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    Drive, Carol, Mulholland Drive, Les 400 coups... 14 films primés à Cannes que l’on adore
    Par La Rédaction — 19 mai 2020 à 08:15

    Ce mois de mai 2020 se passera sans Festival de Cannes. Pour combler l'absence, nous avons eu envie de partager avec vous 14 films primés (hors Palme d'or) qu'on adore. Des "400 coups" à "Portrait de la jeune fille en feu," voici 14 coups de coeur.

    Wild Side Films / Le Pacte
    Drive (2011)

    Adaptation du roman éponyme de James SallisDrive est sans aucun doute le film le plus grand public de Nicolas Winding Refn mais aussi le plus abouti. Le réalisateur danois propose un long-métrage nerveux et sublime mêlant une romance douce et un trip ultra violent porté par un Ryan Gosling transcendant. Ce dernier incarne un homme solitaire, un "driver" cascadeur le jour et chauffeur pour des truands la nuit. L’arrivée d’Irene (Carey Mulligan) et de son fils dans sa vie va bouleverser son existence. Bercé par une bande son pop et moderne aux rythmes eighties ("Nightcall" de Kavinsky pour ne citer qu'un morceau), Drive est un film efficace, truffé de cascades impressionnantes et sublimée par une esthétique crépusculaire. Le film, inspiré du classique Bullit selon Nicolas Winding Refn mais aussi d'American Gigolo, a été récompensé du Prix de la mise en scène au Festival de Cannes.

    Disponible sur Canal VOD

    Drive
    Drive
    Sortie : 5 octobre 2011 | 1h 40min
    De Nicolas Winding Refn
    Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Oscar Isaac
    Presse
    4,4
    Spectateurs
    4,1
    Streaming

     

    Mulholland Drive (2001)

    Dans la veine de la série culte Twin Peaks, Mulholland Drive, qui devait être un pilote de série à l’origine, est l’une des oeuvres majeures de David Lynch. Le cinéaste américain nous plonge dans un univers hollywoodien paranoïaque, effrayant et attirant où Rita (Laura Harring), une jeune femme amnésique, tente de retrouver la mémoire avec l’aide de Betty (Naomi Watts), une actrice en devenir. Entre le fantastique et le thriller, Mulholland Drive est un voyage expérimental et onirique sujet à de multiples interprétations. Sa mise en scène délirante et son casting impeccable font de Mulholland Drive un film aussi fascinant que déroutant. Ce film de David Lynch a obtenu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, ex aequo avec The Barber de Joel et Ethan Coen. Il a également été récompensé du César du meilleur film étranger.

    Disponible sur Amazon Prime Video et sur Canal VOD

    Mulholland Drive
    Mulholland Drive
    Sortie : 21 novembre 2001 | 2h 26min
    De David Lynch
    Avec Naomi Watts, Jeanne Bates, Dan Birnbaum, Laura Harring, Robert Forster
    Presse
    4,7
    Spectateurs
    3,9
    louer ou acheter

    A Beautiful Day (2017)

    Joe, un vétéran de l'armée américaine devenu tueur à gages interprété par un Joaquin Phoenix au sommet de son art, est engagé pour retrouver Nina, la petite fille d'un sénateur, enlevée et retenue par un réseau de prostitution. Très vite, ce Travis Bickle du 21e siècle se retrouve plongé malgré lui dans une spirale de violence. Âpre, ultra-violent et brutal à souhait, d'une modernité d'une implacabilité qui forcent le respect, A Beautiful Day avait pourtant l'étoffe d'une Palme d'or, mais c'est à The Square que le jury présidé par Pedro Almodovar a préféré remettre la récompense ultime lors de l'édition cannoise de 2017. Le film de la cinéaste écossaise Lynne Ramsay, qui s'était illustrée en 2011 avec le non moins violent We Need To Talk About Kevin, n'est toutefois pas reparti bredouille de la Croisette, puisqu'il a remporté le prix du scénario et le prix d'interprétation masculine. 

