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    Six Feet Under
    Critiques spectateurs
    Critiques presse
    note moyenne
    3,9
    16575 notes dont 519 critiques
    répartition des 519 critiques par note
    354 critiques
    122 critiques
    16 critiques
    9 critiques
    13 critiques
    5 critiques
    Votre avis sur Six Feet Under ?
    NewBoorn
    NewBoorn

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 5 novembre 2013
    Six Feet Under est une série sur laquelle j'aimerais parler pendant des heures. Et pourtant, les mots manquent pour dire ce que l'on ressent vraiment après avoir visionner les 5 saisons. C'est une expérience difficilement explicable, mais marquante. Rarement une oeuvre audiovisuelle m'a permise de voir la vie différemment après. C'est le cas de celle-ci.

    Alors, tentons quand même de donner quelques réponses. La première est évidente : cette production possède une dimension humaine et sociale hors du commun. Elle parle de tout : mort, naissance, amour, homosexualité, adoption, adultère, religion, maladie, études, famille ... avec un réalisme qui fait parfois froid dans le dos, mais toujours, et c'est là l'important, de façon neutre, où avec des points de vue différents. La série ne prend jamais parti, et c'est ce qui fait une de ces principales forces, car elle incite le spectateur à se poser les bonnes questions, nous pousse parfois à penser par nous-même.

    Ensuite, la force des personnages, car oui, on peut la qualifier de "série à personnages". Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un travail aussi fouillé sur la psychologie des protagonistes. C'est une véritable claque car l'on peut décrire chaque trait de caractère, forces, ou faiblesses avec une précision incroyable. Nous avons l'impression de les connaître réellement, comme s'ils étaient vraiment réels. Ruth, Claire, et Brenda sont des exemples très frappant. En tout cas, personnages principaux comme secondaires sont développés de façon très poussée, rien à redire là dessus.

    Le ton neutre de la production, comme je le disais plus haut, est un vrai bon choix, mais surtout une énorme prouesse vu son sujet principal assez délicat, je veux bien sûr parler de la mort. La question que je me pose souvent : comment a t-on pu donner le feu vert, avec, comme pitch principal, les pompes funèbres ? En effet, toute série a une finalité commerciale, et cela constitue un pari immense. Mais un pari au final rempli de main de maître. En effet, le larmoyant n'est pas vraiment présent, et même si c'est le cas, c'est toujours dans des moments justifiés. Des épisodes sont vraiment marquants, la BO tout entière est un pure régal, toujours utilisée à bon escient, avec un timing parfait. De plus, les débuts d'épisodes confère à la série une originalité et une marque de fabrique non négligeable.

    Que dire du final ? Il sera clairement difficile à surpasser. Je revois régulièrement les 5 dernières minutes, peut-être les plus bouleversantes que j'ai eu devant un petit écran. Et je me dis : c'est incroyable comme cela me manque. Oui, c'est une sensation étrange, car même des mois après, vous y pensez encore. La série, les personnages, l'ambiance me manque. Mais rien ne me fera dire qu'il en fallait plus. 5 saisons, c'est un nombre optimal, car tout est bouclé à la perfection, rien ne manque à ce fabuleux puzzle.
    ghyom
    ghyom

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 6 août 2013
    Pourquoi Six Feet Under est une des meilleurs séries qu'il m’ait jamais été donné de voir ? Premièrement cette série ne suis pas de héros à proprement parler. Ni super-pouvoirs à la Heroes ou Buffy, ni super-espions à la 24, Alias ou MI-5, ni mafieux à la Sopranos ou dealers à la Breaking Bad, ni survivants sur une ile mystérieuse à la Lost, ni seigneurs d'un univers médiévalo-fantastique à la GoT. Ce ne sont même pas des héros du quotidiens (flics, médecins, etc.). Ce ne sont que des personnes ordinaires dans un monde ordinaire. On sort des schémas des séries qu'on connait tous.

