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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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3,0
Publiée le 28 août 2026
Nick Naylor est le très exposé porte-parole d'un lobby de cigarettiers. A ce titre, et parce que l'Amérique, relayée par les ligues, les médias et un sénateur acharné, condamne désormais les marchands de tabac, Naylor est la cible, la figure honnie des nouveaux vertueux. La comédie de Jason Reitman, adaptée d'un bestseller, est une satire caustique du politiquement correct et de ses manifestations d'intolérance, voire de chasses aux sorcières. Caustique mais sans doute pas assez féroce. L'impertinence ne va pas ici jusqu'à l'irrévérence ou la subversion. Le postulat des auteurs accouche d'une comédie plutôt sage, parfois évidente, loin du jeu de massacre que j'espérais. L'argument comique essentiel -savoureux au demeurant- relève de cette rhétorique bien rôdée et désarmante d'un lobbyiste expert en contre-pieds et en retournement d'opinion. Ainsi, avec son sourire carnassier et sa physionomie de cadre avenant, Aaron Eckhart incarne parfaitement non pas un type sans scrupule et consécutivement détestable mais un vrai pro de la "com" prônant le libre-arbitre au moyen, si besoin, d'arguments fallacieux, et même scandaleux. Ses conciliabules avec ses confrères pestiférés des lobbies de l'armement et de l'alcool, son intervention dans une école primaire sont quelques-unes des séquences amusantes et décalées du film. En revanche, faute d'un scénario solide et imaginatif -futé?- le film ronronne, avec des longueurs et des considérations redondantes.
Une satire mordante et intelligemment écrite, qui s’attaque au lobbying et à la manipulation médiatique avec un humour cynique plutôt efficace. Le film enchaîne les dialogues brillants et les situations ironiques, en jouant constamment sur l’ambiguïté morale de son sujet. Aaron Eckhart est très bon dans le rôle principal, charismatique et parfaitement à l’aise dans ce costume de communicant sans scrupules. Il porte le film sur ses épaules, avec un ton à la fois charmeur, cynique et faussement désinvolte. À ses côtés, William H. Macy et . Simmons apportent de solides seconds rôles. Le film est souvent drôle, parfois très pertinent, mais son ton très bavard et son rythme inégal peuvent donner une sensation de longueur. Certaines idées sont excellentes, d’autres un peu plus appuyées. Au final, une comédie satirique intelligente et divertissante, qui fait réfléchir tout en amusant, même si elle manque parfois d’un peu de mordant supplémentaire pour vraiment marquer durablement.
Une comédie au ton mordant dézinguant le cynisme du lobby du tabac aux Etats-Unis. Pour son premier film, Jason Reitman fait preuve d’une réelle maturité que ce soit dans son écriture piquante à souhait que dans sa réalisation dynamique. S’entourant d’une solide distribution avec dans le rôle principal l’excellent Aaron Eckart dont le sourire enjôleur pourrait faire vendre des millions de cigarettes tout en faisant croire que cela serait bénéfique pour la santé.
Comédie satirique réalisée par Jason Reitman, qui fait ses premiers pas derrière la caméra, Thank You For Smoking est un bon film, même s'il aurait pu être encore meilleur en allant plus loin dans son concept. L'histoire nous fait suivre Nick Naylor, un surdoué de la communication qui travaille pour de lobby de l'industrie du tabac. Pour le bonheur de ses patrons, il est prêt à tout pour redorer l'image de la cigarette. Détesté par de nombreuses personnes, il fait face à des adversaires tenaces qu'il désarme via ses tirades, notamment le sénateur Ortolan K. Finistirre qui souhaite imposer des images sur les paquets de cigarette afin de prévenir que fumer tue, alors que dans le même temps, Nick, doit éduquer son fils dont il partage la garde avec son ex-femme. Ce scénario, adapté du roman du même nom de l'auteur Christopher Buckley, s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue amorale traitant d'un sujet peu évoqué au cinéma. Et la façon d'en parler est intéressant en prenant le parti de la méchante industrie du tabac qui tente par tous les moyens de conquérir de nouveaux clients alors même que leur produit est nocif, ce dont ils tentent également d'atténuer. Résultat, le récit est réjouissant, même si hélas tout ceci n'est pas assez poussé. En effet, il aurait été possible d'aller beaucoup plus loin dans le cynisme et l'immoralité. En l'état, c'est encore trop gentil et pas assez acide et mordant. Aucune scène vraiment percutante ne se dégage alors qu'on aurait pu s'attendre à des séquences vraiment marquantes vu la thématique. Il en va de même concernant les réunions entre les différents vendeurs de mort comme l'armement et l'alcool qui auraient pu être plus tranchantes. Le ton satirique fonctionne lui bien, tout comme son humour qui provoque quelques rires et sourires tout du long, sans être profondément drôle. L'ensemble est porté par des personnages agréables. Des rôles très bien interprétés par une distribution comportant Aaron Eckhart, Maria Bello, Cameron Bright, William H. Macy, Adam Brody, Sam Elliott, Katie Holmes, J. K. Simons, Robert Duvall ou encore Rob Lowe. Tous ces individus entretiennent des rapports idéologiques antagonistes qui se veulent amusants. