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Le Top 100 cinéma de la Rédaction d'AlloCiné
Par La Rédaction — 6 mai 2017 à 10:00
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De La Sortie de l'usine Lumière à Lyon en 1895 à aujourd'hui, les rédacteurs d'AlloCiné ont voté pour leurs cent films préférés de l'histoire du cinéma. Vous y retrouverez des chefs d’œuvre du monde entier et de toutes les époques.

1 - Le Parrain
1 - Le Parrain +
Francis Ford Coppola (1972, 1974, 1990)
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1 - Le Parrain (1972/1974/1990)

Perfection formelle, récit labyrinthique et pourtant lumineux, tragédie déchirante... Le Parrain aurait pu n'être qu'une production de luxe sur fond de mafia, il bouleverse tout simplement le film criminel et invente la saga mafieuse. Au passage, il rafle l'Oscar, impose un cinéaste (Coppola), révèle de futures stars (De Niro, Caan, Pacino, Keaton...) et satellise un géant (Brando). Et si vous ne vous êtes toujours pas remis de la mort de Fredo, c'est que vous aussi vous êtes un Godfather Addict.

2 - Citizen Kane (1941)

D’une audace esthétique et narrative révolutionnaire, Orson Welles entame sa carrière avec un film qui va bouleverser le langage cinématographique. Il s’en sert pour brosser le portrait d’un symbole du rêve américain : Charles Foster Kane, un homme assoiffé de pouvoir et écorché par son enfance, qui rend l’âme après avoir tout possédé, mais rien eu. La lumière de Gregg Toland donne à voir le cinéma sous un jour nouveau où le noir et blanc est plus riche en nuances que la couleur.

3 - L'Aurore (1927)

"Un jour nos films seront vus par des gens qui n'ont pas vu L'Aurore de Murnau". Cette citation très célèbre que l'on prête à François Truffaut résume à elle seule l'importance de ce film dans l'histoire du cinéma, qualifié de chef d'oeuvre ou de "plus beau film film du monde", tant tout y est parfait, de sa mise en scène, ses effets spéciaux ou l'émotion qui s'en dégage. Récompensé lors de la toute première édition des Oscars, L'Aurore est incontestablement l'un des films qu'il faut avoir au moins une fois dans sa vie.

4 - Psychose (1960)

Ça commence comme un thriller avant de prendre le virage du film d’horreur et de se conclure en exploration cinématographique de la psyché. En 1960, Alfred Hitchcock signe cet OVNI qui va devenir le nouveau nom de la terreur sur grand écran. De sa fameuse "scène de la douche" à son déroutant dénouement, Psychose résiste à l’épreuve du temps, continuant de fasciner les cinéastes qui tentent en vain de l’égaler. 38 ans après, Gus Van Sant échouait en s'essayant à un remake plan par plan.

5 - Rashômon (1950)

En 2008, le mot Rashomon est entré dans le prestigieux Oxford English Dictionary, pour qualifier les interprétations contradictoires d’un même événement par différentes personnes. C’est dire l’importance de l’œuvre d’Akira Kurosawa, couronnée en 1953 par  l’Oscar du Meilleur film étranger. D’une beauté formelle stupéfiante - hommage au cinéma muet - doublée d’une très grande modernité dans ses mouvements de caméra, c’est le film qui a permis à l’Occident de s'ouvrir au cinéma japonais.

6 - Le Mécano de la Générale (1926)

Le cinéma burlesque se définit en deux acteurs : Charlie Chaplin (le plus illustre nom du cinéma muet) et Buster Keaton, son rival impassible. Chaplin était le vagabond au grand cœur dont chaque film est un joyau. Keaton, plus irrégulier, déplaçait parfois des montagnes avec son personnage de Candide casse-cou. Dans Le Mécano de la Générale, Keaton montre l'étendue de son immense talent d'acrobate qui n’a peur de rien, de metteur en scène intraitable et de poète mélancolique.