    Quel peut donc être l'intérêt de suivre des gens "normaux" dans un monde hyper-réaliste ? C'est là tout le tour de force d'Alan Ball créateur de la série et,au passage, scénariste du magnifique American Beauty (on retrouve une filiation entre les deux oeuvres par l'humour qui s'insère dans le drame du quotidien et la critique de la société mais ca reste tout de même 2 œuvres très différentes). Alan Ball a relevé un défi incroyable (et de quelle manière !) en parvenant à intéresser les téléspectateurs à une série dont la seule originalité du pitch est de tourner autour du métier des pompes funèbres. Franchement ce n'est pas très glamour. Personne n'a rêvé enfant de diriger un tel établissement. Mais ce choix impose le thème premier de cette série : la mort (chaque épisode débute sur la mort d'une personne de manière souvent imprévisible et parfois drôle). Et ce thème comme son pendant direct la vie et tout les autres thèmes abordés (famille, solitude, folie, homosexualité, adolescence, drogue, couple, adultère, etc.) sont toujours abordés intelligemment, souvent avec un peu d'humour (humour noir, corrosif et cynique principalement) et selon plusieurs points de vue. Il n'y a donc jamais de jugement de valeur. Le téléspectateur est instruit selon plusieurs perspectives des idées développées sans jamais qu'on lui impose un point de vue "meilleur" ou "plus valable". Bref le téléspectateur est considéré comme un être pensant et capable de réfléchir par lui-même et pas comme un être passif à qui on impose un système de valeur (chose malheureusement très courante dans beaucoup de séries et de films made in US).

    La narration multiplie donc les points de vue : de la famille Fisher que l'on suit, des personnages secondaires, des personnes endeuillées et souvent le point de vue du mort à travers des dialogues rêvés/imaginés par les "héros". Autre outil narratif : le père de la famille (qui meurt au début du 1er épisode et réunis ainsi la famille) apparait énormément au travers de flash-back ou de dialogues imaginés par les membres de sa famille dans un rôle de Charon (passeur des morts vers les enfers dans la mythologie grecque) pince-sans-rire assez jubilatoire. Il permet ainsi de mieux saisir les débats intérieurs qui animent les personnages. Il y a également beaucoup de scènes rêvées ou fantasmées par les personnages principaux, et l'une des grandes forces de ces scènes c'est qu'on ne comprends qu'elles ne sont que des rêves/fantasmes qu'une fois terminées. A chaque scène un peu choquante on est donc pris dans le suspens de savoir si elles sont rêves ou réalité.

    Ensuite (et c'est intimement lié avec la variété des thèmes et la profondeur avec laquelle ils sont étudiés) la psychologie des personnages est probablement la plus étoffée que j'ai jamais vu dans une série. Si tous semble à première vue des stéréotypes de la société occidentale puritaine, dès le premier épisode, le téléspectateur sait que ces stéréotypes vont exploser et évoluer constamment. Les discours qu'ils tiennent ne seront jamais redondants et égratignent petit à petit le vernis de notre société basée sur l'apparence et pleine de non-dits. "Surtout ne choquons pas, ne faisons pas de vague, soyons polis, écrasons nous." cette chape de convenance au-dessus de la demeure des Fisher va progressivement se fissurer et c'est à la fois passionnant et jouissif.

    Enfin rien que pour l'épisode final qui est le meilleur que j'ai jamais vu (et je crois que la plupart des sériephiles ne me démentiront pas), il faut avoir vu cette série.
    Sebmagic
    Sebmagic