    Disponible sur myCANAL et en VOD

    A Beautiful Day
    A Beautiful Day
    Sortie : 8 novembre 2017 | 1h 30min
    De Lynne Ramsay
    Avec Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov, John Doman, Alex Manette, Alessandro Nivola
    Presse
    3,3
    Spectateurs
    2,8
    Voir sur Prime Video

     

     

    Un Prophète (2009)

    "Je remercie Michael Haneke de ne pas avoir fait de film cette année" : au moment de recevoir, enfin, la Palme d'Or avec Dheepan en 2015, Jacques Audiard ne manquait ni d'humour, ni de lucidité. Car cette année là, le réalisateur autrichien était absent de la compétition cannoise, où il restait sur deux victoires d'affilée face à son homologue tricolore. La plus importante étant bien sûr en 2009, lorsque son glaçant Ruban blanc a triomphé devant la claque Un prophète. Quatre ans après De battre mon cœur s'est arrêté, le cinéaste frappait encore plus fort avec cette fresque criminelle doublée d'une plongée réaliste dans l'univers carcéral, qui a révélé un vrai diamant brut en la personne de Tahar Rahim. Récompensé par le Grand Prix puis par neuf César, le long métrage fait partie de ceux dont il n'y a rien à retirer tant ses éléments se marient parfaitement pendant plus de 2h30, et dont on ressortait avec la sentiment d'avoir découvert un futur classique. Une décennie plus tard, sa puissance intacte et l'influence qu'il a eu sur une série comme The Night Of ne font que le confirmer.

    Disponible en VOD

    Un prophète
    Un prophète
    Sortie : 26 août 2009 | 2h 35min
    De Jacques Audiard
    Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif, Reda Kateb, Hichem Yacoubi
    Presse
    4,6
    Spectateurs
    4,2
    louer ou acheter

    Inside Llewyn Davis (2013)

    Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk qui tente de vivre de sa musique en 1961. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, sa guitare à la main, il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, des cafés de Greenwich Village à un club désert de Chicago. Doux-amer, porté par une bande-originale magnifique composée essentiellement de chansons folk interprétées par Oscar Isaac et les autres acteurs du film, Inside Llewyn Davis est une sublime histoire de loser comme seuls les frères Coen savent les imaginer. En compétition avec La Vie d'Adèle, qui a séduit le jury de Steven Spielberg a l'unanimité cette année-là et gagné la Palme d'or, ce petit chef-d'oeuvre a tout de même décroché le Grand Prix. La BO, produite par T-Bone Burnett - qui avait travaillé avec les Coen sur O'Brother et Ladykillers - s'est par ailleurs très bien vendue. 

    Disponible sur OCS et en VOD

    Inside Llewyn Davis
    Inside Llewyn Davis
    Sortie : 6 novembre 2013 | 1h 45min
    De Ethan Coen, Joel Coen
    Avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake, Ethan Phillips, John Goodman
    Presse
    4,5
    Spectateurs
    3,7
    Voir via MyCanal

     

    Une Grande fille (2019)

    Pour son deuxième film, sélectionné dans la section Un Certain Regard lors du Festival de Cannes 2019, le jeune prodige du cinéma russe Kantemir Balagov était attendu au tournant. Après Tesnota, qui racontait le désir d'émancipation d'une jeune femme juive dans le Caucause de la fin des années 1990, il nous emmène avec Une Grande fille en 1945, dans la Léningrad ravagée de l'après Seconde Guerre mondiale. Au milieu des ruines, deux jeunes femmes tentent de se reconstruire et de donner un sens à leur vie. Une fois de plus, cet ancien élève d'Alexandre Sokourov âgé de seulement 28 ans impressionne, faisant montre d'une maturité ahurissante et d'une virtuosité totale en matière de maîtrise du cadre et de la composition - le travail sur les couleurs, notamment, est somptueux. Avec ce film bouleversant, qui aurait mérité sa place en Compétition, il obtient le prix de la mise en scène et prouve qu'il a tout d'un grand cinéaste.

