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    Cannes 2015 : Macbeth, Audiard et tous les films en compétition
    Par Brigitte Baronnet, Clément Cuyer, Gauthier Jurgensen, Corentin Palanchini & Maximilien Pierrette — 23 avr. 2015 à 19:43
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    Qui succèdera à "Winter Sleep", Palme d'Or du Festival de Cannes 2014 ? En attendant la réponse, le 24 mai prochain, découvrez les films en compétition cette année.

    StudioCanal

    Voici donc les 19 candidats à la succession de Winter Sleep, Palme d'Or du dernier Festival de Cannes. Des habitués aux Français, en passant par un premier film et ceux qui vont tenter de briguer une deuxième Palme, découvrez donc tous les films en sélection, dans cet article qui sera enrichi au fil des annonces.

    Cannes 2015 : tous les films en compétition

    The Assassin de Hou Hsiao-Hsien

    La dernière fois qu'Hou Hsiao-Hsien est venu à Cannes, c'était en 2007, avec un segment de l'anthologie Chacun son cinéma, réalisée pour les 60 ans du festival. Depuis, plus rien ou presque, puisqu'il a davantage été acteur que réalisateur. Son grand retour derrière la caméra se fera donc sur la Croisette, avec un film d'arts martiaux situé en Chine sous la dynastie Tang (618 - 907) dans lequel une meutrière est chargée d'assassiner l'homme qu'elle aime. Marqué par une production houleuse et un tournage à rallonge, The Assassin offrira-t-il au cinéaste un nouveau trophée, après son Prix du Jury de 1993 pour Le Maître de marionnettes ?

    Carol de Todd Haynes

    17 ans après une première sélection en 1998 pour son film glam-rock Velvet Goldmine, l'Américain Todd Haynes revient à Cannes pour présenter Carol, un road-trip au féminin dans l’Amérique des années 1950. Un duo d'héroïnes composé notamment par Cate Blanchett, qu’il avait déjà dirigée dans un segment de son essai sur Bob Dylan I’m Not There. C’est, en revanche, sa première collaboration avec Rooney Mara. En 2002, le réalisateur avait déjà filmé l’Amérique des années 1950 dans un mélodrame inspiré par l’œuvre de Douglas Sirk : Loin du paradis.

    Dheepan - L'Homme qui n'aimait plus la guerre de Jacques Audiard

    Après Un héros très discret, Prix du Meilleur scénario, Un prophète, lauréat du Grand Prix, et De rouille et d’os, le réalisateur français Jacques Audiard est de retour à Cannes en Compétition officielle. Le film raconte l’histoire d’un combattant de l'indépendance tamoule qui, à la fin de guerre civile au Sri Lanka, décide de fuir en Europe accompagné d’une femme et d’une fille qu’il ne connaît pas. Le casting, emmené par l’inconnu Antonythasan Jesuthasan dans le rôle-titre, compte également le jeune Vincent Rottiers en son sein.

    La Giovinezza de Paolo Sorrentino

    Avec désormais 6 longs métrages sur les 7 qu'il a réalisés en l'espace de 14 ans, Paolo Sorrentino est un réalisateur aussi habitué de Cannes qu'il est assidu. Récompensé par un Prix du Jury pour Il Divo, en 2008, il revient donc pour tenter de décrocher le Prix Suprême, et ainsi marcher dans les pas de son modèle Federico Fellini. 4 ans après Sean Penn dans This Must Be the Place, l'Italien s'offre d'autres acteurs anglo-saxons de renom : Michael CaineRachel Weisz et Harvey Keitel, déjà présent dans 3 Palmes d'Or. La 4ème sera-t-elle pour ce film dont le titre signifie "jeunesse" mais parle... de vieillesse ?

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    Le Fils de Saul de László Nemes

    Première compétition pour le premier long métrage du réalisateur hongrois László Nemes, disciple de Bela Tarr. Cette histoire sombre raconte comment un prisonnier d’Auschwitz, contraint de brûler les corps de ses codétenus, parvient à préserver une forme de stabilité morale en conservant le corps d’un enfant qu’il prend pour le sien.

    The Lobster de Yorgos Lanthimos

    6 ans après le remarqué Canine, lauréat du Prix Un certain regard, le cinéaste grec Yorgos Lanthimos est de retour sur la Croisette, et en Compétition, avec une œuvre faisant partie de ces films "où l’on ne comprend pas tout", dixit Thierry Frémaux. Le synopsis annonce d’ailleurs la couleur : dans un futur proche, toute personne célibataire est arrêtée et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, il sera transformé… en l'animal de son choix. Le casting est impressionnant avec notamment Colin Farrell, Rachel Weisz, Léa Seydoux et Ariane Labed.

    La Loi du marché de Stéphane Brizé

    Parmi les 4 films français retenus en compétition officielle, Stéphane Brizé est le seul cinéaste qui n’avait encore jamais eu les honneurs de la Croisette. La loi du marché est le sixième long métrage du cinéaste, dont le plus grand succès public, à ce jour, est Mademoiselle Chambon. Il y dirigeait déjà son fidèle complice, Vincent Lindon, seul acteur professionnel de ce film social. On y suit Thierry, 51 ans, et qui, après 20 mois de chômage, commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral… Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?

