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Thibault F.
86 abonnés
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2,0
Publiée le 5 août 2018
Lorsque Steven Spielberg se lance dans une narration dont l’authenticité des faits sont réels, le risque est suffisamment important pour craindre un classicisme dans sa manière de nous raconter une histoire. Malheureusement, Pentagon Papers échoue à surprendre le spectateur malgré son propos de fond pertinent : la naissance du « premier scoop », les liens étroits entre la sphère politique et médiatique mais encore la place des femmes dans le cercle restreint des puissants. Franchement, sur le papier, tout semblait réussir mais rapidement, on se rend compte que Spielberg ne souhaite guère sortir des sentiers battus à la manière du Pont des espions qui reste à mon sens plus efficace. Côté casting, on retrouve l’impériale Meryl Streep qui entreprend sa première collaboration contrairement à Tom Hanks – acteur fidèle du metteur en scène. L’osmose entre nos 2 protagonistes fonctionne éclipsant par la même occasion le reste du casting (Sarah Paulson est éclipsée). L’affrontement entre le Washington Post et le New York Times manque de saveur jusqu’au dernier acte lorsque les 2 journaux sont directement visés par des procédures judiciaires. Or, la mise en scène concède le strict minimum pour nous conter cette tension médiatico-politique. Spielberg a tendance à me décevoir sur ses derniers films (j’attends avec impatience Ready Player One) et semble clairement moins inspiré, plus sage dans ses choix de réalisation. Clairement, la déception est de mise même si on peut trouver quelques points positifs : un casting et un contexte maîtrisé mais qui laisse des doutes sur l’existence même du film – qu’est-ce qu’il apporte au cinéma ? A mon sens, pas grand-chose…
Une histoire d'il y a près de 50 ans qui résonne tout particulièrement à l'heure où la presse est systématiquement attaquée par twits interposés par l'actuel président des Etats-Unis, et alors que le Russie Gate pourrait bien être un scandale tout aussi retentissant. L'histoire bégaie... A l'époque la démocratie en est ressortie grandie grâce au courage et à la déontologie d'une poignée de journalistes, et au soutien du peuple américain. Une belle leçon, mais un film qui n'est pas exceptionnel.
Je n'ai pas trouvé le film désagréable, il est même intéressant quand on ne connait pas l'histoire des Pentagon papers, mais pour le reste ce n'est pas transcendant. Et la photographie est terne, comme dans tous les films "sérieux" de Spielberg. Ca aurait pu être écrit et réalisé il y a 20 ans, on ne verrait pas la différence (à part les deux acteurs principaux, qui surjouaient peut-être un peu moins à l'époque). Même la façon de relier cette page d'histoire à l'émancipation d'une femme m'a paru bonne mais un peu mécanique. La scène de la conférence téléphonique est très réussie, mais c'est tout ce que j'ai retenu du film.
un film long et ennuyeux. Au bout de 15 minutes les paupieres sont lourdes. Beaucoup de bla bla pour rien. Spielberg est passé à coté de son sujet. Meme les acteurs semblent s'ennuyaient. On se perd dans les méandres des interminables face à face. Je n'ai retiré aucun plaisir de ce film pour moi totalement nul
Steven Spielberg : loin de ses fantasmes de science-fiction touche enfin à de nouvelles contrées et notamment avec Pentagon Papers relatant l'histoire du Washington Post qui relaye des années de mensonges au plus haut de l'état aux USA. Meryl Streep s'avère être pugnace et très efficace alors que Tom Hanks nous fait ressentir ses années dans un rôle qu'il n'arrive pas à apprivoiser. Comme d'habitude, et avec le talent de Spielberg, la mise en scène est particulièrement réussie. Contre vents et marées, le Washington Post a publié une grande partie des études liées à la Guerre du Vietnam et ça se ressent - même si l'on regrette la longueur et les dizaines de minutes pour une décision que l'on sait dès le début. Le film est particulièrement intéressant mais il manque une touche moins élitiste.
Spielberg signe un film d’enquête assez sobre, hommage aux "Hommes du président" d’Alan J. Pakula. Il parvient à renforcer les enjeux en exploitant les difficultés financières du journal mais il n’y a jamais de tension. Si l’enquête n’a rien de passionnant, le questionnement sur la liberté de la presse, l’auto-censure et le rôle du journaliste dans une démocratie hausse le niveau du film.
On ne niera pas le talent des acteurs expressément célèbres qui font ici ce qu'ils peuvent sous la houlette d'un Spielberg sans génie. Un polar politico-judiciaire qui ne passionnera personne, du moins en France où on ne comprend pas pourquoi un journal sérieux devrait se demander s'il faut publier ou pas les tenants et les aboutissants d'un quelconque scandale. La crainte de la faillite du Washington Post n'était pas un argument valable pour la non publication du rapport Mac Namara, au contraire. Car quand un scandale éclate et que le public s'aperçoit qu'un organe de presse se serait contenté de regarder faire, on voit mal ce dernier augmenter et sa crédibilité et ses ventes.Finalement un film trop long pour une si petite affaire éditoriale dont la solution ne devait prendre que quelques minutes. Remarquons que cette affaire fut une des prémisses d'une autre qui eut la peau de Nixon, celle du Watergate.