7 - Le Dictateur (1940)

Dans un contexte historique critique, Chaplin délivre une comédie satirique d'une audace admirable, tournant en dérision l'abject et la folie des hommes. A grand coup de gags intemporels, Charlot est à la fois moqueur, émouvant et burlesque. Barbier ou dictateur, maladroit ou ridicule, le réalisateur empreinte son propos de sa tendresse légendaire et nous offre, en outre, un final en apothéose sur un discours philanthropique qui laisse sans voix.

8 - La Monstrueuse Parade / Freaks (1932)

Film au parfum de scandale, longtemps censuré ou amputé dans certains pays, La Monstrueuse parade, également appelée Freaks, nous emmène à la rencontre de « phénomènes de foire » : siamois, lilliputiens, femmes à barbe, des êtres difformes ou estropiés, encore jamais vus sur grand écran. Le long métrage de Tod Browning fut un échec à sa sortie, mais est aujourd’hui considéré comme un chef d’œuvre et a notamment inspiré l’une des saisons de la série American Horror Story !

9 - Taxi Driver (1976)

Plongée dans un New York ravagé par la criminalité et la violence, portrait d’un homme rongé par la haine à son retour de la guerre du Vietnam… Taxi Driver s’impose comme l’acmé de la collaboration entre Martin Scorsese et Robert de Niro. Le premier offre des images déchirantes de beauté et sublime sa ville comme nul autre, tandis que le second livre une performance désespérée qui hantera longtemps les cinéphiles. Un bijou dont l’explosion finale, glaçante, laisse le souffle court. 

10 - M le Maudit (1931)

Comment oublier le tueur d’enfants qui siffle le thème de "Peer Gynt" lorsqu’il est pris de pulsions meurtrières ? Le cinéma parlant à peine installé, Fritz Lang offre déjà un modèle de travail sur l’utilisation du son. M Le Maudit propose aussi d’explorer une ville prise au piège de ses paradoxes moraux, où la pègre et la justice deviennent complémentaires. Avec son personnage de psychopathe, Peter Lorre trouve le plus beau rôle de sa vie, qui lance sa brillante carrière internationale. 

11 - Les Temps modernes (1936)

On n'aimera jamais assez Charlie Chaplin ! Le roi du cinéma muet nous a offert avec Les Temps modernes un film à la fois drôle, innovant et incroyablement juste dans sa critique de la société. 

12 - Il était une fois en Amérique (1984)

L'Amérique est née dans la rue. Sergio Leone nous le rappelle avec cette saga criminelle rugueuse, lyrique, parfois insoutenable. L'un des plus grands rôles de Robert De Niro.

13 - La Règle du jeu (1939)

Il date de 1939, mais son propos sur l’hypocrisie et les rapports de classe n’a pas pris une ride. Pas plus que ses dialogues ciselés de Jean Renoir et la violence du final, qui préfigurait les événements à venir.

14 - Voyage au bout de l'enfer (1978)

Loin de l'efficacité un peu vaine du film de guerre moderne, Voyage au bout de l'Enfer s'intéresse à l'homme. Si les héros de Cimino sont brisés et humiliés, le spectateur, lui, sort grandi... et plus humain.

15 - Raging Bull (1980)

Grandeur et décadence autodestructrice d’un champion sublimées par la réalisation virtuose de Scorsese, Raging Bull offre à un Robert De Niro monstrueux d’animalité l’un de ses rôles les plus forts.

16 - Apocalypse Now (1979)

Quand Coppola dépeint la Guerre du Viêt Nam, cela donne une fresque terrifiante et vertigineuse sur la déshumanisation en temps de conflit. Un film tourné dans des conditions devenues légendaires.

17 - Le Cabinet du docteur Caligari (1920)

Vision cauchemardesque aux décors écrasants, ce bijou de l’expressionnisme allemand du début des années 1920 met brillamment en scène la folie et signe la naissance du genre horrifique. 

18 - Intolérance (1916)

Le cinéaste poursuit son exploration du montage parallèle dans cette superproduction croisant 4 histoires sur l’humanité, brillante réponse de Griffith aux accusations de racisme dont il avait été l’objet.

19 - La Nuit du chasseur (1955)

Unique incursion (ou presque) de Charles Laughton derrière la caméra, La Nuit du Chasseur bouleverse par ses images inoubliables. Avec un Robert Mitchum stupéfiant de séduction et de terreur.