     

    Louder than Bombs de Joachim Trier

    Passé par Un Certain Regard en 2011, avec le très beau Oslo, 31 août, Joachim Trier va cette année gravir d'autres marches. Avec son 3ème long métrage, le cinéaste norvégien accède en effet à la Compétition, sans son acteur fétiche Anders Danielsen Lie, mais avec Jesse Eisenberg et Isabelle Huppert. Le tout pour une histoire de drame familial vu selon les différents points de vue des ses protagonistes, et ce qui pourrait être l'un des films les plus déchirants de la quinzaine.

    Macbeth de Justin Kurzel

    En 2011, Justin Kurzel secouait la Croisette avec son 1er long métrage, le terrifiant Les Crimes de Snowtown, présenté à la Semaine de la Critique. Avec cette adaptation "viscérale" du Macbeth de Shakespeare, l'Australien compte bien faire encore plus de bruit, et l'exposition inhérente à la Compétition ne devrait pas manquer de l'aider sur ce point. Mais le glamour sera également au rendez-vous sur les marches, puisqu'il sera accompagné par son duo de choc et de charme : Michael Fassbender et Marion Cotillard, qui participe pour la 4ème année d'affilée à la Compétition.

    Marguerite et Julien de Valérie Donzelli

    Après avoir ouvert la Semaine de la critique en 2011, avec le très remarqué La Guerre est déclarée, Valérie Donzelli est retenue pour la première fois en Compétition Officielle avec Marguerite et Julien, porté par Anaïs Demoustier et Jérémie Elkaïm. L’histoire d’une sœur et d’un frère, s’aimant d’un amour tendre depuis leur enfance. Mais leur aventure scandalise la société qui les pourchasse. Selon la réalisatrice, le film ne prendra pas la forme d’une reconstitution historique : "Mon idée était d’inventer un univers qui n’existait pas. Un mélange d’imaginaire et de réalité", explique-t-elle.

    Mia Madre de Nanni Moretti

    De retour sur la Croisette après avoir fait chou blanc en 2011 avec Habemus Papam, le lauréat de la Palme d’Or 2001 pour La Chambre du fils revient avec son nouveau film, Mia Madre. Dans les premiers rôles : John Turturro et Margherita Buy. Le réalisateur italien, comme à son habitude, jouera à leurs côtés. C’est la septième fois que Nanni Moretti est en Compétition au Festival de Cannes depuis sa 1ère sélection, en 1978, grâce à Ecce Bombo, son 2ème long métrage. En 1994, il a également remporté le prix de la mise en scène pour Journal Intime.

    Mon roi de Maïwenn

    4 ans après le Prix du Jury de Polisse, Maïwenn revient en Compétition avec Mon roi (précédemment appelé Rien ne sert de courir). Un drame passionnel, se déroulant sur plusieurs années, emmené par Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot, qui sera donc présente à Cannes à la fois en tant que réalisatrice (en ouverture du Festival), comédienne et scénariste. Au casting du film, on compte également Louis Garrel et Isild Le Besco, mais aussi Norman Thavaud et la "Connasse" Camille Cottin.

    Mountains May Depart de Jia Zhang-Ke

    C’est la cinquième fois que Jia Zhang-ke est sélectionné au Festival de Cannes. Ses présences successives lui ont déjà valu trois nominations à la Palme d’Or, et un Prix du Scénario lors de l'édition de 2013 pour A Touch of Sin. Avec ce drame, le cinéaste devrait nous plonger dans l'histoire de la relation d'un couple sur trois périodes.

    Notre petite soeur d’Hirokazu Koreeda

    Le Japonais Hirokazu Koreeda est un habitué de Cannes : Notre petite sœur est son 4ème film en Compétition Officielle après Distance (2001), Nobody Knows (2004) et Tel père, tel fils (2013), reparti de la Croisette avec le Prix du Jury. L’histoire de son nouvel opus, adapté d'un manga d'Akimi Yoshida, montre que la famille fait toujours partie de ses obsessions, puisqu'elle se focalise sur 3 soeurs vivant ensemble dans la maison de leur grand-mère et qui voient leurs vies bouleversées par l'irruption de leur demi-soeur.

    Tale of Tales de Matteo Garrone

    C’est un "sans faute" à Cannes pour Matteo Garrone qui, après 2 sélections en Compétition, est déjà lauréat d'autant de Grands Prix du Jury. En 2008, son très remarqué Gomorra sur la mafia napolitaine avait été salué par un jury emmené par Sean Penn. 4 ans plus tard, c’est le grinçant Reality sur l’univers de la téléréalité qui retient l’attention de Nanni Moretti. Son nouvel ouvrage, Tale of Tales, est un film fantaisiste et ambitieux, mettant en scène des royaumes imaginaires, des sorcières et des fées. En tête d’affiche : Vincent CasselSalma Hayek et John C. Reilly.