    Disponible sur MyCanal et en VOD

    Une Grande fille
    Une Grande fille
    Sortie : 7 août 2019 | 2h 17min
    De Kantemir Balagov
    Avec Viktoria Miroshnichenko, Vasilisa Perelygina, Andrey Bykov, Igor Shirokov, Konstantin Balakirev
    Presse
    3,6
    Spectateurs
    3,4
    louer ou acheter

     

    Old Boy (2004)
    Véritable électrochoc de la Croisette en 2004, Old Boy n'est guère passé loin de devenir cette année-là la Palme d'Or; le président du jury de cette édition, un certain Quentin Tarantino, n'a en effet jamais caché que le long métrage de Park Chan-wook était selon lui le meilleur film de la Sélection, mais la verve et l'enthousiasme du réalisateur de Pulp Fiction ne lui ont guère permis de convaincre son jury, plus disposé à sacrer le documentaire Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, sur la forte insistance du producteur Harvey Weinstein, tandis que Old Boy s'est toute de même vu remettre le non moins prestigieux Grand Prix.
    Disponible en VOD et sur myCANAL.
    Old Boy
    Old Boy
    Sortie : 29 septembre 2004 | 1h 59min
    De Park Chan-Wook
    Avec Choi Min-sik, Yoo Ji-tae, Kang Hye-Jeong, Ji Dae-Han, Kim Byeong-Ok
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,2
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    Les quatre cents coups (1959)
    Pour son premier long métrage, qui marquera au passage la naissance du mouvement dit de la Nouvelle Vague (avec les autres films réalisés par la bande des Cahiers : Godard, Truffaut, Rivette...) François Truffaut puise largement dans sa propre enfance pour signer avec ce portrait doux-amer un film autobiographique troublant de réalisme, mélange de saynettes et d'authentiques souvenirs servis par une admirable prestation de Jean-Pierre Leaud dont il s'agissait également du tout premier film. Récompensé par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1959, Les quatre cents coups offrit au jeune François Truffaut (âgé alors d'à peine 26 ans) le coup d'envoi d'une carrière extraordinaire, mais également d'un cycle anthologique autour du personnage d'Antoine Doinel (4 films et un court métrage), véritable alter-ego cinématographique du cinéaste qui l'aura accompagné tout au long de son oeuvre.
    Disponible en VOD et sur Netflix
    Les 400 coups
    Les 400 coups
    Sortie : 3 juin 1959 | 1h 40min
    De François Truffaut
    Avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Guy Decomble, Jeanne Moreau
    Presse
    4,5
    Spectateurs
    4,1
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    Harakiri (1962)
    Prix du jury en 1962 au Festival de Cannes, Harakiri de Masaki Kobayashi marque l'un des avènements de l'Âge d'or du cinéma japonais. Ce chanbara porté par Tatsuya Nakadai voit un rônin se présenter auprès d'un seigneur pour lui demander d'accueillir son sepuku, nom donné au rite consistant aux samouraïs de se donner la mort avec honneur en s'ouvrant de leur épée leur propre ventre. Sous ses airs de film d'époque, Harakiri est pourtant un film résolument moderne, qui aura grandement marqué de son empreinte les chanbara produits au cours des années 60 et 70, notamment les longs métrages d'Hideo Gosha eux aussi marqués par leur vision désabusée du mythe du samouraï. En 2011, soit quarante-neuf ans après le sacre d'Harakiri, le remake Hara-Kiri : Mort d'un samouraï signé Takashi Miike a été projeté Hors-Compétition à Cannes, une admirable façon pour le de boucler la boucle avec un film demeuré légendaire dans l'esprit des cinéphiles.
    Disponible en VOD
    Harakiri
    Harakiri
    Sortie : 24 juillet 1963 | 2h 13min
    De Masaki Kobayashi
    Avec Tatsuya Nakadai, Shima Iwashita, Akira Ishihama, Yoshio Inaba, Rentarô Mikuni
    Presse
    4,6
    Spectateurs
    4,3
    louer ou acheter
    Fargo (1996)
    En 1991, leur film Barton Fink avait entraîné l'instauration de nouvelles règles interdisant à un même film de remporter plus de deux récompenses après qu'il se soit vu remettre la Palme d'or, le Prix de la mise en scène et celui du meilleur interprète masculin (John Turturro). De retour sur la Croisette en 1996, les frères Coen triomphent de nouveau avec Fargo, pastiche des films noirs tirée d'un fait divers totalement fictif, en décrochant le prix de la meilleure Mise en scène par le jury présidé lors de cette édition par Francis Ford Coppola. Mené par une Frances McDormand époustouflante (elle sera d'ailleurs sacrée Oscar de la Meilleure actrice quelques mois plus tard), Fargo fait par ailleurs office de pont entre les comédies noires réalisés par Ethan et Joel Coen (O'Brothers, The Big Lebowski) et leurs polars beaucoup plus sérieux (Miller's Crossing, No Country for Old Men...).
    Disponible en VOD et sur Amazon Prime
    Fargo
    Fargo
    Sortie : 4 septembre 1996 | 1h 37min
    De Joel Coen, Ethan Coen
    Avec William H. Macy, Frances McDormand, Steve Buscemi, Peter Stormare, Harve Presnell
    Presse
    4,8
    Spectateurs
    4,1
    Voir via MyCanal
     