20 - Boulevard du crépuscule (1950)

Hollywood vu par le grand Billy Wilder ou comment passer au vitriol 50 ans de cinéma américain. Un diamant noir gavé au cynisme et au génie (mention spéciale à William Holden, privé d’un Oscar pourtant mérité).

21 - 2001 : L'Odyssée de l'espace (1968)

Avec un film dont chaque plan est un choc, Stanley Kubrick s’empare de la science-fiction, qui déferlait sur les écrans américains dans les années 1950, et en fait un genre majeur. 

22 - La Prisonnière du désert (1956)

Des westerns produits dans les années 50, il s'agit peut-être de l'oeuvre la plus noire, la plus dense, étrange et ambiguë produite au cours de la période. John Wayne livre sans doute la meilleure performance de sa carrière.

23 - Naissance d'une Nation (1915)

Plus d'un siècle après sa sortie, cette fresque souffre de son éloge impardonnable du Ku Klux Klan. On lui doit quand même rien moins que les fondations du langage cinématographique.

24 - Les Quatre cents coups (1959)

Coup d’essai, coup de maître pour François Truffaut qui décrochait via ce premier film le Prix de la mise en scène à Cannes. Ce portrait tendre de l’enfance révélait en outre le talent brut d’un de nos acteurs les plus emblématiques, Jean-Pierre Léaud.

25 - Le Cuirassé Potemkine (1925)

Avec sa célèbre scène du landau dévalant les escaliers, Le Cuirassée Potemkine n’est pas seulement un film de propagande. Fort de ses images chocs et de son montage rythmé, Eisenstein a offert au 7ème Art une œuvre magistrale.

26 - Metropolis (1927)

Visionnaire, ambitieux et d'une incroyable modernité, Metropolis est l'un des films fondateurs de la science-fiction, inspire encore aujourd'hui de nombreux cinéastes.

27 - Nosferatu (1922)

Ce grand classique du film d’épouvante reste encore terrifiant aujourd’hui, notamment grâce aux sublimes images concoctées par Murnau et l’incarnation cauchemardesque de Nosferatu par Max Schreck.

28 - Casablanca (1942)

Romantisme et Histoire se mêlent pour donner naissance à un mélodrame sur lequel le temps n’a pas de prise, porté par l’alchimie parfaite du duo mythique Humphrey Bogart-Ingrid Bergman.

29 - Trilogie du Dollar (1965/1966/1968)

Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand, trois films qui forment une trilogie magique portée par un Clint Eastwood magistral, sublimé par la virtuosité de Sergio Leone.

30 - Les Raisins de la colère (1940)

De John Ford l'Histoire du cinéma a surtout retenu les westerns. C'est bien... mais pas suffisant. En adaptant Steinbeck, le cinéaste se fait chroniqueur d'une Amérique ravagée et enragée, qui trouve en Fonda un porte-parole idéal.

31 - Jules et Jim (1961)

Amour, amitié, haine, passion… Difficile de ne pas être emporté par ce tourbillon d’émotions et de liberté que fait souffler François Truffaut dans le plus beau de ses films.

32 - Le Voleur de bicyclette (1949)

Étendard du néoréalisme, le film de De Sica est aussi un bijou d'émotion. Une oeuvre à hauteur d'homme (et d'enfant) qui bouleversa le monde entier et décocha l'Oscar du Meilleur Film en langue étrangère.

33 - Pulp Fiction (1994)

Drôle, violent, déjanté… Quentin Tarantino a brillamment réinventé le genre du film de gangsters avec des personnages complètement barrés, des dialogues mémorables et une trame imprévisible.

34 - Shining (1980)

Deux citations aux Razzies (dont Pire réalisateur pour Stanley Kubrick !), un désaveu de Stephen King : difficile à croire pour ce monument de l'horreur, dont l'ambiance pesante n'a jamais été égalée.

35 - Napoléon (1927)

Sans nul doute l'oeuvre la plus virtuose de l'Histoire du cinéma français. Fleuve d'images hallucinées, le film de Gance ne recule devant aucune audace formelle pour rendre hommage à son idole.