    The Sea of Trees de Gus van Sant

    Gus Van Sant est déjà détenteur d’une Palme d’Or et d’un Prix de la Mise en Scène pour Elephant (2003), qui remporta également le Prix de l’Education nationale. Depuis, le réalisateur américain a présenté 3 autres films dans le cadre du Festival : Last Days (2005), Paranoid Park (2007) et Restless (2011). Emmené par Matthew McConaughey et Naomi Watts, et situé dans la "Forêt des suicides" au Japon, où les gens viennent se suicider, Sea of Trees marque sa 4ème participation à la Compétition.

    Sicario de Denis Villeneuve

    Denis Villeneuve à Cannes, ça n'était plus arrivé depuis 2008. Il présentait alors le court métrage Next Floor, qui lui avait valu le prix Canal +. Réalisateur des très remarqués Incendies et Prisoners, le voici donc pour la première fois en Compétition avec Sicario, l’histoire d’une agent du FBI s’allie à un homologue de la CIA pour faire tomber un baron de la drogue mexicain. Autour d’Emily Blunt, le Canadien a réuni Benicio Del Toro, Josh Brolin et Jon Bernthal.

    The Valley of love de Guillaume Nicloux

    5e film français en compétition, faisant partie des compléments de sélection annoncés le 23 avril. The Valley of love réunis un très beau couple de cinéma : Gérard Depardieu et Isabelle Huppert, qui n'avait plus tourné ensemble depuis Loulou de Pialat, en 1980. L'histoire d'un couple en deuil, après la mort de leur fils. Ce dernier leur a adressé une lettre dans laquelle il donne rendez-vous à ses parents dans "La vallée de la mort", en plein coeur des Etats-Unis. Malgré l'absurdité de la situation, le père et la mère ont décidé de s'y rendre et de l'attendre. Produit par Sylvie Pialat (Les Films du Worso), productrice du remarqué Timbuktu, The Valley of love sortira le 17 juin 2015. Pour l'anecdote, Ryan O'Neal était le premier acteur pressenti pour le rôle principal du film.

     

    Cronic de Michel Franco

    Après lui avoir remis le Prix Un Certain en 2012 pour Despues de LuciaTim Roth devient donc le héros cinématographique du mexicain Michel Franco pour ce drame sur un infirmier practicien assistant des patients en phase terminale et qui tente de renouer des liens avec la famille qu'il a abandonnée. Jeune auteur (il n'a pas encore 40 ans !), Franco fait partie de cette nouvelle vague sud américaine qui monte en puissance dans le cinéma mondial (Alejandro González Iñárritu, Alfonso Cuarón, Damián Szifron...) et dont il est, à ce jour, le seul représentant en compétition officielle cette année. Ce film fait partie des ajouts de la compétition officielle, annoncés le 23 avril.