Long, très long, ennuyeux au possible... Je n'ai jamais accroché aux discours interminables aussi abscons qu'insipides qui font qu'au bout de 20 minutes on baille et qu'on dort au bout de 30. Malgré la présence d'acteurs de talent c'est trop mou pour susciter le moindre intérêt.
Assez intéressant dans le propos, très bien filmé comme d'habitude et avec de bons acteurs. Spielberg a le don de rendre passionnant des histoires qui ne le semblent pas à l'origine. Pas son meilleur film mais d'un bon niveau tout de même.
J'étais très fatigué le jour où je l'ai vu, et peut-être ne l'ai-je donc pas réellement apprécié à sa juste valeur. D'ailleurs, d'un point de vue formel il n'y a absolument rien à dire : Steven Spielberg signe un travail d'orfèvre, que ce soit à travers une reconstitution discrète mais précise, les décors (notamment concernant l'imprimerie) faisant leur effet. Mais j'avoue avoir vraiment eu du mal à m'intéresser plus que ça à cette histoire pourtant intéressante et complexe, nous changeant (même si le principe est un peu le même) du célébrissime Watergate. Les seconds rôles ont beaucoup de mal à exister, tandis que Tom Hanks nous sert vraiment son numéro habituel, certes avec ce qu'il faut de professionnalisme pour que ça passe, mais on pouvait attendre plus de sa part. La belle surprise (du moins me concernant) vient de Meryl Streep dans ce qui est de loin le plus beau rôle du film : une figure digne et un minimum complexe, mettant à la fois en évidence le contexte politique du pays et la situation des femmes, notamment lorsqu'il s'agit de postuler à des postes haut-gradés. Manque une vraie densité, un suspense digne de ce nom pour une œuvre techniquement irréprochable et au sujet suffisamment fort pour susciter un relatif intérêt, mais clairement pas un Spielberg que je considère majeur, contrairement à ce qui avait été régulièrement écrit dans la presse et ne me rend qu'un peu plus frustré. Dommage, mais peut-être un second visionnage me fera t-il revoir mon jugement à la hausse...
Porter par un casting pourtant de prestige, Hanks et Streep, mon cinéaste favoris ne signe là qu'un film mineur de sa carrière tant son contenu est mollasse. Les apparitions de Meryl m'auront littéralement endormi tellement elle fut molle. Seul Tom à sauver ce contenu grâce à sa dynamique. Dommage car ce fait bien réel avait de grands potentiels, mais n'aura pas bénéficier d'une mise en scène pouvant nous tenir en halène.
Ah la la Pentagon Papers est ce qu’on appelle du « petit Spielberg » le film retrace la révélation d’un scandale d’état. La liberté de la presse est le moteur ce film. C’est assez oubliable et on ne se sent pas concerné par les enjeux, mais c’est tout de même bien narré et intéressant. A voir sans plus
Une bonne histoire sur les secrets d'Etat révélés au grand jour et la censure du gouvernement exercée sur la presse aux Etats-Unis. Même si le film ne se voit qu'une fois, la direction et les prestations sont très bonnes, la réalisation Spielberg est presque invisible. Ce n'est selon moi pas un grand film, mais le sujet historique semblait tenir à son réalisateur. Pour les patriotes américains essentiellement ! En France je ne suis pas certain que nous ayons le même type de presse...
Un Spielberg remarquable, intelligent et hautement divertissant. Personnages et suspens sont ciselés à la perfection, tandis que le duo Hanlks / Streep fait des merveilles.
Spielberg, incroyable touche à tout, nous épate une nouvelle fois, cette fois ci avec un thriller politique comme on en faisait dans les années 70. Aussi bien mené qu’un Pakula (la fin de « Pentagon papers » fait clairement référence à l’affaire du Watergate et au film « Les hommes du président), Spielberg, véritable légende vivante respectable et respectée du cinéma américain nous embarque sans nous en ennuyer un seul instant dans les coulisses d’un journal. Réalisation certes classique mais terriblement efficace, « Pentagon papers » nous tient en haleine alors que nous connaissons déjà l’issue de l’intrigue. Et, comme si un scénario solide et un réalisateur chevronné ne suffiraient pas, Spielberg se paie le luxe de diriger deux grandes stars multi oscarisées : Tom Hanks, qu’il retrouve après « le soldat Ryan », « Le terminal » ou « Attrape-moi… » (que des réussites), trouve ici un de ses meilleurs rôles de la décennie. Et puis, la rencontre presque inespérée entre le cinéaste et la grande Meryl Streep tient toutes ses promesses : l’actrice est parfaite, à la fois terriblement humaine et totalement déterminée en femme d’affaires. Les face à face des 2 acteurs sont du pur bonheur pour tous cinéphiles dignes de ce nom.