36 - La Vie est belle (1946)

Il était une fois une fable humaniste, généreuse, optimiste, naïve même... et donc nécessaire. Un classique de Noël devenu incontournable du cinéma, grâce à la virtuosité du tandem Capra/Stewart.

37 - Les Dents de la mer (1975)

Grâce à une mise en scène inventive visant plus à suggérer qu'à montrer le requin, Steven Spielberg a réalisé un film terrifiant, qui a traumatisé plusieurs générations de baigneurs.

38 - Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975)

Aux Oscars, un "Big Five" rarissime avec les statuettes du film, acteur, actrice, réalisateur et scénario. A l'écran, une leçon d'humanité virtuose et un Jack Nicholson habité en patient-anarchiste.

39 - Chinatown (1974)

Oscar du Meilleur scénario, le film noir de Roman Polanski entraîne le spectateur dans les bas-fonds de Los Angeles en compagnie d'un Jack Nicholson au sommet de son art.

40 - Les Enfants du paradis (1945)

C’est l’histoire d’un amour fou. Celui de Baptiste pour Garance, celui de Nathalie pour Baptiste, et celui de Carné pour le cinéma, qui tourne son film dans les rudes conditions de l’Occupation.

41 - Les Enchaînés (1948)

Un film d'une élégance folle - au diapason de Cary Grant et Ingrid Bergman - situé quelque part entre l'espionnage et la romance. Un savant dosage de noirceur et de sentiments cococté par Mr. Hitch.

42 - Chantons sous la pluie (1952)

Cette référence incontournable de la comédie musicale est un remède à la morosité grâce à des mélodies inoubliables et surtout au talent d’artistes qui excellent dans le chant, la comédie et la danse.

43 - Star Wars (1977/1980/1983/1999/2002/2005/2015)

S’inspirant des contes de fée, du cinéma de Kurosawa ou encore des feuilletons de SF, Star Wars a été la première mythologie du 7ème Art dont certains moments resteront à jamais imprimés dans nos rétines de cinéphiles.

44 - La Grande illusion (1937)

Jamais pesante, toujours émouvante, souvent joyeuse, cette chronique d'une captivité offre un précipité d'humanité et une galerie de portraits croqués avec justesse par un Jean Renoir particulièrement inspiré.

45 - Le Guépard (1963)

Dans cette vibrante adaptation du roman de Lampedusa, Visconti orchestre superbement le déclin de l’aristocratie en mêlant écriture émouvante et somptueux tableaux, soutenus par une interprétation au cordeau.

46 - 12 hommes en colère (1957)

Huis clos saisissant capable de tenir le spectateur en haleine juste par la force des mots, le film de Sidney Lumet délivre un propos humaniste servi par une mise en scène tout aussi éloquente.

47 - Le Limier (1972)

Par la puissance de sa mise en scène et le brio du scénario, Joseph L. Mankiewicz orchestre l’affrontement entre Laurence Olivier et Michael Caine. Un délice de cruauté.

48 - Assurance sur la mort (1944)

Un film à l’atmosphère hautement sulfureuse, bénéficiant d’une dimension subversive audacieuse pour son époque (1944). Le trio Barbara Stanwyck, Fred MacMurray, Edward G. Robinson est parfait.

49 - La Fièvre dans le sang (1961)

Un cinéma d'écorché vif où la passion ravage les vies des deux héros, incarnés par les incandescents Natalie Wood et Warren Beatty. Ce que le cinéma classique américain a produit de plus déchirant.

50 - Toy Story (1995/1999/2010)

La révolution animée du maestro John Lasseter brille non seulement par ses prouesses techniques mais également par la qualité de son histoire, la finesse de son humour et la tendresse de ses héros.

51 - Rome, ville ouverte (1945)

Le long-métrage qui a donné naissance au néo-réalisme italien. Une oeuvre bouleversante, humaniste, qui traite des horreurs de la guerre avec pertinence. Le tout magnifié par la présence de l'incandescente Anna Magnani.

52 - Blade Runner (1982)

Un classique de la SF envoûtant, mâtiné d’une réflexion philosophique sur la notion d’humanité. Un pouvoir de fascination qui s’explique aussi par cet esthétisme saisissant inspiré du film noir.