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    Commentaires
    • ariane o.
      Ah zut, ben, chais pas, intéresse-toi à la peinture alors peut-être… ?
    • badamtss
      cool pour toi ;)
    • grand-corps-malik
      Les films qui me semblent (je dis bien "qui me semblent") intéressants:- The Assassin de Hou Hsiao-Hsien- Dheepan - L'Homme qui n'aimait plus la guerre de Jacques Audiard- Le Fils de Saul de László Nemes- The Lobster de Yorgos Lanthimos- Macbeth de Justin Kurzel- Mon roi de Maïwenn- Tale of Tales de Matteo Garrone- The Sea of Trees de Gus van Sant- Sicario de Denis Villeneuve- Cronic de Michel Franco
    • saskatchewan
      Je ne supporte pas la Cotillard ...
    • loicboissier
      "Sunset bd" a reçu 8 nominations aux oscars à sa sortie..."Maps to the stars" (qui est un peu cliché kan mm) ...aucune...Hollywood n'aime pas qu'on le critique actuellement.La scéne entre Bergman et Grant échappe justement au long baiser romantique "grâce" à Hays et l'envie d'Hitchcock de sen amuser...la scéne est drôle, spirituelle...Audrey c'est tt sauf une poupée....en plus elle est svt peu maquillée dans ses films...elle arrive mm à rendre léger donc plus subtile et insidieux une histoire assez malsaine comme "Ariane" et dans "la rumeur" Wyler et avec elle affrontent avec intelligence le tabou de l'homosexualité ! C'est un film à revoir car bien gonflé pour l'époque Audrey Hepburn c'est une immense comédienne au jeu efficace et au timing précis ! C'est de l'horlogerie suisse :)"Gone girl" cset fun mais c'est de par trop hystérique, un peu grossier, une folle pareille ce n'est pas effrayant tant c'est caricaturale et sans subtilité ! C'est énaurme (te raconte pas la fin mais c'set gratiné ! lol Comme Fincher est un super cinéaste, aucun ennui, ça roule comme sur une autoroute....mais justement manque un peu d'aspérité ! Mais fun et divertissant !) Fincher mieux dans "Zodiac"Ya pas besoin de putes pour parler de relations malsaines lol...dans "Eve" c'est gratiné (si tant est que tu n'assimiles pas Ann Baxter à une pute lol)..."Funny face" c'est certain c'est le Paris fantasmé vu par Hollywood mais c'est une confiserie, c'est classe, pétillant, drôle, plein d'esprit...Marilyn bloquée dans son hublot dans "les hommes préfèrent les blondes" me fait rire et Jane Russel est épatante aussi ...dans "7ans de reflexion" c'est Tom Ewell qui a le rôle le plus drôle...Wilder c'est le top kan mm ...
    • thobias
      Le baiser entre Bergman et Cary Grant c'est quoi son intérêt si ce n'est qu'il est censé être le plus long du cinéma (ce qui est absurde vu qu'il est sans cesse interrompu à cause du code Hays). Au final c'est une scène comique, pas romantique grâce ou à cause du code Hays.Sunset Boulevard est un immense chef d'oeuvre mais il a été parfois mal perçu à l'époque et on fait tout aussi méchant aujourd'hui (Maps to the stars par exemple). Sur les relations malsaines on a Gone girl (pas vu mais je me base sur les commentaires, apparemment ça a l'air gratiné sur la fin). A l'époque d'Hollywood les films subversifs étaient l’exception sauf dans le film noir, car le genre vu qu'il y ai des femmes fatales, des prostitués, des homosexuels, du malsain, de la manipulation etc. (et encore c'est édulcoré par rapport aux romans dans Le grand sommeil par exemple dans le bouquin y a des intrigues avec des malfrats homosexuels et une histoire de pornographie aussi je crois). Dans le film actuel c'est la norme, du coup on peut regretté que ça se soit banalisé.Justement Gilda c'est très érotique et très pervers et c'est plus que suggéré. Ok Rita ne finit pas toute nue mais c'est pas ça l'érotisme. Les films comme Gilda sont rares. L'érotisme est assez rare dans le cinéma hollywoodien. Surtout Audrey Hepburn, elle est tout sauf érotique, c'est une poupée maquillée.D'accord pour les films de Powell, Chantons sous la pluie est aussi très beau. Ce sont de rares exceptions. Globalement je trouve les films en technicolor très laids et très artificiels.Mulholland drive nous montre surtout qu'Hollywood est un miroir aux alouettes. On peut pas vraiment parler d'hommage ému. Ok c'est moins méchant que le génial Maps to the stars mais quand même.Funny face c'est une enfilade de clichés.La suggestion oui. Gilda est l'un de mes films préférés. La censure non.Je suis un grand fan de Certains l'aiment chaud, ma comédie préférée (tu m'as mal lu, j'ai dit que Marilyn était géniale dans ce film mais que les autres n'avaient pas d'intérêt).Par contre 7 ans de réflection et les hommes préfèrent les blondes, je me suis profondément ennuyé.
    • loicboissier