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 23 septembre 2010
    J'ai terminé la série Six Feet Under hier soir (avec 4 ans de retard), et je ne m'en suis toujours pas remis. Une histoire familiale à la fois drôle, triste et humaine. Personnellement, je suis un très grand fan de l'émotion négative dans les films et séries (les scènes dramatiques, tristes à souhaits, la déprime, sont des choses que j'adore). Cette série en est bourrée et c'est ce qui fait son énorme charme. Je la trouve pleine de bonnes choses. De l'humour, du drame, de l'émotion, et surtout des personnages très travaillés, profonds. L'histoire de la famille Fisher s'étale sur 5 saisons, nous montrant l'évolution des personnages, au centre d'une entreprise de pompes funèbres. Chaque épisode débute par une mort, souvent idiote ou insolite. Le décès d'une personne qui deviendra donc cliente malgré elle de l'entreprise "Fisher & Sons" le temps de l'épisode. Les morts sont parfois crues, souvent inattendues ou amusantes, et il faut dire que les scénaristes n'ont pas été à court d'imagination. La série use régulièrement du fondu blanc pour changer de scène ou pour finir un épisode. Un procédé assez inhabituel mais qui colle parfaitement à l'esprit. Toute la série tourne autour des relations familiales et amoureuses qui lient les personnages. De nombreux thèmes sont abordés, comme l'homosexualité, la drogue, l'adultère, la religion, l'éducation, l'art, mais surtout la mort. Le thème de la mort est omniprésent dans cette série, ce qui la rend assez sombre et souvent déprimante, car nos personnages vivent dans une atmosphère assez démoralisante. Mais la série ne tombe jamais dans le glauque, ou rarement. Le sujet de la "rénovation" des corps est un peu étrange voire choquant au début. L'oeil du spectateur n'est pas habitué à voir ça, c'est un sujet quand même tabou. Mais il ne faut pas pas oublier que les croque-morts font ça tout les jours, aussi glauque que ça puisse paraître. La série traite la mort avec humour. Assez souvent, les morts présentées en début d'épisode sont paradoxalement drôles (comme la femme qui assomme son mari avec une poêle parce qu'il parle trop). L'humour noir est très présent. Par exemple, l'épisode pilote est entrecoupé de fausses pubs ironiques qui présentent divers produits d'embaumement (comme des crèmes ou de la cire répératrice de peau). Pas mal d'humour également lorsque Nate apprend le métier et découvre le côté assez morbide de cette activité (le lavage du corps, la réparation, la préparation pour la veillée funèbre), notamment quand il perd le pied de l'un des morts. Cependant, la série n'est pas toujours une partie de plaisir. La série nous montre toujours deux points de vue : celui des embaumeurs, et celui des proches de la victime. Ce second point de vue permet à la série de parler du deuil. Si Six Feet Under traite parfois de la mort avec un peu de légèreté, elle ne fait pas d'humour avec le deuil, qui est également omniprésent au cours des 5 saisons. Le scénariste Alan Ball n'essaye jamais de se moquer des personnes en deuil, qui souffrent. En ceci, Six Feet Under jongle habilement avec l'humour noir et le dramatique. Car le sujet de la perte d'un être cher est parfaitement bien traité, et ce dès le début avec la mort de Nathaniel Fisher. La série atteint des sommets, jusqu'à faire ressentir pendant quelques temps ce sentiment au spectateur lui-même. Cependant, Six Feet Under ne s'arrête pas là. Elle pose de vraies questions sur la mort, et il est vraiment rare qu'une série (ou même un film) traite ce sujet de façon si parfaite, ou du moins de façon aussi complète, touchante et profonde. A travers les sentiments des personnages, leur souffrance, leurs questionnements, la série implique parfois pas mal de réflexion de la part du spectateur, et ce n'est pas rien. L'enseignement principal qu'on pourrait tirer de ces 63 épisodes est que la mort peut surgir à n'importe quel moment, et qu'on n'est jamais sûr d'être toujours en vie demain. En ceci, elle nous invite à vivre à fond afin de ne pas gâcher ce court moment sur Terre. Bref, j'ai énormément de choses à dire sur cette magnifique série et la place me manque, donc si ça vous intéresse, venez lire la suite de cette critique ici : http://0z.fr/-Hj2L
    Akamaru
    Akamaru