53 - Autant en emporte le vent (1939)

En dépeignant la tragique romance de Scarlett O’Hara dans les ruines d’une Amérique à la croisée de son destin, Victor Fleming signe un véritable film-somme digne de ses 8 Oscars.

54 - Le Roi et l'oiseau (1979)

Fable politique et sociale imaginée par Paul Grimault et le poète Jacques Prévert d'après un conte d'Andersen, une référence dans le cinéma d'animation qui a notamment inspiré les studios Ghibli.

55 - La Horde Sauvage (1969)

Dans un Ouest agonisant gangrené par la modernité, Sam Peckinpah livre dans un étourdissant maelström de violence la réponse définitive d'Hollywood à la vague des westerns spaghetti.

56 - Indiana Jones (1981/1984/1989/2008)

Avec sa quadrilogie à succès, Steven Spielberg offre à l’aventure un visage, celui d’Harrison Ford, et un cadeau inestimable à tous ceux qui ont un jour rêvé de temples maudits ou de jungles perdues.

57 - La Passion de Jeanne d'Arc (1928)

Comment résister aux gros plans du cinéaste sur le visage en extase de Renée Falconetti ? Avec La Passion de Jeanne d'Arc, Carl Theodor Dreyer parvient à saisir l'invisible : l'état de grâce.

58 - Délivrance (1972)

Sur un air de banjo, John Boorman signe un film choc, bestial et malsain, miroir de l’Amérique contemporaine, qui voit l’homme retourner à sa nature primaire. Le survival par excellence.

59 - Alien, le huitième passager (1979)

Ridley Scott croise science-fiction et horreur, série B et film d'auteur, et livre un cauchemar claustrophobique. Une icône est née, un monstre culte est né, une mythologie est née.

60 - Le Samouraï (1967)

Première des trois collaborations entre Jean-Pierre Melville et Alain Delon, Le Samouraï est un polar stylisé qui aura inspiré quelques-uns des plus illustres cinéastes de notre époque (Martin Scorsese, Jim Jarmusch…).

61 - Le Corbeau (1943)

Rarement film a été à ce point le fruit de son époque. Tourné sous l'Occupation, l'oeuvre au noir de Clouzot explore les tréfonds de l'âme humaine et livre une vision implacable de la société de son temps.

62 - Le Silence des agneaux (1990)

On avait déjà croisé Hannibal Lecter (chez Michael Mann) mais on ne l'avait jamais vraiment rencontré. Et les présentations nous glacent encore les sangs... Un sommet du thriller resté inégalé.

63 - Seven (1995)

Ambiance crépusculaire, photo sublime, crescendo oppressant et scénario machiavélique : un classique du film de serial-killer qui lança pour de bon la carrière du maestro David Fincher.

64 - Aguirre, la colère de Dieu (1972)

Werner Herzog filme amoureusement Klaus Kinski l'écorché vif donnant toute sa démesure dans un film halluciné sur le mythe perdu de l'El Dorado, tourné dans des conditions périlleuses.

65 - Profession : Reporter (1975)

Reporter en mal de vivre, Jack Nicholson se perd dans une folle quête de liberté. Et nous, avec lui. Une évasion vertigineuse, un voyage sans retour jusqu’à cet inoubliable plan-séquence de 7 minutes.

66 -  Elle et Lui (1957)

Avec Elle et Lui, Leo McCarey refait son propre Elle et lui (1938) et nous offre un mélodrame jamais mièvre, porté par les monstres sacrés que sont Cary Grant et Deborah Kerr. Un joyau d’une grande finesse qu’on ne se lasse pas de revoir.

67 - Huit et demi (1963)

Un chef-d'oeuvre de démesure où Fellini transforme une absente d'inspiration en ode au cinéma. Au passage, Mastroianni achève sa mue et devient un monstre sacré. Oscar du Meilleur Film étranger 1964.

68 - Le Train sifflera trois fois (1952)

Il est l’incarnation du western psychologique ou "surwestern". Gary Cooper y est seul contre tous, dans un film dénonçant la lâcheté et, de l’aveu même du scénariste, l’arrivée du maccarthysme à Hollywood.