      Le code Hays c'est qui a permis aux films hollywoodiens d'être subtilement sexy, puisqu'il fallait le contourner avec intelligence ! Le sexe trop cru jeté à la gueule c'est laid !Le fameux baisé de Grant.Bergman dans "les enchainés" cest grâce au Code Hays car il fallait filouter !John Wayne c'est kan mm "la prisonnière du désert", "Rio Bravo" ou "Liberty Valence"...Les films hollywoodiens à la Lubitsh ou Wilder sont bien plus impolis que les pauvres comédies d'aujourd'hui. Hollywood ne laisserait plus un auteur livrer un "Sunset bd" et un film délicieusement SM comme "la 8éme femme de Barbe-Bleue" qui parle plus si ouvertement de mariage d'intérêt choquerait.Le cinéma d'antan montrait moins de c....mais sur le fond était plus méchant, plus subversif que maintenant où tt est si normé mm le cul ! Lang, hays ou pas, est cruel dans "règlement de compte" faut oser montrer Gloria Grahame défigurée par un café bouillant ou montrer les névroses sexuelles de Redgrave dans "le secret derrière la porte"!J'aime bien qu'on ne me montre pas tt, qu'on garde du mystère c'est cela la perversion, l'étrange, la sexualité...sinon cela devient vite trivial !"Some like it hot" c'est en N&B c'est brillant et tordant...le nobody's perfect de la fin est légendaire ! Marilyn dans "les hommes préfèrent les blondes" avec ttes les allusions sexuelles glissées par la brillante Anita Loos ou dans "7 ans de réflexion" sur la frustration de l'américain moyen c'est brillant non ?"Moonfleet" c'est tte mon enfance :) C'est magique, ces couleurs, Liliane Montevecchi si sensuelle, ce coupe d'affreux magnifiques par Sanders/Greenwood...c'est aussi intemporel que "l'île au trésor" de stevenson !Le technicolor c'est flamboyant...faut voir les films de Powell : "le narcisse noir", "les chaussons rouges" ou ceux de Tourneur "la torche et le flambeau" ou "la flibustiére des Antilles"...Audrey Hepburn reste maybe ma star favorite...so cute...faut la voir danser ivre morte dans "Funny face" face à Astair et Michel Auclair, en métisse survoltée dans "le vent de la plaine" de Huston et puis e Holly Golithly (escort girl) dans le sexy 'diamant sur canapé" et puis les films de Wilder, Wyler...Wood si folle et émouvante dans "splendour in the grass" de Kazan, Ingrid Bergman d'Hollywood à Rosselini (superbe dans "Europe 51") c'est un beau parcours kan mmDe Minnelli, faut voir "Comme un torrent" mélo lyrique, cru avec une Shirley MacLaine à son sommet...Tashlin cest le roi de la comédie Technicolor, BD, avec les bouteilles de lait qui "éjaculent" au passage de Jayne Mansfield dans "la blonde et moi"...celui qui a immortalisé le duo Dean Martin/Jerry Lewis ("artistes et modèles") mon préféré reste kan mm "la blonde explosive" avec Mansfield sommet de cynisme, de cruauté et de mauvais esprit ! C'est le maitre de Judd Apatow !De Gregg Arriki j'adore "mysterious skin" cest émouvant, beau et original...Korine c'est svt un peu trop cru...je préfère Larry Clarke !Hollywood a perdu kan mm son glamour d'antan, sa subtilité...l'érotisme c'est top kan on montre sans montrer, kan on le méle avec un zeste de perversité, de non-dit, de folie....pour cela il faut qu'il y ait le plaisir de la transgression.....Lorsqu'on voit que "la transgression" now c'set "50 shade of grey"....on regrette "Gilda" et son ambiance SM suggéré mais non montré !Le cinéma-vérité des 70' style "l'épouvantail" de Shatzberg, "Nashville" d'Altman était différent, direct et oui apportait de l'oxygéne mais cela a pas duré longtemps.Un Lynch dans "Mullholland drive" rend un bel hommage au cinéma que tu n'aimes pas !Et ce n'est pas propre à Hollywood, le cinéma français ou italien des années 50 était aussi au prise avec la censure concernant la représentation du sexe...."le corbeau" de Clouzot en est peut-être d'autant plus troublant car il fait ressentir ttes les frustrations des personnages...
    • thobias
      Je trouve le cinéma hollywoodien enfermé dans un carcan(code hays oblige), conventionnel, toujours les mêmes schémas, les mêmes acteurs, une liste de tabous interminables (Au moins le film noir joue avec les codes et y a toujours des sous-entendus funs sur l'homosexualité notamment dans Gilda, Laura et Le faucon maltais). C'est niais et moralisateur. On sait d'avance comment ça va se terminer : bien. Je trouve certains jeux d'acteurs insupportables. L'image est hideuse, j'ai horreur du technicolor. J'aime moyen quand c'est filmé en studio. Bref tout ça sonne faux et manque d'oxygène. Et puis toujours ces films enfermés dans des genres. Je n'aime ni le péplum ni la comédie musicale. Je déteste John wayne donc forcément moi et le western de ces années là... . 