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 16 février 2014
    Avant d'avoir découvert "Six Feet Under",je ne pensais pas qu'il était possible d'éprouver autant de sensations et d'émotions devant sa télévision que dans la vie réelle. Mais ça,c'était avant... Oscarisé l'année précédente pour son scénario incisif d'"American Beauty",Alan Ball est sollicité de toutes parts. Il décide finalement de répondre à l'appel de HBO sur une série parlant du quotidien d'une famille de croque-morts. Un vrai défi. Un vrai flair,pour un sujet qui exclu à priori ceux ne jurant que par les histoires de policiers,d'avocats ou de crocs de vampire. Pour les autres,le grand huit émotionnel intense qui en résulte est proprement sidérant et de souvenir de cinéphile et sériphile,inégalable . On s'attache instantanément aux membres de la famille Fisher. Leurs problèmes,leurs hésitations,leurs contradictions,leurs élans amoureux... ce sont les nôtres également. Nate,David,Claire,Ruth et par extension Rico,Keith,Brenda,Billy et George tentent tous de trouver un sens à leur vie. Le temps passe vite,cela nous est fréquemment rappelé. La série est une grande leçon de vie,aux atours de soap,s'aventurant sur des sujets de plus en plus vastes et tabous,tout en revenant à l'origine de la vie et de la mort. Le final sur les accords de piano de "Breathe Me" terrassera jusqu'aux plus insensibles. La perfection même.
    anonyme
    Un visiteur
    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 21 janvier 2014
    Probablement la merveille de la décennie, sans hésitation de ma part !
    Rarement une série n'aura combinés autant de perfection et de points positifs pendant cinq formidables saisons. Et quel plaisir de voir que les créateurs n'aient pas cédé à la tentation et aient su tout arrêté lorsque la fin n'était plus que l'ultime logique.
    Le seul bémol que je pourrais réprocher est le côté parfois trop caricatural de certains personnages, notamment les artistes, les psys...
    En revanche, il est plus que justifiable que de saluer le succès d'une série qui a osé abordé le sujet le plus sensible: la mort. Les premières saisons sont assez axées sur l'humour noir, qui finit par être abanonné petit à petit pour laisser place à des épispdes beaucoup plus forts et dramatiques. Mais Six Feet Under évoque aussi tous les sujets longtemps restés taboo: la drogue, le sexe, l'homosexualité, la religion, l'adultère... Tant de domaines explorés, tant de points de vue, tant de surprises.
    Je n'avais vu jamais une série qui rassemble autant de talents et de personnages remarquables et attachants. Je les ai tous détestés un à un à différents moments pour les décisions qu'ils ont pris ou leur comportement. Mais on les aime, pour les défauts, leurs qualités, leurs faiblesses mais aussi leur force. Parce qu'aucune série ne peut se "vanter" d'avoir autant de personnages brisés et avec un nombre aussi impresionnant de problèmes, ils sont tous tristes et marqués à vie.
    C'est juste, beau et poignant. Il y a l'ombre de la mort qui plane constament dans cet univers sombre mais il y a au milieu toute une famille qui essaye de s'en sortir et de trouver un sens à sa vie, malgré les coups durs et les séparations. On peut aussi remarquer des ressorts scénaristiques admirables qui ne tombent jamais dans la facilité et l'évidence, j'ai été ravie de la trame innovante et ravie de ne pas avoir été en mesure de deviner ne serait-ce que le quart de la suite. On assite ici à une perfection constante et chaque épisode de chaque saison apporte son lot de surprise, sans parler du choix de musiques exceptionnel et qui accompagne chaque moment.
    Et puisqu'il faut parler du final: je me suis prise une claque monumentale ! Cette fin fait partie de mes plus beaux moments de cinéma et séries. J'ai pleuré, longuement. J'ai revu toutes les épreuves et les larmes de ces protagonistes, j'ai eu l'impression de souffrir avec eux pendant cinq saisons et j'ai été soulagée du moment où tout commence à aller mieux. Six Feet Under nous offre une vraie et magnifique conclusion, une sortie magistrale pour une série spectaculaire.