69 - L'Armée des ombres (1969)

Sans aucun doute le film le plus ambitieux et personnel de Melville. Un hommage à la Résistance d'une froideur extrême, tourné dans un climat de tension palpable avec un impressionnant Lino Ventura.

70 - Luke la main froide (1967)

Si le film de prison est un genre assez balisé, Stuart Rosenberg a réussi à le transcender grâce à la prestation authentique de Paul Newman en détenu rebelle.

71 - Sur les quais (1954)

Brando, inoubliable en boxeur raté, trouve le plus grand rôle de sa carrière face à Eva Marie Saint et devant la caméra d'Elia Kazan. Huit Oscars bien mérités, du meilleur film à la meilleure photo.

72 - Elephant Man (1980)

David Lynch questionne la monstruosité des humains par contraste avec l’humanité de son héros. Difficile de ne pas pleurer à chaudes larmes devant la cruauté du sujet et la sensibilité de la mise en scène.

73 - Annie Hall (1977)

Avec cette comédie romantique lauréate de 3 Oscars, Woody Allen offre à Diane Keaton, alors sa muse, le plus bel écrin qui soit et scrute, avec mélancolie et drôlerie, les affres du sentiment amoureux.

74 - La Fureur de vivre (1955)

Peut-on mieux résumer l’impact laissé par James Dean sur le cinéma qu’avec ce film ? Un drame aussi brut, rageur, incandescent et finalement iconique que son acteur principal.

75 - Blow Up (1966)

Un formidable récit d’apprentissage dans lequel David Hemmings se heurte au réel et questionne le regard de chacun. Antonioni s'amuse quant à lui à tromper, éprouver, jouer avec nos sens, à l’image de ce plan final vertigineux.

76 - Marathon Man (1976)

Sur fond de traque aux Nazis, John Schlesinger déroule un jeu de dupes angoissant, porté par un Dustin Hoffman épatant. Un bijou de thriller parano qui a créé des phobiques du dentiste à la pelle.

77 - Mort à Venise (1971)

Un récit d'une beauté rare sur un désir interdit. Et ce grâce à cette élégance de mise en scène, ce raffinement des décors et des costumes, et à ce sens du tragique propres à Luchino Visconti.

78 - Salò ou les 120 journées de Sodome (1975)

La charge politique de ce manifeste antifasciste d’une violence inouïe n’éclipse en rien ses qualités cinématographiques. Film de toutes les interdictions, Salò restera le dernier chef-d’œuvre de Pasolini, assassiné en novembre 1975. 

79 - Le Lauréat (1967)

Vous pensiez que le Nouvel Hollywood était exclusivement peuplé de jeunes énervés ? Mike Nichols prouve qu'on peut subvertir l'American Way of Life avec le sourire.

80 - Manhattan (1979)

Typiquement le film qu'on pense connaître. Tentez à nouveau l'expérience Manhattan, et vous serez surpris par ce film mélancolique, intime et sublimement mis en lumière. 

81 - La Belle et la Bête (1946)

En adaptant Mme Leprince de Beaumont, Jean Cocteau nous offre une œuvre d’une grande poésie. L’interprétation magistrale de Jean Marais et Josette Day fait de ce film un joyau du patrimoine culturel français. 

82 - L'Impossible M. Bébé (1938)

A un rythme effréné, cette "screwball comedy" enchaîne les gags absurdes et quiproquos entre un Cary Grant lunaire et une Katharine Hepburn irrésistiblement agaçante. Un modèle d’efficacité comique.

83 - Diamants sur canapé (1961)

Un film doux amer illuminé par Audrey Hepburn, tout en beauté, en fragilité et en Givenchy. Sa fraicheur et sa mélancolie nous font chavirer le cœur. C’est aussi l’un des plus beaux baisers sous la pluie du cinéma. 

84 - Soleil Vert (1973)

Un film d’anticipation, adapté du roman de science-fiction d’Harry Harrison, qui a gardé toute sa force et son urgence. Face à l’angoisse de la fin du monde, à la déliquescence de l’humain, le film de Fleischer laisse un terrible goût de sang dans la bouche.

