"Five", réalisé par Igor Gotesman, s’inscrit dans la veine des comédies générationnelles à la française, avec une touche d’irrévérence et une énergie contagieuse. Le film suit une bande de cinq amis d’enfance qui décident de vivre ensemble en colocation à Paris, jusqu’à ce que les galères financières les rattrapent — notamment lorsque l’un d’eux se lance dans le trafic de drogue pour payer leur train de vie.
Ce qui fonctionne avant tout dans Five, c’est son rythme dynamique. L’histoire s’enchaîne sans temps mort, portée par une mise en scène nerveuse et une bande-son bien sentie. L’humour, souvent déjanté et parfois franchement sous la ceinture, fait mouche dans la plupart des cas, notamment grâce à des dialogues bien écrits et un sens du timing comique bien maîtrisé. On rit, souvent, et de bon cœur.
Les personnages, bien que stéréotypés, parviennent à nous accrocher. La chimie du groupe opère, et l’on se surprend à s’attacher à cette bande de potes un peu paumés mais profondément solidaires. Pierre Niney, dans le rôle principal, est particulièrement convaincant, oscillant entre légèreté et moments plus touchants.
En résumé, Five est une comédie efficace, portée par un casting complice et un ton résolument décomplexé. Si l'on accepte ses excès et ses faiblesses narratives, on passe un bon moment, entre fous rires et nostalgie adolescente. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un film attachant qui remplit honnêtement sa promesse : divertir.