    En revanche, ne jamais regarder Six Feet Under durant les moments de déprime)
    Push the tempo
    Push the tempo

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 16 février 2014
    Faire de simples drames familiaux une des meilleures séries de ces dernières années, à mon sens, c'est du génie ! Parce que l'authenticité et la justesse des personnages, de l'interprétation, de l'évolution, des sujets abordés, suffisent à nous plonger dans un état d'attachement intense. Je pense que cette série est inédite de sa sincérité. Même l'humour noir est implanté avec subtilité. L'émotion palpable, mesurée, complexe en fait une série intelligente et fascinante.
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    Critique de la série
    3,0
    Publiée le 16 août 2013
    Le début de la série est plutôt original. Notamment grâce à son univers qui permet de développer un humour noir très réussi. Mais au fil des saisons, la série s'éloigne peu à peu de se qui faisait son charme. Le coté "pompes funèbre" disparaît progressivement pour laisser place aux expériences sexuels des personnages, à leurs interrogations de bobos trentenaires, et à au sujet éprouvant des longues maladies histoire d'apporter un peu d'émotions facile. Regardez les 2 premières saisons, mais arrêtez vous là. Les autres n'ont aucun intérêt.
    Aÿ C.
    Aÿ C.

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 25 octobre 2013
    Cette série est un chef-d'oeuvre, une perle rare, tombée à tort dans l'oubli et criminellement sous-estimée !

    Si je ne pouvais choisir qu'une série à regarder pour le restant de mes jours, je choisirais celle-ci sans même avoir à réfléchir. Les acteurs sont incroyables, chacun s'est approprié son personnages, si bien que je ne peux plus détacher ces derniers des acteurs. Ils ont été tellement crédibles et le jeu d'acteur tellement puissant qu'on ne peut qu'y croire, et s'attacher à ces personnages, comme des amis, des frères ou des parents.

    Ajoutez à cela des histoires authentiques, une analyse de la mort sous tous ses angles, une réalisation magistrale, des répliques cultes et une fin absolument grandiose, et vous aurez la meilleure série qui n'ait jamais été créée.

    Bref, cette série et tout le cast me manque cruellement. Courez l'acheter et regardez-la les yeux fermés. Ou ouverts, c'est plus pratique.
    anonyme
    Un visiteur
    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 17 janvier 2014
    Autant vous prévenir à l'avance, vous ne sortirez pas indemne après avoir fini cette série. Jamais dans mes souvenirs je ne me rappelle avoir été autant impliqué dans une fiction. Vous ne serez plus le spectateur, mais vous vivrez avec les personnages. Et c'est là le point fort de Six Feet Under, c'est tellement rare de voir désormais des personnages vraiment travaillés. La plupart du temps ils sont unidirectionnels, surement pour faciliter l'attachement du spectateur. Mais cette série n'a pas choisi la voie de la facilité, elle a préféré donner une autre dimension à cette fresque macabre et inciter le spectateur à vivre avec cette famille et tout les personnages gravitants autour. Une grande oeuvre que nous a encore pondu HBO et surement la meilleur fin que j'ai pu voir dans ma vie. Je n'ai qu'une chose à dire : merci !
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    Critique de la saison 1
    5,0
    Publiée le 9 janvier 2011
    J’avoue être bien bavard d’habitude quand il s’agit de parler d’une série, surtout quand il s’agit de la série que j’affectionne certainement le plus. Pourtant, dans ce cas-ci, que dire ? Faire un pitch de l’histoire serait tellement inutile car qu’y a-t-il de bien extraordinaire dans le fait de raconter le deuil de toute une famille face à la mort de son patriarche, même si en l’occurrence il s’agit d’une famille de croquemorts ?! Seulement comme c’est le cas pour toute histoire, ce n’est pas ce qu’elle raconte qui la rend captivante mais bien la façon dont elle est racontée. Or, à ce sujet, Alan Ball possède un don inégalable de narration et d’écriture. L’histoire est basique certes, parce qu’elle parle du quotidien, mais les personnages qui composent cette histoire sont d’une remarquable profondeur. C’est simple, ce ne sont plus des personnages, ce sont des personnes. On ne suit plus leurs péripéties, on les partage. Toute la force de la série est là. Autant vous dire alors que ceux qui auront la patience de s’intéresser à cet univers seront récompensés comme jamais. A parler ainsi de vie au travers de la question de la mort, « Six Feet Under » parvient à toucher, amuser, interpeller… C’est simple, « Six Feet Under » n’est pas qu’une série qu’on regarde, c’est une expérience qu’on partage, et ça c’est irremplaçable.
    adicte
    adicte