85 - Reservoir Dogs (1992)

Violence, punchline et rock’n’roll. Le style Tarantino était déjà présent dans ce premier film du cinéaste culte. Dès le débat inaugural sur "Like a Virgin", Reservoir Dogs était bien l’œuvre d’un futur maître du 7ème Art.

86 - Matrix (1999)

Auréolé de quatre Oscars, le film des Wachowski marque un tournant dans l’univers de la science-fiction avec ses effets spéciaux novateurs pour l’époque, notamment via le procédé du bullet-time.

87 - Ben-Hur (1959)

Couronnée par ses 11 Oscars et portée par le talent de Charlton Heston, cette fresque puissante et intemporelle de William Wyler va bien au-delà d’une mémorable course de char.

88 - Retour vers le futur (1985/1989/1990)

Grâce à un savant alliage rétro-futuriste, Robert Zemeckis signe une trilogie intergénérationnelle culte. Drôles et rock'n roll, Marty et Doc sont les potes les plus attachants des années 80.

89 - Edward aux mains d’argent (1991)

Ou comment Tim Burton est devenu un grand... Un univers gavé de références qui apportait un vent de fraîcheur sur le cinéma américain, un film tendre et cruel.

90 - La Ligne Rouge (1999)

Attendu pendant 20 ans, le film qui a marqué le retour de Terrence Malick n’est pas qu’un casting all star mais une œuvre métaphysique, poétique, célébrant la puissance de la nature, l’absurdité de la guerre et l’homme dans toute sa solitude.

91 - Rocky (1976)

Tout le monde a forcément couru en écoutant la musique de Rocky, monument du cinéma populaire, presque gravé dans l'inconscient collectif, qui imposa le tout jeune Sylvester Stallone star mondiale.

92 - Les Ailes du désir (1987)

Avec ce film d’une poésie inouïe, et à la photographie magnifique, Wim Wenders signe une véritable ode à l’amour, à la mémoire, au cinéma, et à Berlin. Hypnotique et bouleversant.

93 - Cinema Paradiso (1988)

Récompensé d’un Grand Prix à Cannes, ce bouleversant hommage au cinéma ne cesse de nous rappeler jusqu’à sa déchirante séquence finale ce que l’on vient chercher dans les salles obscures.

94 - Fight Club (1999)

Brad Pitt n'a jamais été aussi bon que dans cette satire esthétiquement superbe qui est bien plus qu'un simple film de baston. Avec en prime une Helena Bonham Carter délicieusement trash.

95 - Festen (1998)

Premier film labellisé Dogme95 avec Les Idiots de Lars von Trier, Festen explore le secret de famille et met sa sobriété formelle au service d’un sujet rude, celui du viol incestueux. C’est glaçant et d’une efficacité redoutable. 

96 - Titanic (1997)

Aux commandes de cette fresque historique au budget record de 200 millions de dollars, James Cameron provoque un véritable raz-de-marée. Le film le plus rentable de tous les temps rafle pas moins de 11 Oscars.

97 - Playtime (1967)

Le film qui causa la faillite de Jacques Tati reste le cadeau le plus généreux offert au reste du monde. Après l’oscarisé Mon Oncle, l'alter ego de M. Hulot réalisait une chorégraphie audacieuse dans un Paris reconstitué. Une burlesque fantaisie qui ne ressemble à rien d'autre.

98 - L'Empire des sens (1976)

Au départ il y a un fait divers atroce, à l'arrivée un chef d'oeuvre à l'érotisme malsain qui porte la passion amoureuse loin, loin très loin. Sommet de la carrière du réalisateur Nagisa Oshima.

99 - À nos amours (1983)

Rares sont les films qui nous donnent à voir l'éclosion d'un immense talent. Le chef-d'oeuvre de Pialat est de ceux-là... Et quelques minutes suffisent à Sandrine Bonnaire pour nous éblouir.

100 - Le Tombeau des lucioles (1988)

En racontant l'horreur de la guerre dans Le Tombeau des lucioles, Isao Takahata nous a offert un long-métrage d’animation d’une puissance rare, qui émeut jusqu'à la toute dernière minute.

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