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits, même si ceux-ci auraient gagné à être encore plus poussés dans leur rhétorique et leur argumentaire. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est de bonne facture. Sa mise en scène est assez académique et manque de créativité et de folie, à l'instar du fond. De plus, elle évolue dans des environnements manquant un peu de personnalité. À cela s'ajoute un étalonnage jaunâtre pas très esthétique, même s'il est raccord avec le propos. Ce visuel pas très attirant est accompagné par une bande originale signée Rolfe Kent, dont les compositions sont assez discrètes et anecdotiques. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Thank You For Smoking qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d'œil, même s'il laisse un arrière goût amer d'une production n'osant pas sauter des deux pieds dans le politiquement incorrect.
Une satire subtile et irrévérencieuse, à l’humour cynique savoureux, qui dresse un portrait édifiant mais non moralisateur des lobbyistes de l'industrie du tabac. 3,75
Thank you for smoking est une belle découverte ! Je trouve juste un peu dommage que le film n’appuie pas plus sur des joutes verbales d’argumentation entre lobbyistes du tabac et organisme de santé. On s’intéresse plus ici à la vie personnelle de Nick, personnage un peu cynique prêt à faire n’importe quoi pour « rembourser son loyer ». Aaron Eckhart, que je connaissais uniquement dans The Dark Knight, a un charisme fou et crève l’écran. Je préfère quand même le récent « Goliath » qui montre encore mieux les rouages derrière les lobbys mais bon, Thank you for smoking reste un film très accessible et divertissant, je recommande !
Génial de cynisme et habilement écrit, personne n'est épargné dans ce festival de répliques qui tuent et de séquences très drôles ! Quand l'Amérique se moque d'elle-même, c'est très réussi
Je viens revoir ce film que j’avais bien apprécié a sa sortie. C’est vraiment original, délicieusement amoral et très politiquement incorrect, avec une magnifique performance d’aaron eckhart, dans le rôle principal. Et finalement le message est d’autant plus fort qu’il n’est pas livré par un scénario académique et consensuel. A voir sans hésitation !
Fable satirique sur les lobbys du tabac, je n’ai pas été emballé plus que ça par ce « Thank you for smoking ». Certes, le toujours génial Aaron Eckhart est génial en fumier sympathique défendant corps et âme le tabac car il a un prêt à payer. Mais c’est bien la seule chose que j’ai apprécié dans ce film. Je ne l’ai pas trouvé très caustique alors que l’humour était censé être noir et l’intrigue s’avère assez limité. Peu de surprises au final et cette comédie n’aura comme originalité que le sujet qu’il traite. A voir à titre informatif même si personnellement, je n’ai pas du tout été surpris par l’envers du décor de l’industrie du tabac.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 28 juin 2021
L'humour de ce film vient du fait qu'il dépeint le comportement réel du grand tabac dans la bouche d'un charmeur totalement insincère dés lors l'absurdité du film est amplifiée. Les moments les plus intelligents se situent entre Aaron Eckhart dans le rôle du beau Nick Naylor lobbyiste du tabac sans scrupules et Cameron Bright dans le rôle de Joey Naylor 12 ans qui idolâtre et imite son père. Ils se ressemblent même un peu car Joey rêve d'être aussi amoral que son père. Les répliques de Joey utilisent souvent un vocabulaire trop avancé qu'il peut à peine prononcer son texte. On se rend compte que ce sont les autres personnages qui les lui donnent en pâture. Pourtant vers la fin du film il persiste à prononcer la même phrase. Les arguments de Big Tobacco font appel aux arguments les plus sordides et les plus scandaleux choisis dans la vie réelle désarçonnant les anti-tabac par leur audace. Ce n'est surement pas avec Thank you for smoking que j'arrêterai de fumer car le film ne dit que des choses connues des fumeurs et il ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes...