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    Ernest Borgnine

    État civil

    Métiers Acteur, Producteur
    Nom de naissance

    Ermes Effron Borgnino

    Nationalité Américain
    Naissance 24 janvier 1917 (Hamden, Connecticut - Etats-Unis)
    Décès 8 juillet 2012 à l'age de 95 ans (Los Angeles, Californie - Etats-Unis)

    Biographie

    Originaire d'Italie, Ernest Borgnine ne se destine pas particulièrement à la comédie. A 18 ans, il s'engage dans la Navy, jusqu'en 1945. Ce n'est qu'à la fin de la guerre qu'il s'inscrit à la Randall School of Drama, à Hartford. Il fait ses débuts sur scène à Broadway, quatre ans plus tard, dans la pièce Harvey. En 1951, Borgnine déménage à Los Angeles : il décroche des petits rôles grâce aux films Whistle at Easton Falls, de Robert Siodmak et China Corsair de Ray Nazarro. C'est en 1953 qu'il incarne pour la première fois un personnage d'envergure, dans le film multi-oscarisé Tant qu'il y aura des hommes, où il est le sergent "Fatso", violent et cruel. Il donne ensuite sa pleine mesure dans Un homme est passé (1954), Vera Cruz (1954) ou Johnny Guitar (1954), trois films qui l'imposent comme l'un des "méchants" d'Hollywood.

    Tantôt truculent, tantôt inquiétant, Borgnine trouve sa consécration personnelle en interprétant Marty (1955), pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur acteur, ce qui lui permet d'aborder une nouvelle facette de son travail d'acteur : il y trouve le rôle d'un boucher timide et tendre. Véritable bourreau de travail (près de trois films par an), il enchaîne les rôles et malgré lui, retrouve son emploi-type de "dur", d'ours mal léché et violent, notamment dans Quand le clairon sonnera (1955) ou Les Vikings (1958). Il récolte encore une récompense de meilleur acteur au festival international du cinéma de Locarno pour The Rabbit trap (1959) de Philip Leacock.

    Malgré ces succès, il continue ses apparitions en guest dans des films plus ou moins bons. Il part en Europe et notamment dans son pays d'origine pour tourner, entre autres, la comédie Le Jugement dernier de Vittorio De Sica, pour lequel il campe un pickpocket. Robert Aldrich lui confie un rôle dans Le Vol du Phénix (1965), puis l'engage pour endosser le costume du savoureux général des Douze Salopards (1967). Borgnine est également engagé dans La Horde sauvage (1969) de Sam Peckinpah, aux côtés de William Holden. Parallèlement, l'acteur est occupé à tenir tant bien que mal en main l'équipage de la série Sur le Pont, la Marine !, dans laquelle il jouera de 1962 à 1966 pour un total de 138 épisodes !

    La dualité de Borgnine est d'être un tendre enfermé dans un visage de truand. Ses rôles sont empreints de cette dualité lorsqu'il alterne le bandit de bas étage d'Un Colt pour trois salopards (1971), avec Le Prince et le pauvre (1977), film pour toute la famille. Aldrich lui fait confiance une nouvelle fois, mais toujours en méchant, pour affronter Lee Marvin dans L' Empereur du Nord (1973). Il est également le chef d'une secte satanique dans La Pluie du diable (1975). Certains films sont acceptés à la va-vite et ses apparitions tournées aussi vite. Mais il y a toujours cette volonté de montrer "autre chose" chez Borgnine, qui le pousse notamment à accepter un rôle de journaliste pour Le Trou noir (1979), un film de science-fiction nominé aux Oscars pour ses effets spéciaux.

    Dans les années 80, la carrière de Borgnine bat de l'aile. Pour un New York 1997 (1981), de John Carpenter, combien de Jour de la fin du monde (1980), de Ferme de la terreur (1981) ou de Skeleton Coast (1987) ? Si l'acteur s'en donne toujours à cœur joie, il semble enchainer les films avec une indifférence totale. Il joue également dans plusieurs téléfilms, dont Les Douze Salopards 2 (1985) avec Telly Savalas. La télévision l'attire encore lorsqu'il joue pendant quatre ans le gérant d'une compagnie d'hélicoptères, Santini Air, spécialisée dans les cascades de films hollywoodiens dans Supercopter.

    C'est à nouveau le temps des mauvais films pour Borgnine qui fait de petits rôles : un médecin pour Tides of War (1990), un grand-père dans Les Nouvelles aventures de Merlin l'enchanteur (1996), un producteur bienveillant dans BASEketball (1998). De cette décennie, c'est surtout Bienvenue à Gattaca (1997) qui mérite la mention. Il s'essaye ensuite (avec succès) au doublage dans Charlie 2 (1996) ou Small Soldiers (1998).