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    Critique de la série
    4,5
    Publiée le 11 avril 2014
    Mortelle!!! Une série qui m'a parue au départ surestimée et à laquelle j'ai pourtant fini par accrocher graveeeeee. L'histoire est réaliste et originale, dans le fond et dans la forme; c'est carrément farfelu mais la série est très bien construite et on y croît. En plus c'est superbement filmé et la musique est toujours au poil. Les dialogues sont pleins de finesse, les répliques font mouche, les situations peuvent être très drôles et il y a un humour noir certain qu'on boit avec délectation. Sa force réside aussi (et surtout) dans la teneur des personnages: ils sont authentiques, creusés, complexes et trouvent une vraie place au fil du temps. Ils ne restent jamais figés, et on arrive vraiment à s'attacher à eux, même quand on ne les aime pas. Du premier au tout petit rôle, on finit tout de même par les accepter, les prendre comme ils sont, avec leurs doutes, leurs erreurs, leurs fêlures. Le travail de direction d'acteurs est excellent : ils sont extrêmement convaincants, multifacettes et inspirés. Les relations entre les personnages sont toujours vraies, réalistes, pleines de complexité: on ne se dit jamais "Quel c**! A sa place j'aurais fais ci ou ça" car on ne peut pas les blâmer, la série nous les livre si bien qu'on se met à leur place, sans jamais vraiment prendre parti. Et il y a une morale, un message distillé ci et là: qu'il ne faut pas juger les gens au premier abord et leur donner une chance d'être acceptés, aimés, ou du moins, compris. Pour faire un parallèle, j'ai trouvé "Six feet under" un peu naze au départ et puis j'ai fini par pleurer sa fin...Et pour finir justement, le final est juste parfait: envolé, tendre et plein d'espoir.
    Je regrette juste qu'Alan Ball, tout comme dans son autre série, True Blood, mette aussi clairement en avant son aversion pour les écolos, végétariens ou autres défenseurs des animaux, comme si leur combat ou éthique était juste débile. Ces séries sont marqués d'un communautarisme assez flagrant: "respectons les gays" mais les autres "communautés" sont tournées en ridicule... C'est plutôt intolérant, voire hypocrite de la part de celui qui veut absolument nous convaincre qu'on est tous libres et égaux.
    Ce n'est évidement pas le fait de mettre des personnages gays en avant (justement ça nous change car tout ce beau monde a toujours été là mais personne ne voulait les montrer - rappelons que la série a plus de 10 ans), mais ce qui est gênant c'est le fait qu'il mette des étiquettes du bien et du mal comme bon lui chante, comme pour dire "je valide" ou "je valide pas". Donc un plaisir parfois gâché par l'opinion très tranchée des scénaristes... Cela n'enlève rien par contre, à la qualité de la série. Donc hormis cette parenthèse très personnelle, elle a tout bon.
    maxime ...
    maxime ...

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    Critique de la saison 1
    5,0
    Publiée le 15 février 2014
    C'est dingue mais j'étais terrifié de ne pas aimé, avant même de lancé le premier DVD je frissonnais. Arrivé au menu, mes tremblements ne font que s'intensifié, les images et cette musique, bordel !!! Et alors qu'elle surprise ... je m'attendais à quelque chose d'un peu morbide, un peu larmoyant et beaucoup de tristesse ( j'adore tous sa ) et je me retrouve avec des fou rires qui parfois me font culpabilisé car la situation ou bien les circonstances ne s'y prête pas, Lundi en début d’après-midi je pensais savoir ce qu'était l'humour Noir, à la fin du premier épisode j'étais abasourdit et déstabilisé et presque effrayé ... Cette série parle des sentiments d'une façon innovantes, " Vrai " et surtout différent, intelligente . Un peu à la manière d'American Beauty ( sourire ), une des raisons qui me faisais peur aussi, Alan Ball. Merci mec ! Une autre raison, Michael C. Hall, comment peut il être un autre que Dexter dans mon esprit et là encore ... une surprise et ceux dès les premiers instants j'ai vu David Fisher. Un acteur de talent qui me fais pleuré au second épisode ( le bus avec son frère ), car j'ai beau mettre fendu la poire et avoir eu quelques plaisir coupable mais les moment d'émotions sont tous intense et magnifique et non larmoyant ( sourire). Les autres comédiens Peter Krause, Frances Conroy, Lauren Ambrose, Rachel Griffiths, Jeremy Sisto, Freddy Rodriguez, Mathew St. Patrick, Richard Jenkins et tout les autres sont incroyable et somptueux à tel point que mon vocabulaire réduit m’empêche de faire du cas par cas, ma préférence va à Rico je l'avoue. Il n'y a rien à changé, portant rien n'est parfait, mais putain que c'est bon ... De l'art en somme !
    JokerDreizen
    JokerDreizen