1967 c'est le début du nouvel hollywood, je crois que c'est à la fois la date de Bonnie and Clyde et la fin du code Hays.Le code Hays a eu du bon que pour Hitchcock qui était un vrai pervert qui a dû se contenir et qui aurait fait probablement n'importe quoi sans limites (quoique Frenzy c'est pas si mal, on est quand même loin de ces chefs d'oeuvre des années 50).J'admire les grands films en noir et blanc de Wilder (ce qu'il a fait en couleur notamment avec Marilyn Monroe, pourtant délicieuse dans le brillant Certains l'aiment chaud, c'est une purge). Mankiekiewicz oui (enfin ceux que j'ai vu : Eve, Cléopatre et dans une moindre mesure La comtesse aux pieds nus). Johnny Guitar (mais surtout pas La fureur de vivre qui est complètement dépassé et dont le seul intérêt est le personnage secondaire homosexuel). Casablanca. De Lubitsh je n'ai vu que To be or not to be que j'aime beaucoup. Lang quand il ne tourne pas en couleur (Moonfleet, que c'est niais), mais son talent est clairement bridé quand on compare à Métropolis (de nombreux plans auraient été impossibles sous le code Hays) et M.En acteurs : Bette Davis, Joan Crowford, Bacall, Bogart, Stewart.Ford non. Hawks non plus (sauf Le grand sommeil, forcément c'est un film noir avec Bogart en prime). Ce n'est pas de leur faute, c'est juste que je ne supporte pas de voir la trombine de John Wayne film après film. Ceci dit je ne trouve pas leurs films esthétiques et leur mise en scène est beaucoup trop classique pour moi. Je préfère le western spaguetti et Peckinpa. Pas fan des screwball comédie (j'en ai pas vu 50 non plus : L'impossible monsieur Bébé et quelques autres). Cukor, Minelli (je range personnellement Thé et Sympathie dans les navets immondes bien pensants), Wyler non. Je ne connais pas Tashlin.Je déteste John Wayne, Ingrid Bergman, Cary Grant, Audrey Hepburn, Errol Flynn, James Dean, Nathalie Wood.Je trouve que le cinéma américain redevient vivant et inventif avec la mort du code Hays et l'essor du nouvel hollywood. Après le nouvel hollywood, le cinéma hollywoodien n'aura plus aucun intérêt mais ce sera l'essor du cinéma indépendant, notamment grâce au succès des midnight movies, donc le cinéma américain restera très vivant mais surtout grâce à des réalisateurs à la marge comme Lynch, John Water, Harmony Korine, Larry Clark et Gregg Araki et les grands réalisateurs du nouvel hollywood qui continuent de nous surprendre (Coppola avec Tetro récemment par exemple). Par contre c'est vrai qu'à Hollywood même y a pas vraiment de renouveau (je ne suis pas fan de Fincher). Comme j'aime pas Hollywood je m'en f...
    • loicboissier
      Tout le cinéma hollywoodien ?! Même Cukor, Minnelli, Wilder, Sturges, Tashlin, Lang, Ford, Hawks, Wyler, Mankiewicz, Ray ...et tant d'autres ..moi j'adore les comédies à la Lubitch (ah la 8éme femme de Barbe-Bleue avec Colbert et Cooper :) les screwball comedy (le débit de mitraillette de Rosalind Russel dans "la dame du vendredi"), les musicals (a star is born wow), les drames hollywoodiens sophistiqués (en parlant de mélo voir "Now voyager" avec Bette Davis et sa réplique finale "ne demandons pas la lune, nous avons déjà les étoiles" tt cela avec fume-cigarette assorti lolLe cinéma hollywoodien assume si bien ses artifices que tt passe, rien ne semble surjouer, faux, criard, vulgaire et puis de tte façons Hollywood a été fait pas des européens (Wilder, Lubitch, Wyler, Lang, Siodmack, Mankiewicz, Curtiz, Sirk....)Et pourquoi 1967 ? Il y a eu un changement après ? lol Perso justement je trouve que le cinéma hollywoodien est devenu alors peu intéressant, il y a le sursaut du nouvel Hollywood (Coppola, Allen, De Palma, Mazursky, Rafelson, Hashby, Bogdanovich) puis c'est retombé ....je suis un peu nostalgique du Hollywood de l'âge d'or, si sophistiqué et raffiné...et puis les répliques c'était du haut niveau...
    • thobias
      Perso j'ai marché à fond dans L'intendant Sansho et ça m'a énormément touché. Le personnage de l'intendant est caricatural mais de toute façon le personnage n'intéresse pas Mizoguchi, il donne le titre au film et on le voit jamais. Ce qui compte c'est le destin de cette famille. Perso je vois ça sous l'angle de la fatalité mais je je suis très premier degré devant ce film.A part Hitchcock, Orson Welles, Kubrick et le film noir je déteste tout le cinéma hollywoodien de 1930 à 1967 donc j'avoue que Sirk ne m'intéresse pas du tout.
    • loicboissier
      Dans "l'intendant Sansho" c'est presque du SM lol c'est kan un peu too much et caricatural ! On dirait la comtesse de Ségur...ah ces coups de baguettes lol ces coup s du sort lol l'histoire pris au second degré c'est presque comique ! Dickens à côté c'est que du bonheur lolJ'ai pris du plaisir mais trop de malheur tue le malheur lol Un moment j'y crois plus donc cela me touche moins....je regarde le film de façon un peu extérieur, j'admire l'esthétique du film mais le sort des personnage s me touchent plus (ils cumulent kan mm ! Incroyable le nombre de pauvres filles qui tombent dans la prostitution chez Mizoguchi lol) J'aime plus un film comme "mirage de la vie" de Sirk qui joue à fond le décalage avec Lana Turner, pauvre femme sans le sous au début du film mais permanentée à mort et une robe différente à chaque plan...délirant total lol
    • thobias