    Portrait de la jeune fille en feu (2019)
    Un an après avoir découvert ce film, la flamme est toujours vive. Le film d'époque de Céline Sciamma, porté par le couple instantanément iconique Adèle Haenel - Noémie Merlant, est toujours présent dans nos pensées et dans nos coeurs. Parce qu'il nous montrait de nouvelles images, une nouvelle façon de filmer les femmes, et la relation entre une artiste et son modèle, sans rapport de domination. L'alliage de la beauté plastique et d'un propos intelligent, rare et documenté sur les femmes artistes à la fin du XIXe siècle. Ce n'est pas pour rien que Portrait de la jeune fille en feu a été récompensé pour son scénario (même si, nous, nous l'aurions vu plus haut au palmarès). Depuis le Festival de Cannes, Portrait de la jeune fille en feu a voyagé dans le monde entier, touchant particulièrement le public américain et sud-coréen, au point qu'une "Portrait Nation" a vu le jour, portant toujours la flamme des mois après sa sortie. Si vous n'avez pas encore regardé ce Portrait, laissez-vous embraser ! Vous ne le regretterez pas ! 
    Disponible en VOD et sur myCANAL

    Portrait de la jeune fille en feu
    Portrait de la jeune fille en feu
    Sortie : 18 septembre 2019 | 2h 02min
    De Céline Sciamma
    Avec Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami, Valeria Golino, Armande Boulanger
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,0
    louer ou acheter

     

    Under The Silver Lake (2018)

    Troisième long métrage réalisé par David Robert Mitchell (It Follows), Under the Silver Lake a connu les honneurs de la compétition cannoise en 2018, mais en est reparti bredouille après avoir joyeusement divisé. Ce qui peut se comprendre car il se reçoit très différemment selon les sensibilités de chacun et demande du temps pour être digéré, ce que la frénésie du festival ne permet pas. Ce film noir moderne qui convoque les fantômes de Los Angeles et Hollywood tout au long de l'enquête obsessionnelle menée par Andrew Garfield peut se révéler fascinant pour qui s'y abandonne. Et s'y replonge. Car sa richesse visuelle et thématique paraît encore plus grande à la seconde vision, dans la mesure où il est question de la pop culture et la façon dont chacun la vit, d'un côté comme de l'autre de l'écran. A défaut de donner des réponses claires, il laisse chacun naviguer parmi les références et y trouver ce qu'il veut et ce qui lui parle avec, à la clé, un voyage singulier en forme de portrait d'une génération, et une séquence particulièrement bluffante avec un compositeur. Le trip ne plaira pas à tout le monde, mais il mérite clairement que l'on s'y essaye.

    Disponible sur OCS et en VOD

    Under The Silver Lake
    Under The Silver Lake
    Sortie : 8 août 2018 | 2h 19min
    De David Robert Mitchell
    Avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace, Callie Hernandez, Jeremy Bobb
    Presse
    3,9
    Spectateurs
    3,1
    Voir sur Prime Video

    Carol (2016)

    Elégant, pudique, et d'une douceur infinie... Comment résister au charme de Carol, film de Todd Haynes qui a valu à Rooney Mara, un prix d'interprétation à Cannes (ex-aequo avec Emmanuelle Bercot pour Mon Roi de Maiwenn). Cate Blanchett qui forme un couple magnétique avec Rooney Mara aurait elle aussi mérité d'être distinguée, tant leur alliance fait des étincelles. Carol, adapté du roman du même nom de Patricia Highsmith, histoire passionnelle dans le New York des années 50, raconte la rencontre entre Therese (Rooney Mara), jeune employée d'un grand magasin de Manhattan, Carol (Cate Blanchett), une cliente distinguée et femme séduisante, prisonnière d'un mariage peu heureux. À l'étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle... 

