L'Année dernière à Marienbad (1961), Hiroshima, mon amour (1959)
photo de Fanny Ardant
4 films
Mélo (1986), Vivement Truffaut (1985), L'Amour à mort (1984), La Vie est un roman (1983)
Je t'aime, je t'aime (1968), Loin du Vietnam (1967), La Guerre est finie (1966), Hiroshima, mon amour (1959)
Aimer, boire et chanter (2014), Vous n'avez encore rien vu (2011), Les herbes folles (2008), Coeurs (2006)
photo de Chris Marker
Chris Marker
3 films
Cinétracts (1968), Loin du Vietnam (1967), Les Statues meurent aussi (1953)