      Les contes de la lune vague c'est plutôt sobre pour du Mizoguchi. Il s'est plus intéressé à l'étrange et l’atmosphère fantastique. C'est très esthétisé.Par contre il se déchaine question mélo dans L'intendant Sansho et La vie d'O Haru.D'Ozu je me souviens surtout du gout du sake. Profond, simple, social, touchant et sobre sur la famille, pas du tout mélodramatique.Merci à Deneuve alors. Choix très judicieux de sa part (ou alors elle avait une dent contre Adjani). Je ne comprends pas pourquoi tout le monde ne parle que d'Adjani dans ce rôle. Celle qui bouffe l'écran c'est Virna Lisi.
    • loicboissier
      Huppert c'est la plus grande pour moi. Dans "la pianiste" à la fin son visage se décompose devant la froideur de Magimel, c'est hyper-subtile, pas de cris, de crise. Et elle est capable aussi de folie extravertie comme dans "la cérémonie".Adjani dans "Camille Claudel" pathétique ! Lorsqu'on compare avec la sincérité de Juliette Binoche dans le même rôle ...y'a pas photoVirna Lisi impressionante en Catherine de Médicis (Adjani bien aussi dans ce film), fallait oser se faire cette tête alors qu'elle était si belle (Adjani dans "Camille Claudel" n'a pas osé se faire la tête d'alcoolo de Camille à la fin du film, trop attachée à sa grande beauté !). Deneuve présente dans le jury à Cannes aurait suggéré de récompenser Lisi plutôt qu'Adjani lol (j'aime bcp la Deneuve aussi !).Mizoguchi longtemps que j'ai vu ses films, le plus "les contes de la la lune vague après la pluie" c'est si fantastique, esthétique, après c'est pas la sobriété mm lol ...OZU je me souviens très bien "Il était un pére" ....beau mélo tt nuancé !Koré-Eda c'est très accessible son "nobody knows" est une pépite et "tel pére tel fils" bouleversant !
    • thobias
      Je n'ai pas vu de sur-jeu chez Mizoguchi, ces interprêtes sont souvent très bons en plus, notamment les femmes, (je pense à la mère dans l'intendant Sanscho, et O Haru)c'est plutôt tout en retenue comme le dernier plan de La rue de la honte avec cette jeune prostituée qui n'ose pas tapiner et qui fait un tout petit geste pour racoler (dans mes souvenirs hein, ça fait des lustres que j'ai vu ce film et je ne trouve pas le dvd hors coffet à un prix abordable).Je ne suis pas sûr que tu aimes huppert pour sa froideur. C'est juste que c'est une immense actrice au jeu tout en subtilité et nuances et très intériorisé. Adjani elle c'est un mammouth dans un magasin de porcelaine et elle elle sonne souvent faux (je suis ravi que c'est l'interprête de Catherine de Medicis qui aie eu le prix d'interprétation pour la reine Margot et pas elle, cette actrice était en effet exceptionnelle, dans l'excès comme Adjani mais en grandiose et c'était plus en acord avec le personnage). C'est juste une question de talent et de subtilité.Je connais trop mal Ozu (j'ai vu que 2 films de lui) pour pouvoir les comparer. Je ne connais pas Kore-Eda.
    • loicboissier
      Dans "Elephant man" Lynch a stt eu l'intelligence de ne pas montrer la mort de John...il est vrai que rien que l'adagio de Barber...Spielberg il traite kan mm de tragédie totale ...faire du show avec la Shoah cela me bloque !Mizogushi c'est esthétique au moins et comme c'est surjoué cela fait presque conceptuel...sachant que je préfére 1000 fois l'émotion d'un Ozu ! Ou plus actuel un Kore-Eda (son dernier film m'a laissé sur le flanc lol)"In the family", trés trés bon film et sur un sujet en plus casse-gueule et "mode" j'ain adoré ! Que c'est subtile, classe ! Il bouleverse car le réal ne court pas derriére l'émotion, du coup cela parait aussi si réaliste, il nous implique tellement dans l'histoire qu'on en sort bouleversé !Ce qui m'ennui c'est kan un cinéaste s'apesantit sur une scène pour tirer des larmes aux spectateurs...ex la scène avec Joey Starr et l'enfant qu'on enlève à sa mére dans "Polisse" j'ai détesté !Je suis peut-être un être au sang froid froid lol Par ex j'ai toujours préféré la injustement nommée "froide" Isabelle Huppert, cérébrale, intense, sans pathos (dans "la dentellière" elle me bouleverse et pourtant elle "ne fait rien") à l'hystérique Adjani qui me laisse insensible !Ce qui est bien avec le cinéma c'est que tt le monde a raison...cela nous touche ou pas...il n'y a pas de mauvaise réponse !
    • Cosmicm
      Non, j'ai Macbeth au viseur, que je ne vais pas raté...mais je prédis une bonne fournée
    • thobias
      Tu rejettes en partie Dancer in the dark à cause des larmes. J'ai l'impression que tu as un problème avec la dimension mélodramatique des films comme si c'était une facilité de faire pleurer.Moi La liste de schindler et La couleur pourpre m'ont touché. Par contre je ne suis pas du tout d'accord: ok Ozu c'est touchant mais Mizoguchi il va à fond dans le mélo. Je crois que c'est le cinéaste le plus mélodramatique que je connaisse. ça se voit surtout dans L'intendant Sanscho, La vie d'O Aharu femme galante et Les amants crucifiés. C'est ce que j'ai vu de plus mélodramatique.Je n'ai pas vu le Comencini. Elephant man est l'un de mes 10 films préférés mais Lynch montre énormément, certes de manière progressive. Y a peu de suggestion. Beaucoup de scènes sont