     

     

    Do The Right Thing (1989)

    Il fait chaud, cet été-là, à Brooklyn. Les jeunes n'ont rien à faire et commencent à d’échauffer. Mookie, 25 ans, est livreur de pizzas pour un Sal. Ce dernier, malgré les demandes répétées de la communauté afro-américaine, refuse de décorer son établissement avec des vedettes qui ne soit pas italo-américaines. Une peccadille qui, la chaleur aidant, va exacerber les tensions présentes dans le quartier. Pour son troisième long métrage, Spike Lee vise juste quant à la représentation des quartiers et des banlieues comme une bombe à retardement qu’un rien peut déclencher. Sa mise en scène maîtrisée appuie cette tension progressive et marquera son époque. Concourant pour la Palme d’or, Do The Right Thing perd face à Sexe, Mensonges et Vidéo de Steven Soderbergh et le jury présidé par Wim Wenders ne donnera aucune récompense au film. Spike Lee commentera dans un entretien qu’il a une batte de baseball gravée du nom de Wenders.

    Disponible en replay sur Arte.tv, en DVD, Blu-Ray et sur en VOD sur Orange, MyTF1 ou FilmoTV

    Do the Right Thing
    Do the Right Thing
    Sortie : 14 juin 1989 | 2h 00min
    De Spike Lee
    Avec Spike Lee, Danny Aiello, John Turturro, Richard Edson, Giancarlo Esposito
    Spectateurs
    3,7
    louer ou acheter

     

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    Commentaires
    • Cyphre14
      Non. Voici ce que j'avais écrit à l'époque :Un ratage. Un ratage qui s'annonce assez vite, au bout de 5 minutes lors du premier travelling accéléré sous une musique de suspense singeant les polars classiques hollywoodiens. On comprend alors que le film sera ricanant, un peu moqueur, bref vaguement second degré. Sans non plus verser dans la pure comédie.Néanmoins, avant que l'intrigue ne commence véritablement, on espère encore un film singulier au vu des premières scènes un peu crues - crues pour ce genre de long-métrage en tout cas. On se tape une amie en levrette tout en regardant la télé et on tabasse des sales gosses. Etonnant, moins cool que prévu donc. Sauf que non. L'histoire se met en place, l'enquête débute et va donner lieu à un véritable je-m'en-foutisme scénaristique très conscient de lui-même, car Robert Mitchell veut être post-moderne. On reprend donc l'hypothèse de départ : ce sera bien un film ricanant et pas dupe de ce qu'il raconte. on comprend alors que l'objectif est de se moquer de la pop culture, d'Hollywood et ses parasites, d'une génération qui ne vit que dans la citation et la référence à des oeuvres passées. Tout ça est bien vague et généralisant, à l'opposé de la rigueur de Cronenberg quand il flinguait Hollywood dans Maps to the stars.Et concrètement, ça donne quoi? Un scénario fumeux et des scènes souvent inintéressantes car dépourvues de réels enjeux (normal, rien n'est vraiment sérieux). La mise en scène appuie avec une certaine lourdeur sa distance avec le personnage principal, très loin de l'élégance formelle et la tenue d'It follows. Plus le film avance (2h20 quand même), plus il s'essouffle pour finir dans un petit n'importe quoi qu'on regarde avec indifférence et lassitude. Contrairement à Inherent vice, on n'est jamais touché par les personnages, leur mélancolie au-delà de leur folie.Tout ça sent le renfermé, on se dit que le film a été conçu dans la chambre du héros, à ressasser tous les classiques hollywoodiens et les fantasmes de la pop culture. Ouvrez les fenêtres les gars, sortez-vous Lynch, Altman et Hawks de la tête, arrêtez de penser à Hollywood. Et surtout, racontez des histoires.
    • Mehd .
      Laisse moi deviner, tu n'aime pas car tu n'as pas compris ?
    • Cyphre14
      Tu n'as pas perdu grand-chose.
    • Hunnam29
      Sympa la liste. Après il y en a pleins d'autres mais sympa. Toujours pas vu Under the Silver Lake par contre.
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