Des robots géants, beaucoup de bruit… et une formule qui a pris un coup de vieux
Transformers, premier volet de la saga signée Michael Bay, a marqué son époque à sa sortie : blockbuster d’action spectaculaire, effets spéciaux dernier cri, robotique explosive et humour adolescent assumé. Mais aujourd’hui, presque vingt ans plus tard, le film a pris un sérieux coup de vieux — autant dans sa forme que dans son ton.
Visuellement, certaines scènes restent impressionnantes, surtout dans les premières apparitions des Autobots. Mais le style hyper-saturé de Bay, ses ralentis interminables, et ses enchaînements d’explosions au montage haché finissent par lasser, surtout face aux standards plus lisibles et mieux rythmés des blockbusters actuels. Le film fatigue là où il fascinait à l’époque.
Le scénario, lui, n’a jamais été son point fort, mais aujourd’hui, il semble encore plus creux et balisé qu’au moment de sa sortie. Les dialogues sont datés, les blagues tombent à plat, et les stéréotypes de genre (notamment autour du personnage de Megan Fox) frisent aujourd’hui le malaise, là où ils passaient “juste un peu clichés” à l’époque.
Shia LaBeouf s’en sort avec une énergie certaine, mais le film repose sur des schémas narratifs simplistes, et enchaîne les scènes d’action sans jamais vraiment créer d’enjeu émotionnel solide. Même la mythologie autour des Transformers est à peine esquissée, noyée sous la surenchère.
Transformers reste une curiosité de son temps, un témoin d’un cinéma d’action des années 2000 décomplexé, bruyant, ultra testostéroné. Mais revu aujourd’hui, le film a vieilli dans sa mise en scène, ses effets, et surtout dans son regard sur ses propres personnages.