Spielberg signe un film d’enquête assez sobre, hommage aux "Hommes du président" d’Alan J. Pakula. Il parvient à renforcer les enjeux en exploitant les difficultés financières du journal mais il n’y a jamais de tension. Si l’enquête n’a rien de passionnant, le questionnement sur la liberté de la presse, l’auto-censure et le rôle du journaliste dans une démocratie hausse le niveau du film.
On ne niera pas le talent des acteurs expressément célèbres qui font ici ce qu'ils peuvent sous la houlette d'un Spielberg sans génie. Un polar politico-judiciaire qui ne passionnera personne, du moins en France où on ne comprend pas pourquoi un journal sérieux devrait se demander s'il faut publier ou pas les tenants et les aboutissants d'un quelconque scandale. La crainte de la faillite du Washington Post n'était pas un argument valable pour la non publication du rapport Mac Namara, au contraire. Car quand un scandale éclate et que le public s'aperçoit qu'un organe de presse se serait contenté de regarder faire, on voit mal ce dernier augmenter et sa crédibilité et ses ventes.Finalement un film trop long pour une si petite affaire éditoriale dont la solution ne devait prendre que quelques minutes. Remarquons que cette affaire fut une des prémisses d'une autre qui eut la peau de Nixon, celle du Watergate.
Long, très long, ennuyeux au possible... Je n'ai jamais accroché aux discours interminables aussi abscons qu'insipides qui font qu'au bout de 20 minutes on baille et qu'on dort au bout de 30. Malgré la présence d'acteurs de talent c'est trop mou pour susciter le moindre intérêt.
Assez intéressant dans le propos, très bien filmé comme d'habitude et avec de bons acteurs. Spielberg a le don de rendre passionnant des histoires qui ne le semblent pas à l'origine. Pas son meilleur film mais d'un bon niveau tout de même.
J'étais très fatigué le jour où je l'ai vu, et peut-être ne l'ai-je donc pas réellement apprécié à sa juste valeur. D'ailleurs, d'un point de vue formel il n'y a absolument rien à dire : Steven Spielberg signe un travail d'orfèvre, que ce soit à travers une reconstitution discrète mais précise, les décors (notamment concernant l'imprimerie) faisant leur effet. Mais j'avoue avoir vraiment eu du mal à m'intéresser plus que ça à cette histoire pourtant intéressante et complexe, nous changeant (même si le principe est un peu le même) du célébrissime Watergate. Les seconds rôles ont beaucoup de mal à exister, tandis que Tom Hanks nous sert vraiment son numéro habituel, certes avec ce qu'il faut de professionnalisme pour que ça passe, mais on pouvait attendre plus de sa part. La belle surprise (du moins me concernant) vient de Meryl Streep dans ce qui est de loin le plus beau rôle du film : une figure digne et un minimum complexe, mettant à la fois en évidence le contexte politique du pays et la situation des femmes, notamment lorsqu'il s'agit de postuler à des postes haut-gradés. Manque une vraie densité, un suspense digne de ce nom pour une œuvre techniquement irréprochable et au sujet suffisamment fort pour susciter un relatif intérêt, mais clairement pas un Spielberg que je considère majeur, contrairement à ce qui avait été régulièrement écrit dans la presse et ne me rend qu'un peu plus frustré. Dommage, mais peut-être un second visionnage me fera t-il revoir mon jugement à la hausse...
Porter par un casting pourtant de prestige, Hanks et Streep, mon cinéaste favoris ne signe là qu'un film mineur de sa carrière tant son contenu est mollasse. Les apparitions de Meryl m'auront littéralement endormi tellement elle fut molle. Seul Tom à sauver ce contenu grâce à sa dynamique. Dommage car ce fait bien réel avait de grands potentiels, mais n'aura pas bénéficier d'une mise en scène pouvant nous tenir en halène.
Ah la la Pentagon Papers est ce qu’on appelle du « petit Spielberg » le film retrace la révélation d’un scandale d’état. La liberté de la presse est le moteur ce film. C’est assez oubliable et on ne se sent pas concerné par les enjeux, mais c’est tout de même bien narré et intéressant. A voir sans plus
Une bonne histoire sur les secrets d'Etat révélés au grand jour et la censure du gouvernement exercée sur la presse aux Etats-Unis. Même si le film ne se voit qu'une fois, la direction et les prestations sont très bonnes, la réalisation Spielberg est presque invisible. Ce n'est selon moi pas un grand film, mais le sujet historique semblait tenir à son réalisateur. Pour les patriotes américains essentiellement ! En France je ne suis pas certain que nous ayons le même type de presse...
Un Spielberg remarquable, intelligent et hautement divertissant. Personnages et suspens sont ciselés à la perfection, tandis que le duo Hanlks / Streep fait des merveilles.
Spielberg, incroyable touche à tout, nous épate une nouvelle fois, cette fois ci avec un thriller politique comme on en faisait dans les années 70. Aussi bien mené qu’un Pakula (la fin de « Pentagon papers » fait clairement référence à l’affaire du Watergate et au film « Les hommes du président), Spielberg, véritable légende vivante respectable et respectée du cinéma américain nous embarque sans nous en ennuyer un seul instant dans les coulisses d’un journal. Réalisation certes classique mais terriblement efficace, « Pentagon papers » nous tient en haleine alors que nous connaissons déjà l’issue de l’intrigue. Et, comme si un scénario solide et un réalisateur chevronné ne suffiraient pas, Spielberg se paie le luxe de diriger deux grandes stars multi oscarisées : Tom Hanks, qu’il retrouve après « le soldat Ryan », « Le terminal » ou « Attrape-moi… » (que des réussites), trouve ici un de ses meilleurs rôles de la décennie. Et puis, la rencontre presque inespérée entre le cinéaste et la grande Meryl Streep tient toutes ses promesses : l’actrice est parfaite, à la fois terriblement humaine et totalement déterminée en femme d’affaires. Les face à face des 2 acteurs sont du pur bonheur pour tous cinéphiles dignes de ce nom.
2/5 Les américains ont plutôt une bonne réputation en matière de scénarios politico/complotistes. Ils ont l’art de vulgariser ce qui est opaque et de nous épargner les longues tirades soporifiques. Pentagone Papers est l'exception qui confirme la règle. Tout part d’un constat, 3 générations de présidents ont menti aux américains pour entrer en guerre contre le Vietnam et ont embourbé le pays dans ce conflit pendant 20 ans. Mais ce scandale, qui est le coeur du sujet, est complètement occulté par la salade interne du Washington Post, les états d’âme de ses journalistes, les longs dialogues entre Meryl Streep et Tom Hanks… Je n’ai pas pu rentrer dedans. Ce film n’est qu’une succession de discussion et de questionnements. Où est l’émotion ? On ne perçoit pas la sidération du peuple, le malaise du gouvernement, le désespoir des soldats. Cet aspect est inexistant. Très déçue, mais pas étonnée. Il y a biiiiiiien longtemps que Spielberg ne m'a pas charmée
J'ai bien cru ne jamais voir le bout de ce cauchemar soporifique & in-ter-mi-na-ble!!! Spielberg signe là un (bien trop!!) long métrage, mou du genou, plat, insipide, convenu, sans âme et au final sans aucun intérêt (autre qu'historique, évidemment)... sauf pour les insomniaques que je mets au défi de résister à ce naufrage!!!
Fan de Spielberg depuis la première heure, fan de Tom Hanks depuis toujours, fan de Meryl Streep depuis mon enfance, je ne vois pas comment je pourrais ne pas aimer ce film. En conséquence mon avis est tronqué mais de toutes façons je ne dois pas être le seul dans ce cas. C'est un excellent film qui relate des faits réels : la publication non autorisée des Pentagon Papers, un document, rédigé par trente-six officiers militaires et experts politiques civils (47 volumes, soit 7000 pages) , qui éclaircit en particulier la planification et la prise de décisions propre au gouvernement fédéral des États-Unis. Il fut rédigé à la demande de Robert McNamara, alors au poste de secrétaire à la Défense, en 1967, et son contenu est diffusé sous forme d'articles en 1971 par le New York Times, puis par le Washington Post contre lesquels le gouvernement fédéral applique une censure que déboutera la Cour Suprême des Etats Unis, deux ans avant avant le scandale du Watergate, démontrant au grand jour l'inanité de cette abominable guerre du Vietnam. Le film relate la prise de risque du petit journal de province le Washington Post, après que le New York Times ait été censuré par le gouvernement, une prise de risque qui lui vaudra d'entrer dans la cour des grands, grâce à son éditeur incarné par l'immense Tom Hanks et à la propriétaire du Journal jouée par Meryl Streep, héritière du Groupe de Presse, dont l'avis est jusque là toujours forgé dans celui de ses conseillers, mais qui cette fois prendra envers et contre tous la décision de publier en soutenant la détermination de son éditeur. Du grand art.
Un petit Spielberg sans éclat, mou, sans même connaître les faits historiques, on sait déjà comment cela va finir, aucune intensité. Avec la scène finale, Spielberg nous rajoute la dernière couche de sirop bien épais sur une mise en scène beurre de cacahuète. Aussi vite vu, aussi vite oublié, même si c'est toujours un plaisir de voir de grands acteurs comme Meryl Streep et Tom Hanks.
J'ai trouvé que c'était un film très bien qui nous parle du rôle très important de la presse et qui nous rappel ses valeurs, que l'on ne fait pas quelque chose dans le but de gagner quelconque profit mais pour assouvir notre passion et pour servir une cause plus grande. spoiler: De plus, j'ai bien aimer la fin avec l'évocation du scandale du Water Gate. Nixon aura tout perdu à cause des journaux.
Ce film est fondateur pour les futur journaliste, car nous pouvons voir et même de temps en temps sentir la passion dont font preuve les différents journalistes du Washington Post. Et nous pouvons aussi y voir, que c'est le début de la révolte des femmes. spoiler: Et je terminerai par dire que ce qui est aussi très beau c'est de voir la solidarité de la presse pour qu'aucun tabou ne soit caché à leur concitoyens, et surtout si cela peut influencer sur des vies humaines (Guerre du Vietnam)