    Depuis 1999, il prête sa voix à l'homme-sirène vieillissant de Bob l'éponge. Il produit et incarne le chef du FBI Edgar Hoover en 2000. De juges en grand-pères gâteaux (mais pas gâteux!), Borgnine continue de jouer, inoxydable. En 2004, il est Rolling star, dans le film inspiré de la bande dessinée, Blueberry. Loin des personnages sanguinaires qui l'ont rendu célèbre, il incarne un vieil homme doux et rêveur. Il participe au dernier épisode de la série Urgences, qui lui vaut une nomination à l'Emmy de la meilleure apparition guest. En 2010, sa participation à Red (comme archiviste de la CIA) lui fait côtoyer Bruce Willis, qui n'était pas né que Borgnine tournait son premier film ! A 90 ans passés, son image d'éternel méchant lui colle à la peau, et il double un rat dans The Lion of Judah (2010).

    En 2011, il est à l'affiche du film de science-fiction Enemy Mind, figure dans la comédie Snatched, et joue un patron de boîte de nuit à la retraite dans Night Club.

    Auteur : Corentin Palanchini

    Ses premiers pas à l'écran

    Whistle at Easton Falls
    Whistle at Easton Falls
    1951
    Dans la gueule du loup
    Dans la gueule du loup
    1951
    China Corsair
    China Corsair
    1951
    Tant qu'il y aura des hommes
    Tant qu'il y aura des hommes
    1953

    Ses meilleurs films et séries

    Bienvenue à Gattaca
    Bienvenue à Gattaca
    1997
    Les Douze salopards
    Les Douze salopards
    1967
    La Horde sauvage
    La Horde sauvage
    1969
    Marty
    Marty
    1955

    Sa carrière en chiffres

    60
    Années de carrière
    5
    Récompenses
    102
    Films
    17
    Séries
    6
    Nominations
    46,9 M
    Entrées ciné

    Genres de prédilection

    Drame : 39 %
    Action : 24 %
    Comédie : 19 %
    Aventure : 19 %

    Ses stats sur AlloCiné

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    A tourné le plus avec

    George Kennedy
    George Kennedy
    7 films
    Small Soldiers (1998), The Double McGuffin (1979), Un Colt pour trois salopards (1971), Le Démon des femmes (1968), Les Douze salopards (1967), Le Vol du Phénix (1965), La Flotte se mouille (1964)
    Robert Aldrich
    Robert Aldrich
    6 films
    La Cité des dangers (1975), L'Empereur du Nord (1973), Le Démon des femmes (1968), Les Douze salopards (1967), Le Vol du Phénix (1965), Vera Cruz (1954)
    Lee Marvin
    Lee Marvin
    5 films
    L'Empereur du Nord (1973), Les Douze salopards (1967), Les Inconnus dans la ville (1955), Un homme est passé (1954), Les Massacreurs du Kansas (1953)
    Jim Brown
    4 films
    Small Soldiers (1998), Le Crime c'est notre business (1968), Destination Zebra, station polaire (1968), Les Douze salopards (1967)
    Le Prince et le pauvre (1977), Barabbas (1962), Les Vikings (1958), Les Inconnus dans la ville (1955)
    Le Jour de la fin du monde (1980), Le Démon des femmes (1968), Barabbas (1962)
    Les Douze salopards (1967), L'Homme de nulle part (1956), Vera Cruz (1954)
    Frank Sinatra
    3 films
    Un Colt pour trois salopards (1971), La Statue en or massif (1966), Tant qu'il y aura des hommes (1953)
    William Holden
    William Holden
    3 films
    Le Jour de la fin du monde (1980), La Poursuite sauvage (1972), La Horde sauvage (1969)
    Jack Elam
    3 films
    Un Colt pour trois salopards (1971), L'Homme de nulle part (1956), Vera Cruz (1954)
    Commentaires
    • brunodinah
      Encore un grand est tombé !"L'aventure du Poséidon", "Les 12 salopards", "La horde sauvage", "Le convoi", "Vera Cruz"... . Tant de films qui ont fait sa renommée !Une trogne qu'on n'oubliera pas de sitôt soyons-en assuré !Borgnine ou l'art de nous mettre dans tous nos états. Ernest, tous les autres (Holden, Marvin...) t'attendent pour un duel sans merci.Sois digne de reçevoir tous mes hommages au 7ème ciel.
    • bdeneufeglise
      RIP à ce grand monsieur du cinéma
    • mistermajestik
      encore un monstre sacré d hollywood qui s est eteint.faut il rappeler ses grands films? vera cruz,un homme est passé,marty,les vikings,12 salopards,la horde sauvage,que des chefs d oeuvres.
    • Carl C.
      T'arrives à parler comme ça?
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