faites pour susciter l'émotion du spectateur : "je ne suis pas un animal", la fin, la larme du docteur quand il le voit, tout le passage à la gare, quand quelqu'un s'introduit chez lui et fait payer des femmes pour venir le voir etc. Je ne vois pas en quoi Spielberg c'est obcène et Lynch non.D'accord la suggestion c'est important, tout comme les ellipses ça ne veut pas dire que c'est la seule manière de faire. Je ne vois pas Bonnie and Clyde finir sans le corps criblé de bal du couple légendaire. Elephant est aussi percutant dans ses fusillades que dans la suggestion finale dans la chambre froide.J'aime le mélodrame mais j'aime aussi quand le mélodrame est désactivé. J'ai vu un exemple génial récemment avec In the family : énormément de Hors champ, d'obscurité, de personnage filmé de dos ou de loin dès qu'il y a une scène qui pourrait être touchante. Tout le pathétique est évacué. Résultat : j'ai trouvé ça super touchant quand même et ça m'a tout autant ému qu'un film qui va à fond les manettes dans le mélodrame.
    • thobias
      Tu les a vus?
    • loicboissier
      Ce n'est pas le genre du mélo que je rejette (mm "Love story" j'aime bien :) mais la manière que Spielberg traite la Shoah et l'esclavagisme...c'est limite indécent ! Et puis que de pompe, que de grosses ficelles, cela rend mal à l'aise..."la liste de Schindler" j'ai autant détesté que la série "Holocaust" ....se servir de la Shoah pour faire un film esthétique et larmoyant c'est presque une faute morale ! Et c'est inefficace on est gêné par le film, jamais touché ! Aprés c'set moins pire et ignoble que "la vita é bella" car Spielberg est un bien meilleur cinéaste que ce pauvre Begnini qui filme à la truelle mais c'est un film qui ma laissé un goût amer !Dans "la couleur pourpre" Spielberg peut stt dire merci à Whoppi Goldberg qui apporte de la légèreté et de la finesse au film !Comme dans la scène de la pendaison de Bjork dans le Von trier, on se sent un peu pris au piège, on sent que le cinéaste va à la facilité....je préfère et je trouve bien plus émouvant la scéne finale de "Breaking the waves" avec Bess qui fait "sonner" les cloches dans le ciel !Mizoguchi ou peut-être encore plus Ozu et ses "drames familiaux" (ah la fin du "goût du saké") font des films touchants mais pas mélo, c’est très maitrisé mm...très japonais lolSirk, Almodovar ont un style mélodramatique, baroque mais il y a de la sincérité, et en mm temps un recul que n'a pas Spielberg dont les souliers pèsent 2 tonnes !!"Mommy" qu'à moitié convaincu....les situations sont un peu forcées, attendues, clichés...là encore Dolan peut dire merci à ces actrices et à son sens du cadre, de la mise en scéne, son sens du cinéma mais à la fin j'avais les yeux secs....Un grand mélo c'est "l'incompris" de Comencini ou le "Elephant man" de Lynch....larmes garanties ! Un beau sujet traité avec sincérité par un cinéaste qui n'a pas peur de l'émotion, qui va jusqu'au bout de son sujet mais sans putasserie, sans obscénité donc en ne montrant pas tout....il fait ressentir, il n'exhibe pas !Beauvois dans "des hommes te des dieux" a eu la bonne idée de ne pas montrer l'assassinat des moines !Le cinéma cest svt l'art de la suggestion !
    • thobias
      Je ne comprends pas le mépris du mélo. D'accord si c'est juste pour faire pleurer sur une histoire harlequin comme Love story c'est sans intérêt. Mais Dancer in the dark et La couleur pourpre sont de brillants mélos. Personne ne reproche à l'immense Mizoguchi de faire du mélo pourtant presque tous ses grands films sont bien plus mélodramatique que La couleur pourpre (bon c'est vrai que c'est aussi un bien meilleur cinéaste que Spielberg). Les films d'Almodovar sont souvent des mélodrames ou plutôt du néo-mélodrame qui frise le pastiche et mêlé à la comédie et au déjanté, mais y a une vraie émotion également, elle n'est pas ironique. La scène du Lac des signes dans Des hommes et des dieux est la plus belle du film qui est sobre dans toutes ses autres scènes. Mommy c'est du mélo et c'est génial, Lawrence anyways pareil même si trop long.Vive le mélo quand c'est bien fait et authentiquement touchant. On peut faire du bon comme du mauvais mélo. Il ne s'agit pas d'être tire-larme mais de faire une scène puissante sur le plan émotionnel grâce à la mise en scène et la direction des acteurs. Plus personne ne pleure devant Love Story parce qu'il n'y a pas de mise en scène et que les acteurs sont nuls donc le film accuse un coup de vieux alors qu'il faisait illusion quand il est sorti. Dans un bon film le metteur en scène cherche pas à faire chialer, il veut faire une scène émotionnellement forte, je vois pas où est le mal. La pendaison de Bjork est réussie, tout comme la séquence fantasmée de Mommy, tout comme le lac des signes dans des hommes et des dieux,tout comme les retrouvailles entre la mère aveugle et le fils dans L'intendant Sansho.
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