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    Critique de la série
    5,0
    Publiée le 22 août 2011
    On tient simplement là la meilleure série dramatique du millénaire. Je la trouvais juste "bonne" en me tenant aux deux premières saisons mais c'est vraiment à partir de la saison 3 qu'on se rend compte du potentiel hors normes de Six Feet Under : Humour noir décapant, personnages tous plus loufoques que les autres (Excellent casting aussi bien entre Peter Krause, Michael C. Hall totalement différent de ce qu'il a montré dans Dexter, et tous les autres personnages). Le principe est novateur, le style est addictif, et les émotions sont d'une puissance inimaginable. Un parfait dosage entre pessimisme et optimisme, entre la vie et la mort ; au final la série s'impose comme la réflexion ultime dans le domaine et laisse pantois, larmoyant, émerveillé par chacun des personnages que l'on finit simplement par aimer. Après un tel choc, c'est difficile de se relever, et encore plus de trouver une série d'un niveau équivalent. Cette série, c'est juste de l'art, une réussite atemporelle que l'on ne va pas aimer, ou simplement adorer.
    Blankovitch
    Blankovitch

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    Critique de la série
    1,0
    Publiée le 3 décembre 2006
    Sur les conseils d'un copain j'ai regardé les premiers épisodes de cette série... J'ai pas accroché du tout du tout... Au point que voir un épisode de plus était un calvaire. "Non mais insiste tu le regretteras pas" me disait mon pote... Avec ma femme on a fini la saison 1... Et on a trouvé ça très lent, avec des personnages énervants et une histoire ennuyeuse à mourir (sans jeu de mot). "Bon mais à partir de la saison 2 c'est super..." enchérit mon pote.
    On se tape 3 épisodes de la saison 2... Toujours le même ennui... C'est terminé, plus jamais je me mettrai devant cette daube. Une étoile donc pour une scène qui m'a un peu ému... Sur plus de 15 heures de programme ça fait vraiment léger...
    midaircondo
    midaircondo

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    Critique de la série
    1,0
    Publiée le 5 décembre 2006
    J'ai eu du mal à adhérer aux premiers épisodes de la 1ère saison, les débuts de cette famille sont assez laborieux, mais on s'accroche parce qu'on sent que y'a un "truc" de bien.
    Et on a raison parce que la 2ème saison est excellente. Beaucoup d'esprit, de sujets atypiques. Le cheminement de chacun est très travaillé. On sent que le scénariste s'est penché sérieusement sur la psychologie de chaque perso et puis voilà que la 3ème saison arrive pour tout foutre en l'air. Car il faut le dire, elle est vraiment médiocre. On nous a remplacé ces personnages si intéressants, par des pauvres gens pathétiques. On fait dans le mélodrame bas-de-gamme, dans la caricature à deux sous (les écoles d'arts ne sont pas peuplées que de fous près à se foutre en l'air, à partouzer ou à se couper une oreille). Et puis au-delà du scénario devenu plus que douteux, la réalisation sonne creux, des longueurs, des longueurs. Chaque épisode devient interminable. Je n'arrive pas expliquer comment une série avec tant d'esprit (le temps d'une saison et demi on va dire) a pu tomber si bas. Tout cela me laisse perplexe.
    Ce fût si dur de finir la 3ème que je crois que la 4ème et la 5ème saisons vont rester dans leurs coffrets.
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